Dissociation ++ version déf

J’aimerai pouvoir manger cette armure, acier pur sucre lent mâtiné d’or noir; j’aimerai pouvoir parler sans lutte pour échanger mes lacunes contre celles des apôtres de la Une. J’aimerai sécher les lunes de Valréas, éreinter ses tornades, et briser ses rancunes, mais, mais…

Dissociation, phénomène luisant de prolégomènes agissants.

Comme en fait cet autre moment, lui, inversant le propos de ces précieux instants, redistribuant les notes, les cadences, dans le vent de ma tête sale. Dissociation tel est son nom. Elle coupe, elle saigne, non, c’est nous qu’on saigne, qu’on découpe, qu’on estropie au nom d’un ciel qui n’est plus le notre. Au nom d’un peut-être, d’un pseudo mystère, calvaire d’un ésotérisme de bazar qui se montre uniquement dans ces instants là avec le leitmotiv inique de « rassemblons ce qui est épars ». Idiots. Plutôt, ce « qui était part », voilà le secret s’il n’est pas regard, cette suite nautique, qui serait encore plus loin, qui nous mènerait à la deuxième porte, la dissociation du regard. Tiens, l’autre matin, je me lève, je me lave, je déjeune à peine, les ombres peuplaient encore mon corps, et mon ventre se serrait contre elles, salaud de ventre. Je sors, prendre le train pour aller bosser, passer rapidement au bureau, avancer et débrouiller les pensées, quand voilà c’est là, enfin ce n’est plus là mais tout comme, moitié du corps supérieure saisit d’un flots d’ondes, d’un flot inique d’idées, de pensées : « et, si mes jambes étaient restées au lit, je les regarde, et je les vois vêtues de mon bas de pyjama, je ne les sens qu’à peine, en fait comme un songe, comme un souvenir, une rémanence, alors est ce que j’avance ou pas ? Est ce que c’est une illusion ou enfin une réalité qui surgit dans l’instant pénible et hors routine de cet univers ? »

Alors voilà en fait : dissociation :

Souvenirs de la brume, souvenirs d’une brune.
Nuit doux linceul
Voyage hors de l’unicité
Voyage sans espoir
Sans lumière, sans hasard
Mais est ce vraiment toi voyage
Ou seulement déplacement mal fait
Plans du réel mal joints
Erreur manifeste du Faiseur

Et les marches dans la brume ? Elles font de nous des fantômes, fantoches images d’un être abandonné. Alors dissociation, l’être n’est qu’un mensonge. Il croit paraître, apparaître et disparaître, mais être n’est rien, n’est qu’épars celui qui croit être, mal rassemblé, mal assemblé. Paroles pour le spectacle, et les faire remuer sur la scène tels des spectres allusifs d’un fanatique mouvement pour leur donner des ailes qui ressemblent à la vie. Ils semblent, ils se ressemblent, ils collent entre eux, les paumes de leurs mains à poignées sacrificatoires, ils galopent sans bruit, derrière les cités, pour se gaufrer soudain, dans les bras de leur putain. Exalter les corps corpusculaires de quelques pseudo mouvements d’onction, quelques « tu vas tu reviens », et l’expulsion subvient. L’affreux n’est qu’un huissier, qui frappe fort à la porte, emporte, s’emporte, laisse partir le flot, et repart sous couvert de la règle qu’il agite comme une loi suprême :  »j’ai une femme à la maison » crie-t-il, et s’ensauve le méprisable débiteur, laissant la maraude marauder, rechercher sans désir plus que fugace, les restes de sentiments, qu’elle a cru voir tomber sur elle par instants. Fugaces, tout est illusion saumâtre, tout a baigné dans le désir acide. Et ainsi éclate une fois de plus, la vraie face de la réalité, l’arrêt alité de ma mort alité. l’arrêt suffisant, et la gigue du cul, qui finit dans la raie du mien sacrifié… et le bouillon cube dit elle, et le bouillon cube ? Est il si efficace que la saveur survient quand l’odeur me prend le palais, quand l’acide promet l’éternité libérée. La faire est fourmi dame, la mettre est autre dose, la composer comme sur une rose, fait dans nos mains qu’elle explose, des missions prêtes pour la surdose. Maîtrisons le propos, tout se disloque, cause d’absence de lien, rien ne me compose que l’absurdité de ces instants, qui laisse parler le bouffon et l’historien du futur bien imbibé de calembredaines presque crues. Etre écoeuré comme pour un rien ? C’est mieux de pleurer. Dans le bureau chacune se cache à elle même, et Fugace tel est son nom se présente à la table. Horreur déshabillée, Extrême, belle à coucher, se pâme, heureuse d’être bue. Splendeur d’histoire qui se veut fourrée de plumes là où il faut. Qu’elle soit douce à toucher, et que les murs ne puissent l’abîmer. C’est pas une trêve, juste une sale habitude, celle de crever les brumes de ses yeux avec des pointes matinées de larmes et déglacées d’acide pris sous mes pieds. Infernal télégraphe qui nous mène au doux chemin de l’infini. Et qui caresse les ombres à demi. Retrouver le soleil. Calmer les ardeurs qui s’ensommeillent. Et les Fugaces attablées sur le sable, allongées de mètres cubes d’eau sale. Toujours se raconter, se laisser saler, se laisser recuire, par les ardeurs intimes.

Et alors et les regards ?

