Box

c’est quand il met les mots dans la boite
que s’envole le son figé hors du juke-box
à l’issue de l’erreintante soirée passée à la boxe
sa peau n’est plus que paresse en sueur
et la paleur du mouvement n’est qu’apparence et rumeur
il regarde aussi ses doigts qui dans les miens même s’emboitent

caméra sans lumière pour t’isoler
mauvaise affaire sale métier

il est sauvage ce faux courrier
presque trop sage c’est pour parler

tes lèvres musique aube noire et soirée
robe du soir tunique histoire suivra en matinée

et quand la lune noire saura se démêler
des horizons celtiques peut être même la peau déchirer
j’imaginerai cette audace nouvelle en dos nu encodée

camera sans lumière pour t’isoler
mauvaise affaire dans ce calendrier

tourner aussi la page de ce faux courrier
déjà trop sage pour mieux se retirer

dans l’esclavage ma peau s’est exclamée
redevenir libre sera mieux que ces squames
verrues muettes d’un navire de chair à caresser
sans rire de ma substance
ni de mes mauvaises et amoureuses distances

c’est quand il met les mots dans la boite
rivetée de clous comme d’un collier
que s’envole le son figé hors du juke-box
aciers bleu sel et misères reliés
à l’issue de l’erreintante soirée passée à la boxe
nuage de sang autour de ses poings refermés
sa peau n’est plus que sagesse en sueur
où fuira l’horreur que cet homme à causé
et la paleur de ce mouvement n’est qu’apparence et rumeur
pourtant ses mains de la chair abimée ont gardé l’odeur
et il regarde aussi ses doigts qui dans les miens encore s’emboitent

Pant 2005 02 03

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