Archives de novembre, 2004
Gainsbourg Serge - La Chanson Du Forçat 1 et 2

Oh oh oh qui ne s’est jamais laissé enchainer,
Oh oh oh ne saura jamais ce qu’est la liberté,
Moi oui je le sais je suis un évadé
Oh oh oh, faut il pour voir un ciel tout bleu,
Oh oh oh supporter un ciel noir trois jours sur deux,
Je l’ai supporté, je suis un évadé,
Oh oh oh faut il vraiment se laisser emprisonner,
Pour connaitre le prix de la liberté,
Moi je le connais je suis un évadé
Oh oh oh, est il necessaire de perdre la vue,
Pour esperer les soleils disparus,
Je les vois briller je suis un évadé,
Oh oh oh qui le sait, jamais laissé enchainer,
Oh oh oh ne saura jamais ce qu’est la liberté,
Moi oui je le sais je suis un évadé
La chanson du forçat 2
À dire vrai
Je suis un faussaire de compagnie
À dire vrai
Je suis un faussaire de compagnie
Un preneur de large
Un joueur de courant d’air
Un repris de justesse
Un éternel évadé
Un repris de justesse
Un éternel évadé
Un faiseur de trous
Et un casseur de verrous
Un sauteur de murs
Et un forceur de serrures
Un sauteur de murs
Et un forceur de serrures
Un faiseur d’la belle
Et un limeur de barreaux
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Diogène 4002
c’est un joli thème non ?
semblable à toi-même
pauvre con…
un homme d’honneur ?
quand il le faut, bon !
pas croire cette terreur
un homme donneur
et ça non
rien n’est bon
c’est un joli thème non ?
…
homme blanc coeur noir
se couche au fond du bois le soir
c’est un joli thème non ?
…
il t’aime et il saigne
il fuit et il traine
il pleure des chataignes
c’est un joli thème non ?
…
c’est le requiem nouveau con
je frappe les murs blêmes de mes poings
c’est bête si je saigne
mais je sais pourquoi
cette envie de coller une beigne
il saurait aussi pourquoi
non ?
c’est un nouveau thème
sur une vieille rengaine
sur que là je dégaine
le requiem nouveau con.
Pant 2004 11 25
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Les Valentins—Le marchand de fleurs
C’est un marchand de fleurs
Ma colline, mon coin non fumeur
C’est un garçon d’honneur
Une vigne où le mistral se meurt
C’est un village aux couleurs
D’une mine et de sécateurs
C’est un accent majeur
Qu’on devine selon mes humeurs
D’ailleurs c’est mon naturel
Ailleurs je ne suis plus celle
Celle qui tournoyait à la St Jean comme les autres
Celle qu’on appelait la fille du moulin
Et c’est pour aller vivre ailleurs
Qu’on abîme ce qu’on était hier
C’est comme un dard en plein coeur
Une épine qui rougit de sa fleur
Ailleurs c’était l’avenir
D’ailleurs je m’voyais partir
Partir en fumée de ce côté de la colline
Quand on a vingt ans on parle d’avenir
Ailleurs l’herbe n’est pas plus belle
D’ailleurs j’ai honte de celle
Celle qui pour se faire aimer cachait son herbe folle
Même s’il en restait un brin dans ses paroles
D’ailleurs c’est pas naturel
Ailleurs je resterai celle
Celle qui s’embrasait à la St Jean comme les mômes
Celle qu’on appelait la fille du moulin
C’est au marchand de fleurs
Aux collines, aux anciens mineurs
C’est une part de bonheur
Une ruine où mon accent
Une ruine où mon accent
Une ruine où mon accent demeure
(Les Valentins/ Les Valentins)
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Pen-cil en trainée
J’ai le décalage en retard
Encore une histoire trop tard
Y retrouver une goutte d’espoir
Je sais que c’est ton rêve d’un beau soir
De mai.
