Archives de janvier, 2005
Ce soir ganté de gris par vent acide les braises.
Ce soir ganté de gris, je sors du corridor
Ce soir c’est moi qui matte et mord,
la nuit compagne : do-cil -a -sol ré do
me fourni en hope ! en rage je suis leur in-pudeur
je n’y peux rien il coule dans mes veines
un feu de reine, acide et fatal que je propage
gaz in-utile comme soir et mystères
s’habiller comme habile de vert sous le vent
lingerie intime comme nuages pour le regarder
gaz de viles images qui perlent sur leurs regards
Ce soir protégée, de noir, lui je l’espère, eux ils attendent
ils me confondent mais peu importe la chanson,
puisque la nuit tous les chats sont gris,toutes les promesses
seront ivres elles oh si ! de bulles alcoolisées,
dans la dérive d’une alcôve, rouge profond
comme le canyon de ma gorge consentante
escalader cette montagne sur un cerceau
incertaine parfois laisser ouvert le corsage
et pointer le sol comme sur ton do le plumage
si rouge au fond que la chair rugit
quand de ses doigts il marque de longs traits gris
Nuit noire, je sors, griffes parfumées patchouli et «queen» d’hier!
je n’ai peur de rien, le vide m’appartient, il est mien,
il est mie et pain qui me nourrit, poudre levée à l’infini
Je leur offre cadeau du diable mes bas de soie
qui sombrent le long de leurs espoirs veules et lourds
Comme ils s’empressent, et tressent des nattes d’anges multicolores sous l’alcôve, myriades d’esquisses, aquarelles terres de Siennes teintée de ciguë et de corps nus
Décor apocalyptique, tourne mon âme !, tourne et vibre
comme débordent leurs illusions. Tu es bien loin des bas fonds
Soir bleuté qui suivra demain le chemin
de la lune message porteur du destin
chauffeur de l’âme comme forgeron de salon
je frapperai le fer de ta peau d’une lumière couverte
ouverture délicate sur un soleil en dedans
Ce soir je garde au corps, un home de princesse
qui ne doit rien à leurs caresses, tant que mon cœur
ne sent rien je vais et viens.
L’homme qui a bandé son arc vers mon arme battante est mort. Ni ma colère ni ma rage n’y pourront rien changer,
alors je donne, je m’offre pour en finir.
Petits «miaou» de nuit, mistigris et gouttières réunis, raccompagnez votre reine au sang glacé, vers son nid
cela fera une belle chanson ces morts dans un bain
quand la mousse s’étoile autour de vos deux seins
la sculpture alors prend un autre dessein
et Carrare s’effrite sous les doigts de vos mains
qui se serrent plus fort que l’un de mes poings
autour de mes rêves comme d’un mauvais chemin
et m’offrir aussi un instant
qui glisse en dedans
l’éternité se finirait donc entre tes lèvres
Demain, de noir elle ira s’étendre, gantée et teintée de koll
Jusqu’au bord des larmes, baissera les armes pour la seule et
Unique fois, ne jouera pas, demandera pitié un bas de soie sombre à la main, au premier qui voudra bien la serrer.
Avant de peut être par charité:
l’embrasser.
Miséricorde et l’enfer en est le chemin
l’espoir vain mot qui remplit le coeur comme une jarre
de pierre balte lissée par le froid
ceinte comme enceinte et sur le col au bord
la corde qui liera ton amour
devenu ceinture au creu de tes reins
Reine de solitude comme moi
valet de rectitude pour un soir au lointain
l’embraser.
Lisa & Pant
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à 7 heures
Goût de sang dans ma bouche, rien ne passe. Contrechamps, goût d’eau dans mon sang, mais pas de cette eau pure qui désaltère, non, goût insuffisant d’une eau pleine de terre et de poussière.
Le corps qui se refuse, qui veut s’enfuir, accompagner les ondes altérées de l’esprit, qui rôde, qui se libère, en chaise à porteurs comme en caravelle. Les voiles sont débordées, les âmes en dispositions de synthèse, au garde-à-vous factice, allumeuses débiles et racoleuses pour une vie en vitrine de sucre filé.
Fidélité à soi-même ou fidélité aux autres ? se tromper soi ou tromper l’autre ? Comment peut-on être fidèle à l’autre quand on se trompe soi sans vergogne ?
Goût de sang dans ma bouche, rien ne passe. Contrechamps, goût d’eau dans mon sang, mais pas de cette eau pure qui désaltère, non, goût insuffisant d’une eau pleine de terre et de poussière.
