Lettre à Alex-2eme passage.

departure
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Je ne suis pas grand, je touche terre pour l’éternité, pour une danse qui ne se fait pas, pour ce tango que tu ne veux pas cadencer avec moi, pour cette fève que dans la galette tu ne cherches pas, comme ce triste symbole d’une baignoire remplie de sang, voulant me vider, en te serrant dans mes bras, ou me serrant dans les tiens, quoique non, je n’aurai plus la force de serrer, donc toi garde cette force que tu as dans le cœur, que tu dis avoir pour moi, que tu portes comme le ciel porte un éclat, comme tu portes une étoile dans les yeux, comme leur bleu ne se fane jamais, comme une fleur qui m’insupporte par son délicat parfum, car je sais comment elles poussent les fleurs, car je sais que la merde fait des miracles, car je pense que mon corps serait mieux en engrais, car je saigne de ne pas être toi, mais d’être juste avec toi, l’amour est imparfait, on se mélange, on se distingue, on se ressemble même parfois, mais au silence, au galop, plus rien, que le soutien d’une image dans la tête.

Alors pourquoi ne pas le prendre ce train, pourquoi même ne me pousserais tu pas ?
Il y a un début, il y a une fin, pourquoi ne veux tu pas être ma fin, quand tu fus ma nourriture, ma sustentation, ma raison.

Je traîne le carrosse, et je suis les huit chevaux, mais le carrosse est sans poids, mais il erre aussi sans masse, comme l’hiver, comme la nasse, comme le charnier, comme l’audace.
Et la peau, et la peau, comme un enfant dans l’impasse.

Il n’y a pas de raison de partir ?
Si des tonnes, c’est les raisons de rester que je te demande,
Mais tu réponds seulement à mes questions,
Alors que ces questions je les ai déjà jetées,
Que je m’en suis débarrassé, comme une mauvaise mue,
Comme des glaires que j’ai crachés.

Tu vois Alex,
Les mêmes raisons ne donnent que les mêmes réponses,
Rien n’est différent, as-tu dans ton cœur ces différences qui feinteront la délirante équation ?
Tu ne sais pas t’extraire,
C’est mon seul reproche,
Et moi je ne fais que m’exprimer,
Au final je donne un jus douçâtre, parfois même bien amer, mais ce jus je comptais sur toi pour le soutirer.

Dommage.

Tu ne te donnes pas de peine et ça in fine je te peux que t’en féliciter,
La peine tu as bien vu que j’en avais assez pour deux, pour trois, ou pour demain.
Tu ne me donnes pas de peine non plus, car tu as bien remarquée que le temps n’existe pas pour moi, et que je reste immobile figé planté dans ton regard.

Mais que me donnes tu ? Hors l’amour.

Délicieux amour, délicat amour, torride en flocons, déraison jusqu’à jamais non putride.

Que me donnes tu ?

Grégoire.

By Pant 2004-09-29

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