En Aiguille

Comme l’hirondelle
furieuse
qui brasse le vent de ses ailes
bleutées

Comme l’anguille qui nage
et pourfend les flots
les nuées

Comme une épée sauvage et grise
attristée.

« Les mots salés sur le coeur de l’aube, les mots isolés sur l’épaule du ciel, et Paul, et Céline, et
Julie, encore tant de belles et d’un prince la vie qui grandit, en sortant de l’enfance, comme il entre à la nuit, comme il découvre le coeur en coupant la chair, promise comme une faim de promesse, un duel en vitesse, qui se perpétue de lui-même et sans nous, encore qu’en décalage, on décale l’age, et l’on s’enfuit, comme Léon, le paon, se matte à la roue, écartelé par les sentiments paradoxaux »

Sa dot est un doigt de feu
sur l’air
de « j’aime voir tes yeux au vent »
ma chair

« Et encore des doigts qui glissent et gisent loin des futurs inoubliables d’un soupir et de voix qui s’éraillent et des talons talentueux grisés de musiques de silices en calices… la jambe fléchit et le corps ploie. »

Las la danseuse se plie
la couseuse elle aussi crie
le sang enfin perle
le nacre se teinte

L’aiguille se fixe
silencieuse
Visage serti dans le roc vital
Les yeux en extrait de diamant
opaque je vois je vois

Opale est la lune
qui visage sans suite
écrase son vilain nez
sur le nuage
Calendrier
funeste je ris je ris

Visage rivage ramené aux vies
la lumière de suie
et s’immisçant
d’un trait de lueur rêve
le revers
le rêve erre
le regard pendu
l’ouverture
dans la douceur
disgresse étreinte du soleil

Et la fontaine
ide céleste
aux regards du ciel qui gronde
laisse couler ses peines
dans le creux de mes mains

« Fin de partie vers le chanteur, étymotic c’est shure my captain, il se décompose, reperd les mots, c’est l’osmose, les mots qui s’osent, se dosent, et se refugient loin, refugee, finis de toute éternité, avalés par le loin écart du temps. »

1dex&/pant 2005

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