Alors marcher, en silence, s’accompagner du bruit sourd de mes pas. Paresse. chair qui s’ignore, comme ignifugée à tous les tourments, mais pas hélàs à toutes les tourmentes. Marcher vers toi, ou vers moi, ou encore vers un endroit qui se révèlera être un ailleurs, encore que, ailleurs n’est peut-être que le lieu éternel de toute méprise, et non pas ce refuge parfait que l’on cherche sans cesse. Ou que l’on croit chercher, un asile surement, ou un asile sur. Mais est-il enfin ce refuge où l’on aura le capiton comme armure ?
Goût de sang dans ma bouche, rien ne passe. Contrechamps, goût d’eau dans mon sang, mais pas de cette eau pure qui désaltère, non, goût insuffisant d’une eau pleine de terre et de poussière.
Alors rivère, ondulation, efficacité aux pas de la cité. Société de l’homme qui se rassemble parce qu’il croit se ressembler, alors que si Je est un Autre, il n’y a pas de ressemblance, juste une semblance. Sera-t-elle suffisante ou nécessaire ? sera-t-elle ignoble ou ingérable ? Goût de sang, sans tabac pour le masquer, goût de sang, sans chair à mâcher. Départ vers l’entropie, vers le roi Thanatos. heure programmée et abandon du paysan Eros aux chants du possible. Et toujours la première heure âpre au sommeil,à un après réveil. Et l’aube qui n’est même pas là, indisponible pour cause de refus. Que me refuse-t-elle cette mégère absente ? Une certaine qualité de chaleur, sans censure, sans usure, sans délicatesse. Une aube qui ne se prête pas au courant de mon coeur, qui ne se rend pas aux pilotes de mes mains, mais, qui punissant la grève, s’approche du ruisselet de mes ardeurs. Ah, mes ardeurs ! En reste-t-il trace ? au singulier, car ou se nicherait ici le pluriel, au singulier car je le suis, seul, et si singulier, singulier comme une ritournelle enfantine, une contine d’antan, d’autrefois, d’outre tombe. De ce terreau ancien, qui se fume en terroir, qui se corrompt en montagne, s’assèche au rigueurs de l’air. De ce souvenir premier du vagissement d’entre mes lèvres, et de ce rythme second de ce hénissement d’entre les tiennes. Désir ou réalité ? jouissance ou renaissance. Et puis comme l’heure s’envole, je vais faire de même, mais le sais-je encore ce lieu ou mes plumes vont me déposer…
P. 2005 01 29—-7.00
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Pourquoi ? anti-duo
ici même océan
et vague
et qui dit vague
parle aussi de la force du flux
et de son compadre reflux
ici même vague
et la mer
et qui dit amère
parle aussi de la force du coeur
et de sa consoeur la peur…
P. 2005 01 23
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Les Valentins—on le sait
On le sait, on aurait dû se méfier et se faire à l’idée
Que rien n’est toujours pour la vie…
Toi je sais, pour me voir tout foutre en l’air, tu t’es organisé,
Oh mais quel humour je t’envie.
Tu le sais, j’ai voulu me déserter, me vider, me casser,
Arracher mon coeur pour te nuire…
Mais je sais, au fond, si l’on est sérieux, on sait qu’on le sait peu,
Tout est discussion inutile.
J’ai vu le pire, dans ton meilleur,
Autant se dire:
C’était une bonne guerre, une mauvaise paix,
Une saison en enfer, on aurait pu y rester,
Et c’est la solitude, une folle alliée,
Celle crainte par l’habitude, qui me regarde venir tout simplement…
Tout grandit et se change en souvenir.
On le sait, on connait si bien ce mal, ce penchant qui entraîne
Entre l’amour et la haine…
Mais je sais, je sais, je sais car j’ai appris par coeur
Que chaque larme est la promesse d’une arme meilleure:
Est-ce de bonne guerre ou d’mauvaise paix,
D’vouloir brandir sa colère, si la poitrine est visée?
Et si cette habitude est folle à liée,
L’amour fait passer le temps, le temps fait passer l’amour tout simplement…
J’ai vécu une saison en enfer.
