les photos sont de mon ami Marc Amsallem

Des murs noirs au fond
Des volutes de fumée passant dessus, se contournant les uns les autres
Peuplants les ombres, dessinant le ciel sur la tombe, et le cœur sur l’ombre.
Une pluie de pétales de roses, rouge, si rouge, le sang en perle et le parfum qui s’en exhale est un heureux mélange de fleurs et de saveur. Et aussi sur le sol, des monceaux de roses rouges incarnats, des hauteurs célestes, comme d’un épais tapis.
Comment brosser les lieux de mon pinceau
Alors que mes doigts mouillés
Se sont couchés sur ta peau ?
Alors que le ciel de mes ongles recouvre ainsi le clavier de mes pensées.
Cette salle est immense, les lumières s’y cachent et pourtant
Elles ressurgissent en flammes, en flashs, parfois comme des projecteurs photographiques, comme des espaces de studios, chaque espace séparé par un modèle de lumière différente mais sans que cela soit figé quelque part, la lumière, les espaces, les êtres tout cela bouge.
Une musique métallique, industrielle doué de sens
Une voix éternelle de femme qui telle the gathering
Tisse les entrelacs de l’océan dans le même temps
Des femmes enchaînées, des cages, des mats de fer noir qui tombent du ciel.
-CHANT 1 -

Lisa un pagne de cuir si noir que sa toison s’y mêle
Dance lascive sur “ even the spirits are afraid�
Fluide en mouvement comme une passion dans un verre de sang
La basse sèche rythme ses déhanchements
Les pointes de ses seins dressées par le gel et l’excitation
Couverte de sueur
Ces perles ruissellent sur sa peau sombre
Le grain comme le velours de la pêche
Me donne le désir de lécher
Tout ce sel pour mes nuits
Ma soif s’en trouve ravie
L’éternité est ici mon amie
Et son corps délicat de braise
Donne à mes mots
La saveur délicate d’un océan nouveau
M’approchant sans hardiesse
M’agenouillant sans détresse
Je place mes mains autour de ses seins
Saisissant ainsi l’étroitesse de mon désir
Ainsi que sa paradoxale force
Je place dans sa chair l’esquisse de mes mots
Et j’y brûlerai cette nuit le désir qui affecte tout nos maux
Plonger dans son cœur sans malaise
Eponger les larmes de jouissance
Et laisser vivre enfin la délivrance
De nos plaisirs intenses
Je crierai vers le ciel de nuit
Tous les enfers sont interdits
A dieu ne plaise
Creuser sa chair intime de mon soc incarné
Non tu ne peux le vivre ainsi
Les épines de roncier sur ta chair
Afin de creuser les rivières de sang ?
Crois tu ainsi que je le souffrirai
Notre sang doit être cadeau pour la Rose
Mais la souffrance n’y a pas sa part
Tous les mécréants qui croient au diable d’hiver
Ne savent que poser les ronces sèches sur nos chairs
Ne savent que déchirer et nous faire rugir
Le sang est notre cadeau, notre soif, notre drapeau
Et tu n’es pas en cage, juste libérée de tous les cadavres de l’eau
Tes chaînes sont l’onde de tes désirs
De tes rêves de tes plaisirs
Je suis là pour en profiter certes
Mais te libérer aussi au bout du chant
Je ne veux que femme libre d’aimer
De tout donner de se sacrifier
De se donner et de me sacrifier
-CHANT 2-

Annaluza nue dans sa cage
Enchaînée par ses passions
Se caresse le corps en riant
De petits rires affolés
Le plaisir qui naît sous ses mains
La mène vers la jouissance
Elle s’oublie
Des seins petits comme des pommes
Aréoles larges presque pas de pointes
Une peau luisante de soie beige
Annaluza laisse ses cris partir vers le ciel de la salle
Elle chante la nuit, elle chante sa nuit
Sa conquête de la Soif
Son désir peuple son chant
Sa jouissance en délivrance
Mais elle cherche dans le ciel
Un pâtre qui l’ensorcelle
Qui fasse de sa chair pâture à moitié
Pour des ombres musclées
Aussi là quand je m’approche
Les larmes commencent à couler
Le plaisir natif
Et mes mains saisissent cette larme ignorante
Elle coulait sur un sein
Gagnant le sillon entre deux
La portant à ma bouche
J’ai eu le sursaut
Papille en feu
Saveur de fleur et de dieu
Une décision à prendre
Annaluza et un cœur à rendre
Ce corps qui m’est offert
Je le souhaite doté d’une âme éveillée
We just stopped breathing chante-t-elle
Suite tétanisante de guitares qui tirent
Comme de l’eau de nos chairs
Presser infiniment nos désirs nos caresses pour en chasser
L’ombre que le désir efface
Que le poète ait pour son calame
Une encre indélébile faite des fruits de la nuit
Et du désir de la chair
Pour effacer toutes ces pensées funestes
Je tombe dans les yeux d’Annaluza
Celeste bleu d’azur royal
Et laisse mes mains s’envoler
Sur cette chair humide
Mes mains telles la baguette de coudrier
Cherchant sans relache toute nouvelle humidité
La soif me gagne
Et enfin je plonge au puit souverain
Boire jusqu’Ã la fin de la nuit
Exciter là les lèvres
Et donner tout plaisir.
-CHANT 3-

