Et puis ?

Et puis après
sur le silence teinté de boue
se réveiller tout seul ici
plus de rivières rien que des cailloux
chaos nature qui s’est tout de même brisée

Et puis après
les yeux ouverts sur l’infini
les larmes seules pour mouiller les doigts
le ciel ne crie plus il s’est enfui
plus que les mains pour marcher
tout est la tête en bas il est vrai

Et puis après
elle qui se réveille comme elle se révèle
trempée, sans elle, sans elle,
j’ai cru que tout était fini

Lors je tremble l’enfer c’est le passé
lorsqu’il est devenu tempête
je veux plus rester las.

Et puis ensuite
nous marchons tout deux ici là bas
y a-t-il encore quelque part où aller
jamais plus d’oiseaux jamais ni leurs chants
jamais plus de vent dans les roseaux
il n’y a plus de roseaux
que nous reste-t-il pour penser

Et puis ensuite ?

P.
2005 03 27

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