(Les Valentins)
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Unital 3 - Primitif
Sur le sol image
Belle soie sauvage
Comme une enfant sage
Rideau de laine orage
Non plutôt un baiser sans rage
Une enfance
Sans la délivrance
Ultime comme une errance
Dans ce beau pays de France
Il s’est promené
Même juste malmené
Si ses rides l’ont abîmé
Rien n’a pu le briser
Parfois seule femme
Parfaite en bouchère
Creusant sa chair de sa lame
Alternant le feu la nuit la lumière
C’est quand il est tombé sur le bord de la route
Qu’il a vu s’approcher la déroute
Et lors il s’est dit jamais ! Coûte que coûte
Plutôt perdre son cœur
Que vivre dans la peur
Plutôt jeter les baisers au loin
Dans l’espoir qu’il y ait une fin
Heureuse quelque part pour quelqu’un
Plutôt se jeter là comme si c’était d’un train
Unital 3
P. 2005-01-21
Ps :
Jamais se perdre
Dans les détours et les injustices
Jamais revenir sur le vice
Comme une étoile
Un soleil
Un printemps d’avril
Une lumière qui approche encore
Je revois ton sourire toujours
Comme un ciel
Un rivage
Un soleil couchant
C’est sur tes lèvres que je prends ce refrain
Une cadence qui me brûle
Et réchauffe encore
Comme une étoile
Comme une étoile dans la nuit
Une lumière qui resplendit
Et l’ombre qui s’enfuit
Jusqu’à la fin du rêve
Je sais je sais que tu ris encore
Et que le silence s’en est ému
Que je te respire encore
Rose bleu du Nil
Une nuit de tes sourires
Que s’envolent encore une fois mes soupirs.
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Unital 4-Décisif
Personne ne m’a ressemblé si mort
Ni même rassemblé plus fort
Pour m’aimer à m’étrangler au bord
Comme cœur qui rive le sang en matador
J’espère de ce livre une extinction
Décisive
En fête nous rassembler autour d’un océan
Au fait nous préparer, vivre un temps à la longueur du ruban
Ce n’est pas terriblement sympathique
Mais revivre une autre fois dans une fleur
Vaudrait mieux que terminer comme ça pathétique
Je sais, je sais, c’est un peu TOC comme douleur
Le mépris, le rejet, la misère
L’enfer
Même pas, las me voilà loin des rives
De l’unité que la matinée m’avait promise
Je me suis surpris à trop penser
Des idées noires pour pas changer
Mais pauvre cloche à quoi te sert d’écrire
Te décrire ?
Rien ne sert à rien, et Killroy was here
Et laisse moi rêver au placard capitonné pour ne plus rire
Et laisse moi penser que finir ma vie au mitard ça serait pas pire.
P. 2005-01-20
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Unital 5-IF
Si je marche sur un monde fermé
Masqué d’une paire de lunettes rondes
Mal refermées
C’est pour lisière sur la fenêtre de mon cœur
Rêver seul et en finir vite
Si je me frappe le front sur la muraille
C’est pour que l’envie s’en aille
Que le sang qui coulera alors que mon corps défaille
Puisse enfin refermer définitivement la faille.
Triste ? Mausolée
M’en fous tu m’as jamais connu
Tu m’as collé sur des murs nus
A coté ou sur d’autres photos isolées
Confondant mon cœur en un autre
Que je n’ai jamais possédé
Mélangeant ta haine avec ma peine
Pour en faire un refus tranchant
Ici je suis pour en finir vite
Tes mots me désaltèrent
Comme la ciguë délicate
Tu aurais pu trouver mieux
Toi qui disais m’aimer avant
Moi je préfère le mur
Contre ma figure
D’autant plus que je sens ton regard
Se déporter façon reporter
Mélancolie de colères
Que le vent peint en mots
Moi qui n’ai eu qu’une seule faiblesse
C’est de perdre le sens une fois
Et de me mettre hors raison fort en colère
Déraison, certes mais des raisons
Enfin
Pour recouvrir ce chemin usé par les ans
Aurai je assez de sang ou de chair ?
Que je frappe encore ce front sale
Sur la muraille
J’ai des yeux troubles à dessiller …
P. 2005-01-20
Unital 5
Ps :
Certaines personnes savent où haler
Pour le soleil retrouver
Hors love il n’y a pas d’amour
Mais d’injustes détours
Certaines personnes savent où parler
Pour une certaine sagesse voir couler
Mais hors love il n’y a pas d’amour
Mais de fabuleux champs de labour.
Moi sais je pourquoi je continue
Poser les mots ne sert que l’inconnue
C’est ce que la vie poste souvent au coin de ma rue
Quand je vois autre que l’Ibis rouge, cette de mes mots qui prend, la grue.
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Pourquoi ? -2
Pourquoi souffrir quand tu peux courir ?
Pourquoi courir quand tu peux rougir ?
Si tu peux rougir, alors tu peux saigner…
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Pourquoi ? 1-
Pourquoi certains se croisent et ne se recontrent pas
Alors que d’autres se rencontrent et ne se croisent jamais… ?
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