C’est un rien qui assassine, un rien qui touche le manche du sabre, qui remplit aussi le seau de sable fin pour enfourner les mots, dans cette bouche d’humain, et les maux refluent, et l’audace ingénue, et l’instant à moitié nu, et elle qui se moque, encore sure d’elle même, même pas assez vioque pour maquiller ses lèvres, et casser les audaces de la capitale éternelle, qui rode dans l’espace d’un rêve sidérant.
Alors je pose les mots, les uns parmi les autres, laissant parler là l’idiot, qui se veut presque un apôtre, un soldat du peut être, du pourquoi pas, un romain sans tête, qui s’oublie déjà, qui oublie encore les misères sauvages, de l’instant où se posent vos yeux, sur ces candidats rouillés pour vos synapses décadents.

Tu vas loin, tu vas loin ! Est il espoir ? Est il instant du réel ? Je ne connais que ce que je vois, l’hiver et ses dits doigts. Petite fille en frise sur un mur illusoire, et sa proie est la nuit. Moi ma proie est l’ennnui, et avec trois n, je vous en prie. Je vous en prie sans haine je le sais ça s’écrit comme l’innocence, c’est pas une ennemie.

Chez nous on catapulte ! Et les néons ont le regard acier des lycaons. Peut être, peut être, mais la nuit est subtile, et le regard se glace sans bruit. Et les éclairs qui pointent leurs doigts sur la table ? Vous vous en foutez ! Comme des rêves insanes ils ont gorges pliées ! Mais dans les mensonges actualisés de cette torride journée j’aimerai laisser comme souvenir l’inutile raison de ma raideur digeste.

Alors ces noeuds ? Nodale, nodale est la raison, éternité rien sans déraison, pas des raisons, les raisins de la colère, prenez et lisez, prenez élisez. Regards pas peu fiers, mais où est la lunette arrière ?

Pas de réponse, m’étonne pas, personne je dis bien personne ne sais que les nuages ont des regrets quand le silence leur permet de coucher le soir au grenier. Moi encore qui voit ce soir une matinée bien sombre.C’était la nuit par ici alors c’est encore un mensonge ? Pourquoi ? Pourquoi pas. Les regards ne sont que des monstres qui ont leurs os à ronger et vos amibes mitochondriales à baiser.

Bombe d’acier ma soeur belle à frapper, à casser
tu trembles ? Va fait moi mal, les ombres sont là pour me bercer
dans les pénombres de la mort m’emmitoufler.

Lune à par coeur dis tu ? Drôle de coeur, qui part en éclipse,

Mais bon le mien est renfermé à dix mille tours, personne ne trouvera les clés.

Je les ai bouffées.
Entrouvrir les portes, peuh, peu, très peu de rêves valent le détour. Les Armoires n’ont jamais que deux portes,

Les âmes noires n’ont jamais que deux prêtres.

À consumer !

Étrange habitude. Étrange solitude.

Le chaman est un ange de la terre, et il tremble pourtant. Tu fais du mal aux tiens ?

Quel hasard, c’est un dommage, et c’est bien dommage, mais je ne suis pas mage, je fais la même chose, c’est homo cultural et je file dans ta chambre prendre un livre.

Tu fais des mots, des larmes, de mille faux. Couper ainsi les plis du réel, décorer en tranche sur le verre multiple de mes rizières métalliques, le délicat odéon de mes pensées.
Four words et les mille lieux pour les teinter. J’aime les raisons, les « on », les éons, les raisins, les uns et surtout pas les autres. Je les hais, les plante en une longue haie, et taillant dans le vif des sujets. Rétablir en quelque sorte, un juste milieu, un juste au milieu, qui prendra entre nos mains tous les restes pour en faire le meilleur de mes voisins.

this is homeworld. Chemise bleue maquillée pleins feux. hideux.peuh ! Fais je vraiment des envieux ? Tout en bleu, pas heureux, pas envie de vivre dans un creux, seul, malheureux, hideux. Larmes ? Doutant de tout, charme disparaît, désir réapparaît, enfin, enfin. Oui en fin. Bien que de fin on ne soit encore qu’au début d’un tout qui affleure comme un rêve écorne la sentence malhabile sur la rive d’un baiser.

Lumière, faiblarde, ancienne, antédiluvienne, pourquoi ? Des fourmis de trente, du calibre de douze, et des amateurs de partouze ? Tant que, tant que. Ça ne me dérange pas, enfant, pas l’enfant, pas moyen. Je sors le sabre sais tu, et je tranche, sans ambivalence, sans connivence, impossible je ne te suis pas. Honte ! Chaleur, massacre de l’innocence ! Laideur brute, ou brute laideur ?

Je ne sais, mais les lourdes portes métalliques qui masquent l’instant, pourrissent, rouillent comme la chair moite du vieil amant, ce salaud rupin aux mille sangs.

Comment fait on ? Les mirages sont devenus le pain quotidien, le soupir de l’impétrant, le mirage des lumières. Alors comment fait on ? Le silence est le moyeu de toutes nos conversations, entre deux mots il règne, il s’installe, en cadence il nous sépare tous en tout. Alors l’usage, l’usagé, le client, le souvenir du néant, le portier de l’elfe amer ? Quel est il ? Quel est son rôle ?

Ivresse. Si l’anse dans laquelle la combe s’écoule est face aux rigueurs de l’hiver, aucune ivresse ne saura la faire couler, gelée, épuisée par le froid et les frimas, rien ne bouge, tout dort. Alors le Causase s’efface contre le ciel, et le ciment du matin écrase la lune et le ciel sur la masse nuageuse et contre les collines et les monts célestes.

Marauder, poursuivre les instants et masquer les voeux les souhaits et les affecter dans les songes de l’enfant. Illusionner l’amour pour en faire un rendez vous, une caresse de cilice. Et n’oubliez pas la Discipline, cette corde pleine de sang séchée qui traîne sur notre lit. Amère.

Tango douze année blues

Pant.2004.

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