Archives de mars, 2005

Saez-Tu y crois toi?

Et une autre encore.
P.

Damien Saez

Tu y crois toi?
La magie des rencontres,
Et la peur de mourir,
Doit y avoir autre chose.
Tu y crois toi? Les enfants de l’amour?
Moi putain j’ai du mal,
Doit y avoir autre chose
Tu sais bien quoi?
L’ivresse et puis la fête,
Tu sais bien quoi?
La paresse et la chair.
Et l’envie de se perdre
Dans les nuits l’un dans l’autre
Peut-être que j’y ais cru.
Je sais plus. Tu y crois toi,
À tout ce qu’on te raconte,
Qu’on laisse crever nos vieux
Pour que tout aille mieux?
Parce qu’on est égoïste
Qu’il suffirait d’aimer,
Et de se consumer ;
Mais qu’aimer de travers
Peut mener en enfer!
Tu sais bien quoi!
L’ivresse et les vertiges!
Tu la connais toi,
La caresse et la guerre.

Et l’envie de s’y perdre
Dans les bras l’un de l’autre,
Peut-être que j’y ai cru.
Je sais plus, {x2}

Y a la tune et la gloire
Et l’odeur des charniers!
Le devoir de mémoire
Les prénoms oubliés ;
La culture des racines,
L’art et la religion,
Le bonheur des familles,
Et la fragilité! {x3}

Me dis pas toi
Que vivre fatigue,
Qu’on fait que s’évader,
Doit y avoir autre chose.

Non, me dis pas toi
Que vivre fatigue
Qu’on fait que passer,
Doit y’avoir autre chose.


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G.

Comme si,
C’est comme si peu,
Comme si elle,
Sans ciel.
Et sans ciel manque l’essentiel.

P. 2005 03 31


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Saez-Marie ou marilyn

Echo de mots avec les brisures de coeur qu’il me reste encore actives… du moins dans les premiers mots, car son doute féminin n’est pas le mien.
P.

Interprété par Damien Saez

Retiens moi si tu peux refermer la blessure
Qui me tient à la vie et le mal qu’on se fait
Et les coups de couteaux qui transpercent et les plaies
Du silence et la nuit qui fait pleurer mon âme
Et la mélancolie, dis moi quand ça finit,
Les pouvoirs et les vents
Qui me poussent et m’attirent
Quand le coeur ne ressent que l’envie d’en finir
Dis quel est le chemin?
La vierge ou la putain?
Marie ou Marylin
Peu m’importe ton nom
S’il y a la passion
S’il y a la communion
Des corps et des esprits
Paris ou Miami
Vas-y pour la folie
Vas-y pour l’insomnie,
Va pour le paradis!

Les seins de Marilyn
Ou les saints de Marie
Tu sais moi je m’en fous
Quand elle est à genoux,
Quand elle me dit vas-y
Jusqu’au bout de la nuit,
En dessus sans dessous
Oui moi ça me rend fou
Les seins de Marilyn
Ou les saints de Marie
Tu sais moi je m’en fous
Quand elle est à genoux,
Quand elle me dit vas-y
Jusqu’au bout de la nuit,
En dessus sans dessous
Oui moi ça me rend fou
Vas-y là dans le trou!
Oui moi ça me rend fou!

Retiens-moi si tu peux refermer la blessure
Qui me tient à la vie et le mal qu’on se fait
Et les coups de couteaux qui traversent les plaies
Du silence et la nuit qui fait pleurer mon âme
Et la mélancolie à l’heure où tout s’incline au vent des religions
Dis-moi quand ça finit?
Les pouvoirs et le sang
Qui me poussent et m’attirent
Quand le coeur ne ressent que l’envie d’en finir

Marie ou Marilyn?
Peu m’importe ton nom!
S’il y a la passion!
S’il y a la communion!
S’il y a le frisson!

Les seins de Marilyn
Ou les saints de Marie
Tu sais moi je m’en fous
Quand elle est à genoux,
Quand elle me dit vas-y
Jusqu’au bout de la nuit,
En dessus sans dessous
Oui moi ça me rend fou
Les seins de Marilyn
Ou les saints de Marie
Tu sais moi je m’en fous
Quand elle est à genoux,
Quand elle me dit vas-y
Jusqu’au bout de la nuit,
En dessus sans dessous
Oui moi ça me rend fou
Vas-y là dans le trou!
Oui moi ça me rend fou

A l’arrière des backrooms
Y’a des beautés divines
Vous ne soupçonnez pas
Les pulsions qui m’animent
Quand elles prient à vos pieds
Quand il n’y a plus qu’à s’aimer
Aux alliances éternelles
Immaculée conception de la vie,
Paris ou Miami
Vas-y pour la folie, au gré des paradis
Artificiels-faut bien toucher le ciel
Dans la beauté du sale
Dans la beauté du mal!
Artificiels-faut bien toucher le ciel
Dans la beauté du sale
Dans la beauté du mal
Artificiels-faut bien toucher le ciel
Dans la beauté du sale
Dans la beauté du mal

Les seins de Marilyn
Ou les saints de Marie
Tu sais moi je m’en fous
Quand elle est à genoux,
Quand elle me dit vas-y
Jusqu’au bout de la nuit,
En dessus sans dessous
Oui moi ça me rend fou
Les seins de Marilyn
Ou les saints de Marie
Tu sais moi je m’en fous
Quand elle est à genoux,
Quand elle me dit vas-y
Jusqu’au bout de la nuit,
En dessus sans dessous
Oui moi ça me rend fou
Vas-y là dans le trou!
Oui moi ça me rend fou!


