Lettre à Alex-4-Le désert d’Alex

Tu sais, je ne me sens affecté, infecté. Il ne suffit pas de savoir nager sur le sable pour ne pas craindre d’avaler l’ombre comme dessert. Il ne suffit pas de nageoires au coté pour pouvoir voler dans l’onde comme désert. Et je regarde pousser les ailes, noires, si noires. Quel sera donc cet oiseau ? Une bulle de noirceur qui traînera ses guêtres au sol ?

Et une bulle sait elle voler, ou seulement se laisser emporter, ou encore seulement tomber ? Les étoiles n’ont pas besoin de faire d’ukase dans ces cas là. Les lois du social n’enduisent que le vent.

Et les conséquences alors ? Alex, tu ne me laisses guère le choix. Les conséquences, comme des séquences, des sécantes, des paliers sur un hallier de mensonges. J’ai trop pleuré sur ton corps, même si je savais quelque fois le porter au rouge comme l’acier que l’on bat, je n’ai jamais voulu que faire naître des roses là où le sang a perlé.

Les conséquences ? Je crois que depuis lors c’est moi in facto qui porte les chaînes. Pourtant, pourtant. C’est toi qui a les seins percés, c’est toi qui aimes porter ces bijoux, et les agrémenter d’une chaînette, mais c’est mon cœur qui brille d’acier et aussi brûle de froid.

Une expression comme larme
L’ultime caresse blanche
Comme sur un sexy beluga
Une impression comme l’arme
Ultima vaticana légende

Et les rides de sel sur la table lignes souriantes, harmonie, qu’un ange noir a laissé couler sur le sable. Une espérance de pornographie, pour nous graphie, écriture sur le corps d’une souffrance d’amour, d’un besoin de charme. « Pornocratie », car il y a ici un maître et sa princesse, un corps de lutte comme un corps de garde, un espoir de charme comme un désir de larme. Se retourner pour mieux changer, et sur le sexe comme un chantier, comme un mystère, olisbos du néant qui s’enfonce au long tourment, au loin tournant.

Tu sais, je ne me sens affecté, infecté. Il ne suffit pas de savoir nager sur le sable pour ne pas craindre d’avaler l’ombre comme dessert. Il ne suffit pas de nageoires au coté pour pouvoir voler dans l’onde comme désert. Et je regarde pousser les ailes, quelques plumes grises naissent sur le col, et ton souffle chaud les fait tressauter, les fait trembloter.

C’est lune rousse ici ce soir, et les parfums qui en découlent. Le musc et l’ivresse qui sale mon cœur pour sécher les pans recouverts d’amertume. Les dégager d’un ciel tournant, les éloigner du fer pour un instant.

Tu sais, je ne me sens désaffecté, désinfecté. Il ne suffit pas de savoir nager sur le sable pour ne pas craindre d’avaler la lumière comme dessert. Il ne suffit pas de nageoires au coté pour pouvoir s’envoler dans l’ombre et belle nuit du désert.

D’ailleurs je veux continuer d’y errer dans ce désert car il y a l’humidité des termes. Il y a la clarté de l’élément, et ainsi faute comme une sécheresse qui s’ennuie, et qu’il me reste au choix de recouvrir d’une caresse ou d’un frelon. Mon désert est un corps sec, où se cache l’ombre. Et son nom est Alex.

Grégoire


Pant

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