Unital 5-IF

Si je marche sur un monde fermé
Masqué d’une paire de lunettes rondes
Mal refermées
C’est pour lisière sur la fenêtre de mon cœur
Rêver seul et en finir vite

Si je me frappe le front sur la muraille
C’est pour que l’envie s’en aille
Que le sang qui coulera alors que mon corps défaille
Puisse enfin refermer définitivement la faille.

Triste ? Mausolée
M’en fous tu m’as jamais connu
Tu m’as collé sur des murs nus
A coté ou sur d’autres photos isolées

Confondant mon cœur en un autre
Que je n’ai jamais possédé
Mélangeant ta haine avec ma peine
Pour en faire un refus tranchant

Ici je suis pour en finir vite
Tes mots me désaltèrent
Comme la ciguë délicate
Tu aurais pu trouver mieux
Toi qui disais m’aimer avant

Moi je préfère le mur
Contre ma figure
D’autant plus que je sens ton regard
Se déporter façon reporter
Mélancolie de colères
Que le vent peint en mots
Moi qui n’ai eu qu’une seule faiblesse
C’est de perdre le sens une fois
Et de me mettre hors raison fort en colère
Déraison, certes mais des raisons

Enfin
Pour recouvrir ce chemin usé par les ans
Aurai je assez de sang ou de chair ?
Que je frappe encore ce front sale
Sur la muraille
J’ai des yeux troubles à dessiller …

P. 2005-01-20

Unital 5

Ps :
Certaines personnes savent où haler
Pour le soleil retrouver
Hors love il n’y a pas d’amour
Mais d’injustes détours
Certaines personnes savent où parler
Pour une certaine sagesse voir couler
Mais hors love il n’y a pas d’amour
Mais de fabuleux champs de labour.
Moi sais je pourquoi je continue
Poser les mots ne sert que l’inconnue
C’est ce que la vie poste souvent au coin de ma rue
Quand je vois autre que l’Ibis rouge, cette de mes mots qui prend, la grue.

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