En Quarte

Et nous on marche, dans les ministères comme sur l’aube, et la Neva sur nos coeurs. On emprunte un chemin, on court, on ferme les poings, et l’on ferme aussi les yeux, Anatoly, Anatoly, et quand enfin on tombe, et que le sang jaillit, c’est ce feu froid sur la peau qui nous fais frêmir, et les paupières se rélèvent, inamicales, surtout quand le regard au près s’accomode, et que l’on voit ce sol sur lequel on marche, plein de sang, de chair, de cranes en pavés, et voilà comment se faire trahir par sa course éternelle, la mort sur les siens, sous ses pas, sous ce chemin que l’on emprunte et que nous ne pouvons hélàs pas redonner, nos chairs, nos chairs, Anatoly, nos chairs seront la pourriture qui fera les prochaines routes de notre bel avenir, de notre bel avenir.

—–Carl Jusek——

Les éclairs, et le vent sur tes lèvres, les éclairs, et le temps sur nos bouches, les éclairs et le sort qui nous touche. Et enfin l’ivresse un soir de tempête, vodka, vodka, et les éclairs sur le verre qui éclate dans la cheminée pleine de flammes rouges.—-
Anatoly Tchervendko—

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