A l’intérieur.

À l’intérieur
je ne suis qu’ébarbures de fer
fichues coulures dans ma chair
déchirée longues lanières ô sang

A l’intérieur
je déverse un mélange de chansons
eh oh chantons
comment t’expliquer
que j’aime un peu saigner
un peu

mouiller le carrelage et les montants de carbone
du bord de la table voire aussi les pieds de chaises
comme tu les peints toi-même en noir et nuit

la seule errance de mes doigts vers toi
s’est ornée d’ocre
et de l’envie de dessiner ô chair
sur l’eau qui pointe nommée sueur

un peu
que j’aime un peu saigner
comment t’expliquer
eh oh chantons
je déverse, je déverse
mais le mélange ne sent pas bon
il y a les fumées
il y a les vapeurs
il y a les erreurs
il y a les noires idées.

Un peu
que j’aime un peu saigner
car je préfère ça à pleurer.

P.

2005 03 27

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