Remix-Cavale version Private Joker

Elle… marche dans la ville anonyme, flâne, garde les yeux au ras, du bitume, refuse les regards, s’interdit l’espoir : d’une rencontre, d’un sourire, d’un hasard, qu’importe. Elle connait l’humain, se sent trop bien seule : prendre le risque d’un échange de non-compréhension ? Inutile.

Les pas… qui guident vers rien, marcher au gré des envies, pas errante, pas perdante. Simplement marcher, encore, et penser encore… marcher, penser… marcher encore, penser encore… marcher, penser… encore… marcher, penser… cerveau à terre, pieds dans la tête… encore. Entendre les rumeurs de la foule autour, rien d’hostile, mais comme la vie, cette vie, tellement futile. Parfois, s’arrêter devant une vitrine, regarder le reflet, aussi en profiter pour vérifier que nul ne fait attention à toi… réflexe simple, prudence, instinct de survie acquis dans un reste d’autre vie. En jeans usé et vieux blouson, se vouloir invisible, pourtant savoir, sentir qu’on ne passera pas inaperçu. Trop différente, port de tête trop fier, démarche trop altière peut-être… mais un seul regard de ces yeux noirs découragerait les plus entreprenants, ces chiens.

Là-bas, à quelques pas, un homme assis, à même le trottoir, à ses côtés un chien, berger allemand. Regards tristes et doux. Et la pancarte “j’ai faim

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