Bad dream for the reason why
Et les étincelles sur mes doigts
Qui rugissent presque d’effroi
As alike wind in the sky
Les trois colonnes en succès
Miracle de l’éternité en sachet
J’ai refermé les yeux une fois de trop
Le feu qui prend mes pupilles
Les flammes qui gagne ma pupille
Mon cœur est ma défaite
Là cette fois c’est le néant qui fait la fête
Se retrouver partagé
En mille feuilles par moitié
Seul en mirage comme un ange brûlé
J’essuie encore une larme sur mes doigts
Si tu veux savoir
J’avais si peur que mon sang reprend dans la glace
Si tu veux savoir
Ma nuit fut sauvage, et sans histoire
Juste mauvaise en désespoir
J’ai ressenti vive voix le feu en mépris
Et les flots qui rugissaient au bout du fil
Mille et moins encore de moi en émoi sur le palefroi
Ma chair compagne de ton cœur
Mon cœur en souffrance comme dahlia
Noir comme l’espoir cette nuit là
Mobilisant encore et encore
Les vagues courants de lumière
Posés au creux de mon cœur
J’ai provoqué la crue comme on lance la criée
Ondes enfin maîtrisées de mon amour pour te tranquilliser.
Pourquoi en fait moi sais je aimer ?
Des fois je ris d’en ressentir l’effroi.
Tout ce que je suis ne sert à rien
Comme le vent captif dans un mausolée
Comme le temps dans le sablier enfermé.
Tout ce que je fais c’est créer de la peine
Et là je ne peux qu’en pleurer.
Et je sais que cette nuit encore je recommencerai…
Pant 2004-11-24
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Argance
Ignames en troupeau
Caresse ô marteau
L’ombre de mon cœur
Et son errance de flambeur
Chasse au fond des lois
L’amour comme une proie
Armé de baisers humides
Faire fi de ces tristes ides
Il y a ailleurs d’autres jours
Et de meilleures garanties
L’ombre y brille sans souci
Lumière interne aussi l’amour
Une seule rime
Pour guérir l’abyme
Fugace réalité coming
Let the love just arriving
Sourire qui guide en souvenance
Une altérité comme errance
Qui trouve le juste repos
Autour d’une âme déposée en dépôt
Pant 2004 11 20
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Mâchoire d’acier à Port-Vendres.
Les nénuphars éteignent le soleil en absence,
Lumière intestine, saudade et pastels
La chaleur est une caresse
Qui s’étale sur le rivage bleu des nuages
Alors ainsi comme un défi
J’avale le coeur en même saveur
Soulagement solide enfin
Mirage automne comme soudain
Mille heures qui se couchent sur mon destin.
Et ils prennent leurs fusils, s’enlisent dans la gomme incestueuse, ils prennent le maquis, comme ils baisent, en compressant le fût de leur calibre. Ils s’éloignent en maugréant, ils s’éloignent en pas de deux. Deux fois par deux, trois fois par trois, quatre sur huit, et deux fois moins cuites, l’hiver est une fin d’heure et l’ivresse qui passe par les mots s’ironise dans le mal être. La chaleur arme mirage, y puise l’écorce du fer dans le feu des danses exquises, la chaleur y presse le cœur de nos palmures suintantes, la chaleur y brise les palsambleu anciens, et les divers calembredaines, brûle en méfiance sauvage, en rive mourante, les carcasses posés là, écartelées par le sable, par le bruit infesté du temps maître de l’avant.
La fenêtre de lancement est bien pauvre, étroite, et balance en mausolée les ridelles de l’avancée correcte. La cible est un néon, fauve du néant, qui s’oublie dans le clair du diamant posé là entre tes seins. Libre coup bas sur la transparence lunaire de ta peau, et qui s’embrase dans le palimpseste igné de mon regard.
Transparence de l’eau, fontaine, fontaine, comme elle coule là où libre est le sel. Et les rimes sur les fumées de l’errance, les mots glacés/glaçons que l’on repose sur le cercueil/prison. Murailles clandestines et les lions sur la ville, arrêtés par les tanks, armés de feuilles bleues. Agitant les cœurs comme ferveur. Palestine/Ivoirine le cœur de l’enfant toujours y saigne en innocence condamné.
Tomber, tomber encore, recueillir l’ivresse comme la plume, et la regarder décoller sur les ailes des damnés. Et l’épée que je traîne, ivoire même que j’étrenne, des envies qui m’entraînent, sur un chemin de traîne, loin du rail qui freine les wagons de l’oubli.
