Rouges les couleurs de l’Amer.

A nos amours, comme blessures et nos écoeur-mentent, sans solitude, ineffables sans attitude. Je vois là des éclairs et des mots tardifs sur un seul motif, la peur.
Tu te rêves ma soeur, sans espérance, amitié de peaux collées l’une contre l’autre, non, plutôt, l’une sur l’aurore de l’autre. Oxygène comme sereine, lumière d’une respiration simple, comme des ruines qui jucheraient le chemin pourri dans cet escalier. Et nos chairs ?
Comme d’habitude, il resterait un esprit voir même un espoir, à en perdre les yeux. Fusion souveraine de tes humeurs et de mon sang, de mon impression sanguine, de ma flamboyante ivresse sauvage. Mêlerons-nous nos destins comme nos respirations absorbent nos raisons ? Et tu te vois ma soeur, et tu te, sensuelle comme image, pulpeuse en désirs, montre en silence, nue et cependant reine. Et nos chairs enfin en une noce cananéenne ?
A cet or, ne manquerait plus ma soeur de sang que tu sois morte, mais aucune de mes soeurs symboliques ne peut mourir, rien n’existe de toute façon, sauf l’espoir, et encore. rien n’existe, ni le temps, ni les sentiments, juste les émulsions vulgaires d’un Esprit glaireux qui se fait appeler Zeus, ou Dieu. mais il n’a aucun ami,et surtout pas l’amour, ni la Shekinah, car toute la violence latente du monde ne fait que l’écarter. Et sans les cartes du soleil, trouvée parfois à Marseille ou à Florence, il se meurt à l’infini.
Belle Florence, sans ces cartes, la connaissance n’est plus. Et Sub-Rosa. le Vrai but est là pas dans la vindicte de l’instant. J’essaie d’en rire même si je suis qu’un gnome, il n’y a pas de difformités sous la ligne rose. et la Rose de MM coule peut être dans mon sang, donnant saveur à l’ouvrage que je tente de construire. me souciant très peu d’être compris, même de mes amis.
Sub-Rosa.
Et dans quelle eau se cale ma chair, nos chairs ? Dans quelle onde se révélera l’amour ou le désir ? Sous la Ligne Rose ? Car il est vrai, il, ivresse, elle, est vérité, souple en sagesse. La nuit interdite où l’on ne pourra jamais crier nos joies. Pourtant.
j’ai trouvé la ligne Rose et pour mieux dire toutes les Roses sont mes soeurs, et toutes mes soeurs sont des Roses, même ma fille se prénommera Rose, d’ailleurs je la nomme encore une fois ici. Toutes ces Roses ne peuvent que rester dans le même jardin car le Jardin est fait pour Elles, c’est moi qui ne fait que passer, qui m’arrête parfois, et qui respire, et qui m’ébahis, et qui parfois aussi, trop assoiffé m’approche trop près à toucher, et voilà l’épine, et l’expulsion de la chair, dans le sens.
Sub-Rosa, peuplera comme les Peuls ma chair, et son silence se déchargera en moi. Caresser ensuite cette carnavalesque rime fragile c’est peut-être y retrouver la Joie de Vie. Car la Rose nous a touché, engendrant incompréhension et malaise, les mal heurs de l’humanité qui se croit, et s’imagine en action plus qu’en raisons, maître de la Rose ne peut que se piquer à Elle. Qui sait juste l’admirer aura en lui le parfum pour grandir et la Beauté dans les yeux et dans le coeur.
Trouverons nous quelqu’un pour porter le message, nous qui sommes attachés ensemble ? Nous ne voulons pas nous séparer, et la séduction passe au large, vers les femmes d’extérieur, et les amants délétères. Nous sommes les anges velus d’un peuple ridé, qu’importe la couleur, noir, jaune, bleu, nos peines, comme nos peaux, n’ont plus que la laine, et nos amours rouges écarlates comme souvenirs pour bâtir Demain.

Pant 2005 02 20

2 pensées sur “Rouges les couleurs de l’Amer.”

  1. De la belle ouvrage, belle symphonie sur des notes de pluie, des cris aigus. Tu as bien réutiliser les textes d’ETPUIS.
    Faut-il souffrir pour se depasser…ne peut-on écrire alcool fort avec autre chose que notre sang? ou notre bile…

    Bises

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