Paupières 1 et 2

1-Paupières, tout n’est que paupières.
Des mots posés sur du vide, et de l’huile sur un essieu. et des trous pour mieux percer, et des langes pour mieux cerner.
pauper, pauvre en esprit, pauvre de mots , mais riches de rides dues aux maux.
tout n’est que mots, les rires que je pose là sur trois lettres, aha. et les sourires que je ne sais poser en plus de trois mots. alors et les pleurs ? jamais ils dissolvent, ils affadissent, désépaississant la miction faite de l’huile et de meurtrissures.

Meurtrissures, en être vous si surs ? de meurtres il n’y a que le corps et le mort de sur, et des fois rien ne vaut la mort sure par morsure. Les dents cariés, les dents acérées, les dents à briser sur la chair, ne rien faire à moitié. Peupler de l’art, des corps ivres de lard, peupler avec effet retard, par dérision, plus que par décision. Car rien n’est décisif, qu’il n’est quelque part incisif, incisif de quartier, en traversant la rue, et ceci afin que la mort tue. Renversé par un lourde Volvo souveraine. non non je confirme pas par cette féline qui porte le nom de souveraine, mais celle plus lourde et massive qui se fait discrète et écrasera plus fort et plus plat.

2-Paupières c’est aussi une fin de carrière, lorsque l’arène se referme en un presque cercle, le point d’expulsion. Le point de chute, point de chute, tout se laisse en cercle à reprendre sur un autre, pas en inclusion, pas en occlusion, mais sur décision, alors l’espace n’est que sortie, pas respir, l’espace c’est l’anti-mot, le néant du langage.

Paupières, car là oui, si on ferme les yeux, fermons les yeux, et oui, les mots s’espacent, mais s’étirent plus qu’ils disparaissent, s’étirer, élongation d’un espace, en collusion avec le temps. Respir.

Paupières, car si j’ai peur du silence, c’est aussi pour ça que j’écris, par peur de l’entre mot, qui n’est pas le mot. Le non langage en fait, car comment de l’espace vierge peut naitre un langage ? la langue ne peut y penetrer.

C’est le souffle qui y est avant les mots. Bien en avant. Ruah.

2 réflexions sur « Paupières 1 et 2 »

  1. j’avais envie de l’ecrire a l’encre noire dans une sombre nuit
    et sur un tableau noir
    qui gommerait l’espoir
    mais j’ai pas trouvé d’éteignoir
    alors me reste ce dévidoir…

  2. Et quand même l’espoir
    Se meurt au fonds des miroirs
    Des larmes illusoires
    Je gomme l’éteignoir
    Et allume mon encensoir.
    Plus de vagues noires
    J’ai fermé l’abattoir
    Et je vous dis bonsoir…

Laisser un commentaire