Archives de septembre, 2005
Soupente
Vlangue ! de bois, de pierre, de merde… plaqué comme ce moustique, hier, contre le mur d’en face, le ciel n’entend pas ma plinthe, mon lit, trop mad, trop bien. Vlangue ! Tire-toi, qu’elle dit, là-bas au fin fond du monde, j’essuie ! Et moi j’y vais. Parti droit, stop, bateau, stop, train, avions tout le temps, qu’est-ce que c’était bien. Au début. Je pensais à elle, la nuit sur tout, bois, pierre, herbes, elle se love partout, son ombre comme un sommier, une moustiquaire, un voile de l’une à l’autre, on semait, croyant s’aimer, nos chances d’aimer le quotidien bâtard. J’ai hurlé sous l’aile d’une chouette. Pleuré à croupir dans l’eau d’un étang. Tanguant, je pense à elle, plus-plus-plus fort que toi. Tumeurs. Douleurs. Rémouleur aiguise tes malheurs en guise de déguisement. J’emporte tout dans ma valise-balise. Et puis ? Tchin !
J’en ai marre de la rage, collé dans mon sillage, je regarde passer, voire même me dépasser, tous ces malentendus, peuplés de déjà vu, des je ne t’aime plus, la lune s’en est cachée, au fond d’une antre, je reconnais ma peine, je la regarde vivre, habiller tous mes mots, en décorer le style, à effleurer ma peau, ma chair presque à niveau, des fois je sais, le corps foutu au caniveau, je sais, mais les tempes sont grises, au hasard de la ville, suffit de sillonner le trottoir, pas de traces de fleurs, aucune n’a résisté, à l’odeur des lieux, Istanbul ou Paris, Londres ou Karachi, là même merde dans les rues, et aussi dans nos coeurs. 40 000 Kilos le mètre à se coltiner sur le dos, les souvenirs voyagent gratos. J’ai vu tout le gratin pataquès, fouteurs d’ambivalences d’urgence, drôles de zèb, rayée soir et blanche ma peau est corps Che. D’ailleurs, le monde est un bocal de corps nichés sous la dynamite de leurs sous liés. J’ai vu l’envers d’Anvers, le crac o vie, et ici les moulinets. J’ai brûlé mes yeux à dépenser des songes mensonges, europe, asie monde à fric, mon afrique noire de monde aux yeux si blancs. J’ai tout oublié. Surtout toi, je n’arrête pas de t’oublier. Bye, ciao, calamité Jane. Attends…
Alors que te dire d’autre, sinon que j’en ai marre, marre de voyager, valise vide accrochée, au mur à l’étagère, et dans quel été j’erre, voilà et même là, je me suis pas laissé prendre par le jeu de mot, non, je pose juste ma détresse, c’est pas pour vous ôter le stress, trop facile, je fais pas le travail à votre place, j’ai juste la trajectoire, je fournis pas la balle, n’y croyez pas, même par mémoire, je mettrai peut être le feu, mais restera rien à visiter, non, pas de mausolée, juste une flamme éternelle qui fera fumer le ciel, dans un goût de Havane, le cul bas sous le soleil, on y restera tous, trop secs pour continuer, nous ne pourrons que nous enflammer, trop de flemme, pas assez de femmes, non pas assez de coeurs en somme, que des ôtez vous de là que je ne vous y revois pas, c’est ça ? Tchin !
Boaz/Pant
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NOIR DESIR- SI RIEN NE BOUGE

j’t'écris toujours
quand la menace
du fond de la cour
grimpe et me glace
regarde là-bas
du bout de mon doigt
si rien ne bouge
le ciel devient rouge
est-ce que je t’ai dis
l’histoire de cet homme
qui voulut tout
des femmes, de l’opium.
moralité
il est mort alité
tout passe, tout casse
le joint, le cul lasse
j’te dis encore
que l’hiver est mort
ralonge tes tresses
planque tes fesses
quand les amoureux
s’ramassent a la pelle
toutes les feuilles mortes
se marrent entre elles
et
il y’a des chances que rien n’bouge
il y’a des chances que rien n’bouge
où elle va cet ombre ?
