Ce soir ganté de gris par vent acide les braises.

Ce soir ganté de gris, je sors du corridor
Ce soir c’est moi qui matte et mord,
la nuit compagne : do-cil -a -sol ré do
me fourni en hope ! en rage je suis leur in-pudeur
je n’y peux rien il coule dans mes veines
un feu de reine, acide et fatal que je propage


gaz in-utile comme soir et mystères
s’habiller comme habile de vert sous le vent
lingerie intime comme nuages pour le regarder
gaz de viles images qui perlent sur leurs regards

Ce soir protégée, de noir, lui je l’espère, eux ils attendent
ils me confondent mais peu importe la chanson,
puisque la nuit tous les chats sont gris,toutes les promesses
seront ivres elles oh si ! de bulles alcoolisées,
dans la dérive d’une alcôve, rouge profond
comme le canyon de ma gorge consentante


escalader cette montagne sur un cerceau
incertaine parfois laisser ouvert le corsage
et pointer le sol comme sur ton do le plumage
si rouge au fond que la chair rugit
quand de ses doigts il marque de longs traits gris

Nuit noire, je sors, griffes parfumées patchouli et «queen» d’hier!
je n’ai peur de rien, le vide m’appartient, il est mien,
il est mie et pain qui me nourrit, poudre levée à l’infini
Je leur offre cadeau du diable mes bas de soie
qui sombrent le long de leurs espoirs veules et lourds
Comme ils s’empressent, et tressent des nattes d’anges multicolores sous l’alcôve, myriades d’esquisses, aquarelles terres de Siennes teintée de ciguë et de corps nus
Décor apocalyptique, tourne mon âme !, tourne et vibre
comme débordent leurs illusions. Tu es bien loin des bas fonds


Soir bleuté qui suivra demain le chemin
de la lune message porteur du destin
chauffeur de l’âme comme forgeron de salon
je frapperai le fer de ta peau d’une lumière couverte
ouverture délicate sur un soleil en dedans

Ce soir je garde au corps, un home de princesse
qui ne doit rien à leurs caresses, tant que mon cœur
ne sent rien je vais et viens.
L’homme qui a bandé son arc vers mon arme battante est mort. Ni ma colère ni ma rage n’y pourront rien changer,
alors je donne, je m’offre pour en finir.
Petits «miaou» de nuit, mistigris et gouttières réunis, raccompagnez votre reine au sang glacé, vers son nid

cela fera une belle chanson ces morts dans un bain
quand la mousse s’étoile autour de vos deux seins
la sculpture alors prend un autre dessein
et Carrare s’effrite sous les doigts de vos mains
qui se serrent plus fort que l’un de mes poings
autour de mes rêves comme d’un mauvais chemin
et m’offrir aussi un instant
qui glisse en dedans
l’éternité se finirait donc entre tes lèvres

Demain, de noir elle ira s’étendre, gantée et teintée de koll
Jusqu’au bord des larmes, baissera les armes pour la seule et
Unique fois, ne jouera pas, demandera pitié un bas de soie sombre à la main, au premier qui voudra bien la serrer.
Avant de peut être par charité:
l’embrasser.

Miséricorde et l’enfer en est le chemin
l’espoir vain mot qui remplit le coeur comme une jarre
de pierre balte lissée par le froid
ceinte comme enceinte et sur le col au bord
la corde qui liera ton amour
devenu ceinture au creu de tes reins
Reine de solitude comme moi
valet de rectitude pour un soir au lointain
l’embraser.

Lisa & Pant

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