Sur

je pense donc je me fuis : désertion de lettres

Je dote l’ombre entre les mots de morceaux de chair et ce qui en coule n’est que le nombre de mes sentiments, brulés aux néons, défaillir au néant.
S’enfuir pour ne plus être, ne plus courir pour ne plus paraître, fermer les yeux au final.
Même si ce final ment.
Surtout.
Sur tout.

j’ai donné souvent sans compter, mais recevoir ? j’ai donné plus qu’une vie que je n’avais pas, une vie surnuméraire car je suis un surajouté, un qui n’aurait pas du être, un échoué, une épave.
Alors si je fermais tout, si je devenais l’épine plutôt que la fleur, si je brûlais plutôt que de brûler, si je prenais au lieu de donner, si je jetais au lieu de garder, si je manipulais pour moi et plus pour vous.
Voilà où j’en suis, puisque la bonté ne mêne nulle part, puisque l’amour est sans espoir, alors enfin être celui qui a même s’il doit le prendre de force et de talent…

Adieu à moi-même bonjour à toi-même.

70 40 5002 Tnap.

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