Archives de octobre, 2004
Heurt Gris Vert
Les nénuphars éteignent le soleil en absence,
Lumière intestine, saudade et pastels
La chaleur est une caresse
Qui s’étale sur le rivage bleu des nuages
Alors ainsi comme un défi
J’avale le coeur en même saveur
Soulagement solide enfin
Mirage automne comme soudain
Mille heures qui se couchent sur mon destin.
Et ils prennent leurs fusils, s’enlisent dans la gomme incestueuse, ils prennent le maquis, comme ils baisent en compressant le fut de leur calibre. Ils s’éloignent en maugréant, ils s’éloignent en pas de deux. Deux fois par deux, trois fois par trois, quatre sur huit, et deux fois moins cuite, l’hiver est une fin d’heure et l’ivresse qui passe par les mots s’ironise dans le mal être. La chaleur arme mirage, qui puise l’écorce du fer dans le feu des danses exquises, la chaleur qui presse le cœur de nos palmures suintantes, la chaleur qui brise les palsambleu anciens, et les divers calembredaines, elle brûle en sauvage, en rive mourante, les carcasses posés là, écartelés par le sable, par le bruit infesté du temps maître de l’avant.
La fenêtre de lancement est bien pauvre, elle est étroite, et balance en mausolée les ridelles de l’avancée correcte. La cible est un néon fauve du néant, qui s’oublie dans le clair du diamant posé entre tes seins. Libre coup bas sur la transparence lunaire de ta peau, et qui s’embrase dans le palimpseste igné de mon regard. Transparence de l’eau, fontaine, fontaine, comme elle coule là où libre est le sel.
J’ai posté dans le ciel, une lettre de souvenirs, rien qui ne reste à vivre, mais des silences, car eux s’envolent facilement, j’ai déposé sur le sel, des mots de soutien, des larmes figés comme des caresses qui n’auraient jamais souffertes de la douceur tranquille de ta peau. J’ai aimé ce sourire, qui jaillissait comme le feu sur le torrent, mais si proche que le ciel soit, rien ne me permettra jamais de couper mon âme en deux. J’aurai aimé être ce fleuve livresque qui baigne les ombres de ta chair, mais les odes, les lais, les chants, jamais bien chantés par ma voix de gauche, seraient funeste pour d’autres raisons. Un fantôme alors, dressé sur le pont de la calabraise, barque fugace où le mat, se matte pour me laisser naviguer. La toile lourde et courte fragilise.
Une voile de requins qui repoussent
Vers les horizons lointains
Une toile de sequins robe à composer
Libérer ta peau de la chaleur de la laine
Poser l’urne et les cendres sur le sol
Souffler une fois ouverte sur le doux mélange
Et s’embraser comme si le temps reculait
Redevenir ce feu qui prenait nos chairs
Pour ne laisser là que nos tourments
Lais libérés de ces instants
Comme s’il n’existait plus de l’amour
Que des songes rapiécés
Une voile de sequins et mon cœur pour la fixer
Sur ta peau adoucie de mes cendres
Et par l’esprit qu’il me reste
Te mener jusqu’à Port-Vendres.
Sur la lame,
Suit la larme
Suis-je en alarme
A chaque doigt que je dépose
Sur le coin de la table
Comme un domino
Tu poses un baiser
Sur le coin opposé de mon cœur
Inutile couleur, inoculée douleur
Chair qui rugit comme au délire
Chaque regard comme hurlé
Se dépose sur la grille portée au feu
Fer rouge qui colore mon sang
Une autre ride sur ma chair
Pour y masquer ce qui me traîne en avant
Avant
Libérer les chaînes
Comme le souvenir de Madeleine
La toute première fois
Comme ruiné sur cette étoile
Station debout
Porte huit et tourne à droite
Couloir où reposer
Sur le sol, tout au long
Comme un câble. Enroulé.
Fœtus éclectique. Retomber.
Désirable mystère. Replier.
Pant 2004-10-31
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Tango Six de lys. Noirs.
Comment rire de moi ?
Quand le vent s’est dressé, le fil en est tombé
Sur les étoiles milles rides
Comme on me mime un rendez-vous
Est-ce priver la tempête de vent
Qui me fera plus coucher
Dans l’œil ? Prendre mon repos
Comme un répit instantané
Comme un repas instant damné.