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E.

Jumeaux les coeurs acides préfèrent tous deux brûler
Plutôt que d’attendre un cygne qui ne sait plus chanter.

P.
2005 03 28


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A l’intérieur.

À l’intérieur
je ne suis qu’ébarbures de fer
fichues coulures dans ma chair
déchirée longues lanières ô sang

A l’intérieur
je déverse un mélange de chansons
eh oh chantons
comment t’expliquer
que j’aime un peu saigner
un peu

mouiller le carrelage et les montants de carbone
du bord de la table voire aussi les pieds de chaises
comme tu les peints toi-même en noir et nuit

la seule errance de mes doigts vers toi
s’est ornée d’ocre
et de l’envie de dessiner ô chair
sur l’eau qui pointe nommée sueur

un peu
que j’aime un peu saigner
comment t’expliquer
eh oh chantons
je déverse, je déverse
mais le mélange ne sent pas bon
il y a les fumées
il y a les vapeurs
il y a les erreurs
il y a les noires idées.

Un peu
que j’aime un peu saigner
car je préfère ça à pleurer.

P.

2005 03 27


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Et puis ?

Et puis après
sur le silence teinté de boue
se réveiller tout seul ici
plus de rivières rien que des cailloux
chaos nature qui s’est tout de même brisée

Et puis après
les yeux ouverts sur l’infini
les larmes seules pour mouiller les doigts
le ciel ne crie plus il s’est enfui
plus que les mains pour marcher
tout est la tête en bas il est vrai

Et puis après
elle qui se réveille comme elle se révèle
trempée, sans elle, sans elle,
j’ai cru que tout était fini

Lors je tremble l’enfer c’est le passé
lorsqu’il est devenu tempête
je veux plus rester las.

Et puis ensuite
nous marchons tout deux ici là bas
y a-t-il encore quelque part où aller
jamais plus d’oiseaux jamais ni leurs chants
jamais plus de vent dans les roseaux
il n’y a plus de roseaux
que nous reste-t-il pour penser

Et puis ensuite ?

P.
2005 03 27


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Crever.

Et de l’enfer le feu qui s’abandonne
nous offre aussi le chemin de Vérone
n’oublie pas

c’est sur le sol de carbone
que naissait mon coeur
bête de somme

dans l’iris sur l’oeil
accroché
sur le seuil
j’me mets pas en colère
rassure toi
mais je visite encore un peu
j’ai des idées noires à brûler dans le feu
quelques flammes incandescence à disputer

alors que l’amour
on ne peut le donner
que je ne sais que fréquenter
et même plus frétiller
ça veut dire quoi toutes ces larmes là
juste un rire ensemble et même du bout des doigts
que je me calme enfin

je ne peux pleurer
j’ai laissé les larmes
au coeur de l’épouvantail
qui traîne derrière toi
mais où va-t-on ?
Me laisseras-tu crever
sur le seuil
pour quelques principes de cette société de merde
tu me laisserais brûler ?
Alors peut être en effet mieux vaut crever
dégonfler le pneu de mon âme assoiffée
la laisser se vider lasse par terre
de fleurs aussi en fer
de fleurs aussi aux fers
enfin crever.

P.

2005 03 26


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Radioblog

J’installe ça comme un new project. Pour y mettre des textes lus. Alors je sais pas quand j’aurai le temps, mais j’en mets dès que possible, et ceux et celles qui veulent jouer vocalement de mes mots ou de ceux de mes amis (s’ils le veulent) le peuvent. Tout est autorisé, il est juste demandé le strict respect du texte.

Je viens de mettre le premier texte online, Uppercut. Le son n’est pas parfait, je fais ça avec audacity, et comme je débute, j’espère trouver moyen d’améliorer le traitement du son.

Merci de donner vos avis, soit sur la boite mail ci dessous ou dans un commentaire.

il suffit de m’envoyer ça en mp3 sur ma boite mail.


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Iridium

Allez s’il te plaît encore un mot de plus de ta bouche
Des maux pour verser l’envers des eaux de ces fleurs Madrilènes
Et comme tes bras sur le bord bleui de la couche
Ne sois pas apeurée, laissons nous voguer

Que vous dire, l’amour ne me convient pas
A peine l’ai je aimé qu’il m’a trahi
Parure ou proie pour un oeil féroce
Une chaleur et un tas de chair pour son envie
Son désir et ses mots lourds qui tombent de sa bouche

Allez ne les crois plus, je sais moi que je t’aime
Et même si c’est désolant au regard de ton histoire
Si c’est compliqué, où sont-ils les vrais hommes qui t’ont aimés ?
Les mots comme des vocalises très peu pour moi
Le désir comme le cuir d’une valise usé et reporté à l’ennui et à l’envers
Non je ne peux qu’en mourir de chagrin

Allez ne les crois plus et enfin crois en l’amour
On ne sait jamais d’où il vient
Mais quand il existe c’est un trésor
Et mieux encore qu’être aimé pour moi c’est t’aimer

Que vous dire, l’amour ne m’a laissé que du chagrin
du malaise des coups non réclamés
Jusqu’à ce que l’orage me saigne
L’amour ne m’a apporté que des laideurs
Et m’a fait si peu aimer les hommes

Qui perd au travers de la chair son âme
Sinon le lion qui ne sait que boire et déchirer la douceur ?
Moi je ne sais pas ce qu’est aimer
Mais aimer je le sens quand il est là le moment
Et cela me suffit…

Que reste-t-il à dire ?

Pant 2005 03 16


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