Lettre à Alex-5- Belle Infortune et si noire ode

Alex, il est beau de juger, même s’il est trop tard, il est beau de se mentir, plutôt que de s’enfuir. Je tenais à la vie, elle me tient encore, alors dis lui merci. Je tenais à la vie, et là c’est elle qui me retient, comme un soleil s’ouvre en rayons, comme une feuille porte ton nom sur l’érable de la maison. A l’apex, on s’habitue à tout, la carte sauverait ici bas le territoire, sacrifiant sauvage le mystère des ténèbres comme ordures

Sur le chargeur placide de mon automatique, je glisse quelques idées pare-balles, sacrifiant l’avaleur de la fonction silence. Je ne sais plus quoi faire pour te rendre noire, sacrifier sur ta peau l’équilibre du soir.

Puisqu’il faut se détruire pour pouvoir vivre enfin, je m’applique en décor sur ce mur de détresse, comme je ne tiens plus à rien, je ne tiens plus à toi, qu’est ce donc qui me retiens, lâchez donc la meute de vos baisers, rien ne pourra me sauver, lors l’arbre de mon coeur est si sec qu’il brûle déjà. Comment retrouver les cendres, et d’ailleurs qu’enfer ?

Sur le chargeur placide de mon automatique, je glisse quelques idées pare-balles, sacrifiant l’avaleur de la fonction silence. Je ne sais plus quoi faire pour te rendre noire, sacrifier sur ta peau l’équilibre du soir.

Des tristesses comme paradis et las j’en ai assez, comme souvenirs d’ici bas, je déteste aussi, ces si belles histoires que rien jamais ne se dit, je déteste ces coeurs qui ne se rencontrent jamais, et se consolent avec l’espoir, cet antidote au désir et à l’amour. Des tristesses comme jamais ne s’effacent sous les rigueurs du noir, la fumeuse horizon de ton corps vêtu de crêpe noir. Tu vois tout me pousse au noir, les rigueurs de l’instant comme l’envie de te voir. Sous la terreur des mots, voilà que s’espace « l’atterreur » de mes maux, de crises en délirium, franchissant multiples les cols de bouteilles insanes et scots. Fier de leur malt qui me fait jouir comme un revenu de nulle part qui déboule devant la porte d’un Eden remis à neuf.

Sur le chargeur placide de mon automatique, je glisse quelques idées pare-balles, sacrifiant l’avaleur de la fonction silence. Je ne sais plus quoi faire pour te rendre noire, sacrifier sur ta peau l’équilibre du soir.

Grégoire

Pant2005

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