Pant vu par Vynil05–1ère volée

Prenez place.
Si je le peux sans paraître plus petit.

Les anges n’ont pas de paupières.
Et les calamars non plus.

On commence l’interview alors ?
Comme vous dites, vous dites.

La peur du sauvetage ?
Une saumâtre parenthèse qui se brise toujours sur mes murailles.

Et les risques en otages ?
Oui, il est vrai que je suis partisan de l’élimination des risques. Sans émotions surannées.

Pas trop la grosse tête ?
Quelque part oui, et sur un petit corps, ça donne le résultat difforme que vous avez devant vous.

Les amis ?
Un cas de subsistance, et de substance.

Les amies ?
Idem, et en plus, l’effort de se maintenir en vie, sans trop d’envies.

La confiance ?
Tolérance au métier.

L’écriture ?
Un épanchement.

La vie ?
Un étanchement

Le repos ?
Une cellule capitonnée ou un quartier de haute sécurité, au mitard.

Votre présence multiple sur le net ?
Certainement une erreur, une trop grande faim. Qui aboutira a une autre très grande fin, je pense.

La poésie ?
Le mystère, la présence, et le dépôt rapide du besoin sur le papier. L’amour, le désir, et la mort, et le refus.

Le style ?
La forme délicate et définitivement brève du travail sur soi. Et le ciselage par choix.

Alors en gros, vision élitiste ?
Vouloir que l’homme grandisse et regarde les étoiles de plus près, oui. Après appelez ça comme vous le voulez.

Le pardon ?
Non un gun ou des roses.

En clair ?
Nettoyage éthique. Forme littéraire d’extrémisme peut être.

Vous définissez-vous comme fasciste alors ?
Si vous le dites, déjà vous le pensez. Et je m’en fous de ce que vous pensez, car là vous ne comprenez rien.

Vous voulez qu’on arrête là ?
Non, ça c’est vous qui le voulez, réflexivité de la pensée. Ne me prêtez pas les vôtres, j’ai assez des miennes, et en l’occurrence elles sont de meilleure qualité.

Mépris ?
Non, refus de perdre du temps. Je n’ai pas le temps. Et rien à perdre.

Merci pour votre franchise.
Je vous en prie.

Vynil05 en interview avec le poète-webmaster Pant.
10 janv. 05

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