Hors…


Il faut parfois mille ans et mes mots pour les poser
Pour retrouver des lèvres où reposer mes baisers
Il me faut aussi une idée juste de l’amour
Courtois jusqu’à quel point ?
Faire de moi un naufragé de cour ?

Je me sens vidé au bord du lac et hors de peines
Et si la fièvre m’avait arrosé me prenant pour un jardin sec
Je peux pas pleurer c’est qu’un poème
Je me sens vidé au bord du quai et hors d’haleine

J’avais prié un soir, un mois en fait
Car je sais que tu m’aimais
Y a des défauts qui naissent que dans les larmes
Des erreurs qui se nourrissent du presque charme
J’avais tracé au creux de ma chair le mot rendez-vous
Mais où me suis-je rendu ?
Rassurez-vous je sais pleurer
Pourquoi en fête me suis-je rendu ?
Allumer St jean le feu, et sauter tel le roi sacrificiel
Au sort après soir
J’ai vieille carcasse maquillé aux bords de la quarantaine
Y a des frontières à ne plus franchir avant l’aube
Ou vaut mieux savoir mentir parler pour mieux dire
Allez reviens me voir j’ai mis les freins l ‘ancre et la cale
Et avant que je hisse trop haut la voile
Inavouable de ce brûlant désir
Fleur du Maryland ou du Neverland

Je me sens vidé au bord du lac et hors de peines
Et si la fièvre m’avait arrosé me prenant pour un jardin sec
Je peux pas pleurer c’est qu’un poème
Je me sens vidé au bord du quai et hors d’haleine
Si vous saviez comment mon coeur me fait mal
Et les souhaits les prières chaque soir au coucher
Pour qu’en fin tout disparaisse. Ah, si tout disparaissait.
S’il ne restait rien de moi, et bien sur
Que s’efface tous les mots indignes d’un poète de jardin.

P. 2005 03 14

1 pensée sur “Hors…”

  1. :'(
    C’est beau, mais ça fait mal…oui, je sais ce que tu vas dire: c’est juste de la « littérature ».

    Tendresse Chris

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