Les Valentins—Le marchand de fleurs

C’est un marchand de fleurs
Ma colline, mon coin non fumeur
C’est un garçon d’honneur
Une vigne où le mistral se meurt

C’est un village aux couleurs
D’une mine et de sécateurs
C’est un accent majeur
Qu’on devine selon mes humeurs

D’ailleurs c’est mon naturel
Ailleurs je ne suis plus celle
Celle qui tournoyait à la St Jean comme les autres
Celle qu’on appelait la fille du moulin

Et c’est pour aller vivre ailleurs
Qu’on abîme ce qu’on était hier
C’est comme un dard en plein coeur
Une épine qui rougit de sa fleur

Ailleurs c’était l’avenir
D’ailleurs je m’voyais partir
Partir en fumée de ce côté de la colline
Quand on a vingt ans on parle d’avenir

Ailleurs l’herbe n’est pas plus belle
D’ailleurs j’ai honte de celle
Celle qui pour se faire aimer cachait son herbe folle
Même s’il en restait un brin dans ses paroles
D’ailleurs c’est pas naturel
Ailleurs je resterai celle

Celle qui s’embrasait à la St Jean comme les mômes
Celle qu’on appelait la fille du moulin
C’est au marchand de fleurs
Aux collines, aux anciens mineurs

C’est une part de bonheur
Une ruine où mon accent
Une ruine où mon accent
Une ruine où mon accent demeure

(Les Valentins/ Les Valentins)

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