Faux

Des faux, comme des calumets, que l’on balance hors de fumée
Des faux qui grimacent sous le linceul bleu nuit de nos envies, mais toujours huées
Des faux courageuses mais solitaires, vaincues même si parfumées

Des faux orages pour faux sourires, fausses souffrances cause faux courages, faux amours voir faux
Soupirs en fausses colères, fausses couches là fausses communes, fausses maladies pour fausses
Considérations.

Tout n’est qu’acier qui fauche nos élans, nos vies
Et tout cela ne fait que transformer en ombres
L’abri de nos baisers

Baisers pour l’ombre
Rivaux de l’occultation
Nouvelle prime pour une mémoire
A défaut de celle du vice, celle des larmes nouvelles en action
Baisers en nombre
Scruter le monde devient si dérisoire

L’amour qui vient n’efface jamais rien
Des douleurs tues
Même s’il a la soie douceur du vrai lien
Celle de nos vies ingénues
Tant et peu.

Pant 2005

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