J’ai des caresses en sursis, et leurs larmes souveraines en otage. Pour en finir comme pour une mauvaise image, je referai une lettre, qui s’ajoutera à la précédente, une lettre qui s’étage en démo. J’y posterais ensuite dans le ciel, une lettre de souvenirs, rien qui ne resterait à vivre, mais des silences, car eux s’envoleraient facilement.
Je dépose sur le sel, des mots de soutien, des larmes figés comme des caresses qui n’auraient jamais souffertes de la douceur tranquille de ta peau. J’y ai aimé ce sourire, qui jaillissait comme le feu sur le torrent, mais si proche que le ciel soit, rien ne me permettra jamais de couper mon âme en deux. J’aurai aimé être ce fleuve livresque qui baigne les ombres chairs, mais les odes, les lais, les chants, jamais, bien chantés par ma voix de gauche, seraient funestes pour d’autres raisons. Un fantôme alors, dressé sur le pont de la calabraise, barque où le mat, se matte pour me laisser naviguer. La toile lourde et courte fragilise.
Un voile de requins qui repousserait
Vers les horizons lointains
Une toile de sequins robe à composer
Libérer ta peau de la chaleur de la laine
Poser l’urne et les cendres sur le sol
Souffler une fois ouverte sur le doux mélange
Et s’embraser comme si le temps reculait
Redevenir ce feu qui prenait nos chairs
Pour ne laisser là que nos tourments
Lais libérés de ces instants
Comme s’il n’existait plus de l’amour
Que des songes rapiécés
Une voile de sequins et mon cœur pour la fixer
Sur ta peau adoucie de mes cendres
Et par l’esprit qu’il me reste
Te mener jusqu’à Port-Vendres.
Lame lame et le feu
Qui de la forge éteint l’acier
Quid de la force qu’étreint mon cœur
Sur la lame,
Suit la larme
Suis-je en alarme
A chaque doigt que je dépose
Sur le coin de la table
Comme un domino
Tu poses un baiser
Sur le coin opposé de mon cœur
Inutile couleur, inoculée douleur
Chair qui rugit comme au délire
Lame lame et nous deux
Qui entame comme le vent dans nos sangs
Les pirates de l’oubli pourriront comme l’orage dans le temps
Larme larme et tout deux
Paresseux dans la nuit
Chaque regard comme hurlé
Se dépose sur la grille portée au feu
Fer rouge qui colore mon sang
Une autre ride sur ma chair
Pour y masquer ce qui me traîne en avant
Avant
Libérer les chaînes
Comme le souvenir de Madeleine
La toute première fois
Comme ruiné sur cette étoile
Station debout
Porte huit et tourne à droite
Couloir où reposer
Sur le sol, tout au long
Comme un câble. Enroulé.
Fœtus éclectique. Retomber.
Désirable mystère. Replier.
Sur cette fleur en songe les lunes qui briment en infortune, mes rires déjà brouillés, mes soupirs emmêlés. Une odeur psycho-active presque une douleur associative, un calme délice qui se déplace vers l’infini. Sur cette fleur mensonge, le parfum s’est dédoublé, les rêves, ceux qui brisent le temps quand on est seul sur le seuil, à l’ombre des deuils en barre, les rêves ont ce soir le goût de folie, et je tremble, chair en soucis songeant sans doute à se désincarcérer de mon cœur, de mon âme, de mon esprit sans doute, non pas sans doute, loin de tout, loin de là, loin d’aimer, loin du temple mais proche du mausolée. Désolé.
C’est ici la mâchoire que je tiens serrée, et qui m’empêche de tomber, et m’empêche de hurler, m’empêche de parler. Et retiens d’un charme, les larmes. Encore que, encore que, elles ne coulent pas sur mes joues, non, elles ne coulent pas. Elles ruissellent sur le papier, sur chaque lettre, chaque mot, qu’elles déforment, qu’elles décharnent, qu’elles brûlent, et que pourtant que j’essaie de retenir, mais, mais… je ne peux pas, je n’y arrive pas, c’est captif mon cœur, c’est prisonnier du moment que tombent les mots en falaise. En malaise. En fadaises. Et l’on me reprochera je le sais d’y mettre trop de feu, que la charge émotionnelle est intense. Je sais, je sais, mais qu’y puis-je, je me suis laissé capturer. Pas vraiment volontaire, non, pas vraiment désireux. Pas vraiment.
