Un Baiser pour l’Aube

L’aurore embrasait ma pénombre de feu
Et la lueur surgissant des décombres
Gerçant de douces lueurs ma pénombre bleutée
Des lèvres s’entrouvrirent pamprées de roses thé
Nacrant l’hiver de ces cendres qui tant m’encombrent

Un baiser papillon voltigea amoureux
Et la lune tissa un coeur de mes cheveux
L’ouragan s’inclina sur le Caine
et là tu fis feux de mes baisers sans plus de peine

Ma mémoire s’ouvrit au doux baiser sucré
cueillant un doux pétale de velours et de feu
Je cherchai le parfum de rougeur émiettée
Mais le baiser s’enfuit et l’odeur des dieux

Aurore de lumière aux yeux de cèdre bleu
Embrasse moi encore en habit de lumière
Caresse moi encore de sourires fiévreux
Que tes yeux de pollen fécondent ma poussière.

Et si le vent me rend nerveuse
Que le temps s’exile au couvent des pleureuses
Où tu le voudras
Je poserai aussi mes pas

L’aurore embrassait ma petite lumière un peu
Et l’humeur assourdissante de ta pénombre
Habillant de quelques fleurs glacées de l’intérieur
Tes lèvres en sang par un trop plein de vigueur

Voilà donc tu le sais maintenant
La saveur du baiser de l’aube rouge sang

Clémentine/Pant

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1 pensée sur “Un Baiser pour l’Aube”

  1. J’ai fait un tour sur ton blog que je trouve magnifique. Les textes me touchent. Quelques textes deviennent une voix intérieure qui rassure ou apaise les blessures.
    Je ne pensais pas que tu aurais remis ce texte ici.
    Bravo Pant.
    Amitiés

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