Heurt Gris Vert

Les nénuphars éteignent le soleil en absence,
Lumière intestine, saudade et pastels
La chaleur est une caresse
Qui s’étale sur le rivage bleu des nuages
Alors ainsi comme un défi
J’avale le coeur en même saveur
Soulagement solide enfin
Mirage automne comme soudain
Mille heures qui se couchent sur mon destin.

Et ils prennent leurs fusils, s’enlisent dans la gomme incestueuse, ils prennent le maquis, comme ils baisent en compressant le fut de leur calibre. Ils s’éloignent en maugréant, ils s’éloignent en pas de deux. Deux fois par deux, trois fois par trois, quatre sur huit, et deux fois moins cuite, l’hiver est une fin d’heure et l’ivresse qui passe par les mots s’ironise dans le mal être. La chaleur arme mirage, qui puise l’écorce du fer dans le feu des danses exquises, la chaleur qui presse le cœur de nos palmures suintantes, la chaleur qui brise les palsambleu anciens, et les divers calembredaines, elle brûle en sauvage, en rive mourante, les carcasses posés là, écartelés par le sable, par le bruit infesté du temps maître de l’avant.

La fenêtre de lancement est bien pauvre, elle est étroite, et balance en mausolée les ridelles de l’avancée correcte. La cible est un néon fauve du néant, qui s’oublie dans le clair du diamant posé entre tes seins. Libre coup bas sur la transparence lunaire de ta peau, et qui s’embrase dans le palimpseste igné de mon regard. Transparence de l’eau, fontaine, fontaine, comme elle coule là où libre est le sel.

J’ai posté dans le ciel, une lettre de souvenirs, rien qui ne reste à vivre, mais des silences, car eux s’envolent facilement, j’ai déposé sur le sel, des mots de soutien, des larmes figés comme des caresses qui n’auraient jamais souffertes de la douceur tranquille de ta peau. J’ai aimé ce sourire, qui jaillissait comme le feu sur le torrent, mais si proche que le ciel soit, rien ne me permettra jamais de couper mon âme en deux. J’aurai aimé être ce fleuve livresque qui baigne les ombres de ta chair, mais les odes, les lais, les chants, jamais bien chantés par ma voix de gauche, seraient funeste pour d’autres raisons. Un fantôme alors, dressé sur le pont de la calabraise, barque fugace où le mat, se matte pour me laisser naviguer. La toile lourde et courte fragilise.

Une voile de requins qui repoussent
Vers les horizons lointains
Une toile de sequins robe à composer
Libérer ta peau de la chaleur de la laine
Poser l’urne et les cendres sur le sol
Souffler une fois ouverte sur le doux mélange
Et s’embraser comme si le temps reculait
Redevenir ce feu qui prenait nos chairs
Pour ne laisser là que nos tourments
Lais libérés de ces instants
Comme s’il n’existait plus de l’amour
Que des songes rapiécés
Une voile de sequins et mon cœur pour la fixer
Sur ta peau adoucie de mes cendres
Et par l’esprit qu’il me reste
Te mener jusqu’à Port-Vendres.

Sur la lame,
Suit la larme
Suis-je en alarme
A chaque doigt que je dépose
Sur le coin de la table
Comme un domino
Tu poses un baiser
Sur le coin opposé de mon cœur
Inutile couleur, inoculée douleur
Chair qui rugit comme au délire

Chaque regard comme hurlé
Se dépose sur la grille portée au feu
Fer rouge qui colore mon sang
Une autre ride sur ma chair
Pour y masquer ce qui me traîne en avant
Avant
Libérer les chaînes
Comme le souvenir de Madeleine
La toute première fois
Comme ruiné sur cette étoile
Station debout
Porte huit et tourne à droite
Couloir où reposer
Sur le sol, tout au long

Comme un câble. Enroulé.
Fœtus éclectique. Retomber.
Désirable mystère. Replier.

Pant 2004-10-31

2 pensées sur “Heurt Gris Vert”

  1. Des mots voyageurs, par deux nobles coeurs posés, les jours de novembre s’inspirent et tremblent de vos plumes messieurs !

    fanatique des pentes…….! je suis à l’écoute d’autres discours !!!!

    Lisa anna

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