J’étale là mes soucis
Que faire que faire pour toi la vie n’est pas
L’ennuie mais la nuit qui s’enfuit
Tristesse maladresse
Pas de tendresse
La folie veut guérir mes plaies
Dominicales ombilicales stomacales et tant pis
Quid de l’acide plein la peau
Va brûler tous les maux
Et dissoudre tous mes os
Palmipèdes assoiffés
Rêves octuples cassés symboles enlisés
Crimes autres sphères méritées
Vaisselle porcelaine creusée sur le ciel de nos lits
Et puis en finir par se gaver
Novocaïne comme granulés
Voire même comme sucreries intestines
Derniers mots ?
Qui de nous sourit ? Qui de nous s’enfuit ?
Les parenthèses les sans soucis
Les meilleures ennemies
Les éternelles amies
J’espère je pleure je crie
Enfin parfois la nuit
Et ensuite frapper les tempes
Coups de poings
Arracher couper déchirer
Cette chair
Qui m’a blessé
Et trop marqué
Alors marquer de lignes rouges
Entrelacs de mon amour
Et revenir si peu blessé que je soupire
Seulement vraiment et tendrement
Qu’un dernier souffle imprime son cri dans cette litanie
Et j’aime l’idée de la fosse, de la fange, l’idée que le temps me mélange, que je finirai sûrement dans les eaux du Gange, en querelle. Des cendres sur le ciel, monter sur le sol, me laisser errer en terroir.
Caresser aussi les fleurs de plastiques, et tous les thèmes du mausolée du silence.
Inutile, comme le souffle, la caresse, les audaces, souvenir qui revient.
Soudainement mes pas, qui retracent, comme un autre chemin, en cadence, mille errances.
Et les lunes, revenir.
J’y retrouverai, mes larmes coulées, et les sourires là hauts collés.
Et je marche. Sous les soleils qui repeignent les images sur les murs, en ocre et même en or.
Et mes pas, y revenir, comme on hante un souvenir,
Et là où je me désespère, comme on dit.
C’est que le midi ne sait plus provenir que de l’oubli, une sentence, indolence.
Incohérence du destin,
Insolence
Qui me traîne, plus de pas
Qui me draine, entraîné sur les draps
Blancs de perle, sacré de vent mauve
Et l’oubli
Incidence comme un mépris, une cause indéfinie.
Et la fin
Comme faim
Enfin, de suite, fêlure de plastique, acidose en overdose, et mélange de fin de règne.
Pant 2004-11-10
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la mâchoire serrée…
Sur cette fleur en songe les lunes qui briment en infortune, mes rires déjà brouillés, mes soupirs emmêlés. Une odeur psycho-active presque une douleur associative, un calme délice qui se déplace vers l’infini. Sur cette fleur mensonge, le parfum s’est dédoublé, les rêves, ceux qui brisent le temps quand on est seul sur le seuil, à l’ombre des deuils en barre, les rêves ont ce soir le goût de folie, et je tremble, chair en soucis songeant sans doute à se désincarcérer de mon cœur, de mon âme, de mon esprit sans doute, non pas sans doute, loin de tout, loin de là, loin d’aimer, loin du temple mais proche du mausolée. Désolé.
C’est ici la mâchoire que je tiens serrée, et qui m’empêche de tomber, et m’empêche de hurler, m’empêche de parler. Et retiens d’un charme, les larmes. Encore que, encore que, elles ne coulent pas sur mes joues, non, elles ne coulent pas. Elles ruissellent sur le papier, sur chaque lettre, chaque mot, qu’elles déforment, qu’elles décharnent, qu’elles brûlent, et que pourtant que j’essaie de retenir, mais, mais… je ne peux pas, je n’y arrive pas, c’est captif mon cœur, c’est prisonnier du moment que tombent les mots en falaise. En malaise. En fadaises. Et l’on me reprochera je le sais d’y mettre trop de feu, que la charge émotionnelle est intense. Je sais, je sais, mais qu’y puis-je, je me suis laissé capturer. Pas vraiment volontaire, non, pas vraiment désireux. Pas vraiment.
Alors comme là je sens enfin poindre les vraies larmes, je vais pouvoir déposer les mots, et prendre un mouchoir. Et je me tais donc, c’est mieux pour tous. C’est trop lourd. Et c’est inutile.
Pant 2004-11-07
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