se perdre au loin
sûr qu’un grand nombre
n’y verra rien
mon petit feu
j’t'embrasse sur les yeux
je quitte l’enveloppe
j’t'aime plus qu’un peu
et il y’a des chances que rien
n’bouge
il y’a des chances que rien n’bouge
des chances que rien n’bouge
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En Quarte
Et nous on marche, dans les ministères comme sur l’aube, et la Neva sur nos coeurs. On emprunte un chemin, on court, on ferme les poings, et l’on ferme aussi les yeux, Anatoly, Anatoly, et quand enfin on tombe, et que le sang jaillit, c’est ce feu froid sur la peau qui nous fais frêmir, et les paupières se rélèvent, inamicales, surtout quand le regard au près s’accomode, et que l’on voit ce sol sur lequel on marche, plein de sang, de chair, de cranes en pavés, et voilà comment se faire trahir par sa course éternelle, la mort sur les siens, sous ses pas, sous ce chemin que l’on emprunte et que nous ne pouvons hélàs pas redonner, nos chairs, nos chairs, Anatoly, nos chairs seront la pourriture qui fera les prochaines routes de notre bel avenir, de notre bel avenir.
—–Carl Jusek——
Les éclairs, et le vent sur tes lèvres, les éclairs, et le temps sur nos bouches, les éclairs et le sort qui nous touche. Et enfin l’ivresse un soir de tempête, vodka, vodka, et les éclairs sur le verre qui éclate dans la cheminée pleine de flammes rouges.—-
Anatoly Tchervendko—
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Billet troisième
J’étais oui j’étais comme un peu d’été cet hiver, le printemps sur les lèvres quand tu y déposais les tiennes, mais la mort, c’est comme l’automne, ca rouille les barbelés et les poèmes s’empalent comme autant de feuilles mortes. Le vent a déraciné nos corps noués, nous et? Rien, rien… il y a du vide qui a déteint. Dernière lessive et le hublot porte la crasse d’un amour sans lendemain. Lent, deux mains sur un tambour et des bulles de mousse boueuse, lent, deux mains détressées dans l’atrophie des petits matins, lent comme un battement qui se meurt, de salves en salves, le char en collier, comme pour se pendre, les chenilles à la chaîne, processionnaires.
Des bottes marchent sur les débris des mots. Tu souris mais moi je pleure, amertume des posthumes quand on presse l’acide des pépins. Il est des parapluies qui ne protègent pas des nuages nitriques.
Alors on marche côte à côte, comme deux courants d’air d’aimants amants qui repoussent satires, qui s’attirent pousses, tels des rejets de rosiers aux épines qui suintent la terre des morts.
On marche sur ses routes trouées à trop écarter leurs trottoirs sous les obus. Il y a des cratères, comme des cicatrices lunaires, des flaques et des vies déglinguées qui gisent là, démantibulées. Un bras une porte une chaussure une poupée, c’était quoi au juste le monde c’était toi au juste le monde. Dévastation infestation.
Il y a un horizon quelque part, dit-on, comme une croix dans le dos de l’invincible. La feuille traitresse dans le bain de sang, tout le monde la porte au coeur. J’ai mal comme envie de vomir quand ces embryons de douleur s’angoissent au fond du ventre. Un grain d’amour qui germera sur la gerbe de nos prénoms désenlacés.
Putain, la Malaimée, qui se réchauffe aux crépitements de la mitraille entre décombres et matelas en sueur. Putain, la Babylonienne, qui ne t’a jamais autant aimé que quand un autre jouissait à ta place, juste parce que tu le savais. Il n’y a que tes menottes qui ont violé mes entrailles. ´
Une clef est prisonnière des eaux glacées de la Neva maintenant, pour des limons de neiges éternelles, ensanglantées. Mains tenant mains, maintes fois, maintenant notre union. Et je te suis, te suis, suis, suie du khôl de ces nuits qui ne se lèvront pas. Comme le mot fin, ces trois lettres de l’infini qui s’arrache.
Sara H.
