Les mots ne sont que des caresses…

« les mots ne sont que des caresses
mes balles ont le froid dans le sang
elle brulent et saccagent les coeurs les chairs
elles ecrasent les tyrans de la loi
tyrans sans foi sans droit qui abiment nos vies… »

Dan laissait les mots tomber d’eux mêmes sur le papier, pas durs, pas dur du tout de se laisser aller, les larmes étaient là, marre de tuer pour se libérer, marre de saccager la vie pour continuer celles des siens.
Punaise comment ne pas se laisser crever dans cette putain de situation. comment ne pas laisser les reves de coté, comment ne pas s’abimer le foie et le coeur dans les bras mauvais de l’alcool.

mauvais soir, mauvais soir, Dan se sentait vraiment pas bien, et ses gars le laissaient seul, personne osait le déranger. Dans ces moments là même sans fusil,Dan était un tueur, et d’un mot, d’un regard il vous brulait le coeur.

voilà ce que c’est de laisser les poetes prendre les armes, ils deviennent vite fous, encore qu’ils le sont bien souvent avant. Etres incontrolables, et incontrolés, ils se battent toujours pour des sensations, des émotions. Mais ils ne sont jamais si dangereux que quand ils se battent par passion, dès que l’amour et la liberté sont en jeu, ce ne sont plus des poetes, ce ne sont plus des hommes, ils deviennent par déveine, des monstres, des armes froides et huilés, pretes à mener les autres comme ils menaient les mots, vers un même but, une même histoire.

Ce sont les seuls rescapés à voir à la fois le passé et l’avenir, les seuls à savoir garder dans le froid la saveur du mot espoir

et je ne repeterai pas ici le goût subtil des poetes combattants qui nous ont laissé, le chant du départ, le chant des partisans. ils sont un coeur, ils sont une lutte, un savoir, et un mouvement, vers un meilleur, un instant d’espoir.

pant

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