Comme la Gazelle

En réponse à des mots ailleurs et non loin.
P.


Sur le dos de la perle avancer sur le chemin
Je t’ai volée mon mystère comment parler pour demain ?
Ta peau étincelante et les ruines du satin
Déchirés lambeaux autour de tes reins
Je veux ta chair et mes baisers comme passagers clandestins

Abandonne futile ton sourire, et une larme dans un soubresaut
Tes seins comme les pommes du jardin
Brûlants d’or et du soleil marasquin
Tes seins comme des pics surplombants le matin haut

Alors les ruisseaux, les torrents, les rivières
Les chemins, les routes, les bordures des jardins
Les parfums ultimes musc et tamarins

A l’enfer brûler nos âmes nos chairs nos os
Te faire criminelle à force de crier
Te faire étincelle à force de lumière distillée
Te faire source souveraine et boire au seuil de cette éternité
La sève qui perle pour notre divinité

Cambrée et tes mots sur l’or
Le plomb de tes baisers
Le mercure de tes pensées
Fermer toutes les portes du Jardin
Et s’ébattre encore un matin.

P.2005 03 09

1 pensée sur “Comme la Gazelle”

  1. Je n’ai pas assez de mon coeur pour battre au rythme de ces mots! Voilà une resurrection comme je les aime!

    Quelle brûlure..

    Baisers Chris

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