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Les Jolies Choses-Marion Cotillard

moi j’étais la fille de l’air,
Tu étais la fille de joie
Demoiselle qui savait y faire
Je ne t’aime pas
Je te vomis et j’en suis fière
Toi, la chienne à six pieds sous terre
T’as beau gémir, je ne t’aime pas
Dans le palais des filles de l’air
On refuse toutes les filles comme toi
les jolies choses, faudra t’y faire
Dans ta tombe, elles n’existent pas
Ces jolies choses des filles sans voix
Quand on y touche on brûle ses doigts
Elles sont sur toi et t’en rêves
Elles sont devant moi et j’en crève
Dis moi est-ce que c’est mieux en bas ?
En bas j’ai retrouvé le père
En bas j’ai retrouvé la mère
On est tous rongés par les vers
Je ne t’aime pas
t’as réussie et tu en est fière
Maintenant t’as l’occasion de te taire
Tu peux partir je ne t’aime pas
Dans les tombeaux des filles de joie
On rigole bien des filles comme toi
Les jolies choses nous on les danse
Et nos jours gris valent bien tes transes
Les jolies choses des filles comme moi
Quand on y touche on brûle ses doigts
Elles sont sur moi et j’en rêve
Elles sont devant toi et t’en crève
Et toi c’est moi
Et toi c’est moi
Les jolies choses c’était nous deux
Tout c’quon a fait c’était pour eux
Alors les monstres on les traîne
sous leur merde y avait nos rêves
Je mettais de l’or dans nos yeux
Pour qu’on ai plus jamais peur d’eux
Leurs jolies choses c’est la mort
Nous on va risquer en dehors
Maintenant Lucie dort
Maintenant Lucie dort
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Un Baiser pour l’Aube
L’aurore embrasait ma pénombre de feu
Et la lueur surgissant des décombres
Gerçant de douces lueurs ma pénombre bleutée
Des lèvres s’entrouvrirent pamprées de roses thé
Nacrant l’hiver de ces cendres qui tant m’encombrent
Un baiser papillon voltigea amoureux
Et la lune tissa un coeur de mes cheveux
L’ouragan s’inclina sur le Caine
et là tu fis feux de mes baisers sans plus de peine
Ma mémoire s’ouvrit au doux baiser sucré
cueillant un doux pétale de velours et de feu
Je cherchai le parfum de rougeur émiettée
Mais le baiser s’enfuit et l’odeur des dieux
Aurore de lumière aux yeux de cèdre bleu
Embrasse moi encore en habit de lumière
Caresse moi encore de sourires fiévreux
Que tes yeux de pollen fécondent ma poussière.
Et si le vent me rend nerveuse
Que le temps s’exile au couvent des pleureuses
Où tu le voudras
Je poserai aussi mes pas
L’aurore embrassait ma petite lumière un peu
Et l’humeur assourdissante de ta pénombre
Habillant de quelques fleurs glacées de l’intérieur
Tes lèvres en sang par un trop plein de vigueur
Voilà donc tu le sais maintenant
La saveur du baiser de l’aube rouge sang
Clémentine/Pant
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Ashes to Ashes -David Bowie
Do you remember a guy that’s been
In such an early song
I’ve heard a rumour from Ground Control
Oh no, don’t say it’s true
They got a message
from the Action Man
“I’m happy, hope you’re happy too
I’ve loved
all I’ve needed to love
Sordid details following”
The shrieking of nothing is killing
Just pictures of Jap girls
in synthesis and I
Ain’t got no money and I ain’t got no hair
But I’m hoping to kick but the planet it’s glowing
[CHORUS]
Ashes to ashes, funk to funky
We know Major Tom’s 4
a junkie
Strung out in heaven’s high
Hitting an all-time low
Time and again I tell myself
I’ll stay clean tonight
But the little green wheels are following me
Oh no, not again
I’m stuck with a valuable friend
“I’m happy, hope you’re happy too”
One flash of light
but no smoking pistol
I never done good things
I never done bad things
I never did anything out of the blue,
Want an axe to break the ice
Wanna come down right now
[CHORUS]
My mother said
to get things done
You’d better not mess
with Major Tom
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