Est-ce priver le soleil de lune
Qui fera bruire un peu plus tes ailes
En faux cils ? Caresser le mystère
Unité salage d’un rivage insane
Comment me lis-tu moi qui ne veux que relier
Les âmes et les autres mêlées
Une bergère a son amitié,
Un pauvre mâle vibre sous le décolleté
C’est facile, inutile. Placer les mots, comme on respire, même en un rythme. Comment écrire « je suis un salaud » ? Y a t il une beauté à massacrer dans le sourire qui pointe sous sa robe amidonnée ? Un doux amour, qui reste à souhaiter, encore que vivre en rêve n’efface pas les larmes couchées sur le papier, et que reste-t-il de mots à respirer dans cet élan ? Aucune source, aucune rive, rien que des soupirs, rien que des désirs, au plus fou même quelques délires, mais en fin de soir, que reste-t-il pour me nuire, que reste-t-il dans l’obscur qui m’ennuie, qui s’engouffre dans le mitan de nos soucis ?
Les gestes ennemis, et les sourires conquis, quel souvenir de nuit, quelle veste endosser, je veux tranquille m’allonger, et laisser partir la nausée. Image du repos, sur un voile ta peau, une caresse, un propos, imagine un miracle, un naufrage en cadence, un rivage sans récifs. J’aimerais savoir, ce qu’il pourrait lui dire, même lui écrire, pour accrocher son cœur, et faire partir ses peurs, s’envoler ses frayeurs. J’aimerais creuser les livres de ma chair, pour y retrouver l’aube, et la chaleur de ses matins.
Encore une octave, monter la gamme, essuyer les notes, déverser le torrent dans ce milieu de lune, laisser souffler les plumes, et encore rincer nos bouches, bleuies par le temps, et la glace salée. As-tu déjà un nom toi qui te cache dans mes peines, te donner un prénom, un souvenir, une idée, tout cela me tente, mais laisser monter l’attente, laisser s’ouvrir le charme, une larme, un calice, un chemin à paver, une mine de fer, cime en ruine, étole importune. Tu peux m’isoler, ce sol est humide, une torche plantée, est ce que tu sais, pourquoi, pourquoi nos rêves et nos désirs, ne donnent jamais lieu, mais se cache au milieu, où se niche enfin, cette perle bleue que l’on nomme jouissance, est encore en jeu, est ce un essai, un pari qui se défait ?
Un film, tout neuf en plastique, un courant vieux tout sauf éclectique, je voudrais voir tu sais pour que toi…
Mille doigts, et la moitié posés, les autres découpés, la table est mise à coté, et le vent couche les peupliers, c’est une sauvage entrevue, c’est un désastre imprévu, comme une histoire de la rue, comme une ruche déchue, comme un souvenir inconnu, une ville qui se brise en deux, un enfer avec les yeux, une ivresse qui meule en surface, je sais rien n’est pas plus pareil, je cache le soleil aussi, mes larmes sont de la vie, qui se dévoilent en surface, et se masquent dans le platre, je sais, je sais, encore quelques mots, encore, encore mille mots, encore des peines à coucher, encore des larmes à moucher, encore des soirées factices, des vils sans orifices, et des tuyaux en décadence, en déca-danse.
C’est comme un projecteur, un électro-choc, comme on me mine en rendez vous, je veux plus revoir ces souvenirs. Effacer tout dans l’astreinte les souliers vaisselle cassée, comme lave, étoile est en succion, l’hiver veille la moisson, et où se passe donc la fin, cette finale en fusion ?
Fais-moi l’original, mais comment vais le refaire ensuite ? je veux que tu me relises, comme pour une nouvelle surprise, une triste découverte ou une belle entreprise. Envie qu’on se relie, comme un désespoir en cascade, union des séparables, mystères indécouvrables. J’écris pour mieux mourir, laisser le vent me détruire.
« My baby suit institute », je file à l’école du blues, je suis en retard, et comme c’est moi qui fais le cours, je t’attends pour les pleurs, les autres y sont déjà pour les cœurs. Laisse moi temps porter, vieux contrôle, Charlie undie.
Et comme je signe, j’efface aussi la ligne.
Tango Six de lys. Noirs.
Pant 2004-10-25
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Dissociation ++ version déf

J’aimerai pouvoir manger cette armure, acier pur sucre lent mâtiné d’or noir; j’aimerai pouvoir parler sans lutte pour échanger mes lacunes contre celles des apôtres de la Une. J’aimerai sécher les lunes de Valréas, éreinter ses tornades, et briser ses rancunes, mais, mais…
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Avis d’une artiste américaine sur le P2P.
Une artiste, pas une de ces stars captives du système, parle et c’est la raison qui s’affiche.
prenez le temps d’aller jusqu’au bout. ça en vaut le coup.
Article reproduit depuis le site
http://www.citizenjazz.com/article3456238.html
La débâcle de l’Internet
une autre vision
Une diatribe virulente et argumentée contre l’interdiction du téléchargement gratuit de musique sur Internet, par une artiste américaine, Janis Ian (www.janisian.com). Traduction : Alain Le Roux-Marini
* Peu après la parution de cet article, Michael Greene a démissionné de son poste de président de la NARAS.
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