Une main souffle les mots de nos destins
Pleure aussi large que les maux du matin
Selene pleure aussi l’ivresse du chagrin
Tu ne passe pas assez de temps avec moi
Tu caresses les ombres et les chairs
Tu empales les fantômes et les fait jouir
Et j’entends les cris et la passion qui brule
Les sols de roses
Monte jusqu’ici les saveurs chaudes et musquées
Je n’ai pas peur de te perdre
Tu es trop dans mon cœur
Et ta chair est la mienne
Marquée au fer de la passion et de l’amour
Tu es ma peine et ma souffrance
Mes qualités et mon regard
Et tes seins me font rêver toutes les nuits
A tout le reste de ton corps qui éveille le mien
Jusqu’au matin
Ta peau à le parfum et la texture de la pêche
L’ombrage de la soie
Et tes liqueurs le goût de la brume d’automne au fond des bois de hêtres
Penetrer au fond de toi me laisse sans soif
Ivre d’un bonheur insane
Mais que je ne peux quitter
Heureux de paraître en toi
Cet homme que je ne suis pas
Tu as peur de ton ombre poète
Alors que la lumière est ton obscurité réelle
Tes mots ne sont que sang de rebelle
Et tes mots d’amours que des caresses irréelles
L’amour tu n’en parles pas
Mais tu le connais et ne le découvre qu’à tatons
Alors pour tout ça je ne peux que t’aimer.
Laisse là tes yeux secs
Et plonge tes lèvres sur moi.
Elle est si étrange cette salle du Jardin des Roses du Ciel
Que j’ai peur qu’elle vous questionne
Pas de torture, pas de contrainte
Rien que du désir à satisfaire
Les mots ne sont que le reflet de mes gènes
De mes passions de mes histoires
De mes soupirs de mes désirs
Rien à acheter pas de question à mille euros sur la qualité des arts
Je ne veux massacrer que mes mots
Je ne veux mâcher que ces pétales
En faire une pulpe sauvage pour calmer le feu de ta peau
Et l’ivresse de tes voyages ancestraux.
Pant 2004-02-02

bravo-bravo !!!
bis !
encore-encore !!!!
disons que les autres photos de Marc je les attend, elles sont toutes plus belles les unes que les autres, et ne peuvent que magnifier mon simple travail.
De toutes Beautés!! au pluriel car je parle des textes et des photos qui se conjugue dans une sensualité raffinée…MAGNIFIQUE!!!
Et je dis : Donnez nous en plus!!!
Chris éblouie
ben oui quoi c’est vrai, moi aussi je sens que j’ai le droit de visiter, d’apprécier,de lire , de voir de ……….
en 3 mots magni fi que
je parle des photos et des textes
ah si j’avais trente ans de moins pom pom popom
Delices des corps et des mots qui semparent les uns des autres. aux textes fulgurants aux photos sur la lisière, je prends ce qui est offert.
Tout se balance en rythme si singulier, en mélange savament dosé, toutes les barrières qui en les franchissant perdait cet somme d’ecrits et d’images sont tenues a distances, merveilleusement.
Lisa anna
Magnifique!…qu’ajouter de plus!
Merci
mon approche ne parait pas trop perverse ?
Comment ne pas être sous la charme et tomber en extase devant la beauté des photos et des textes ..
bravo je suis charmée …
LOUNA.
ey , bad nabood
write in English
well
En ombre et en pénombre, la sensualité aux portes de la perversité pour sublimer la passion en ombre de Soi projetée aux chaînes de l’amour …
cat 2006
Métal qui coule le long de mon corps arqué, je cristallise mes ivresses en chaînées et corsetées au goût de ton souffle rauque … la saveur à ma langue, je réinvente en creux et pleins au coeur de ma main l’amour en extase, en pénétrance caresse… croque aux délices de ta chair carminée en perles de sang et m’incruste dans chaque interstice laissé à nu, en apothéose d’ivresse aux ténébres musicales, envahissant mon ventre hurlant en lascive jouissance… soumise …
cat 2006
A l’aube de la nuit profonde, en gestes précis, tu m’envahis en chaleur en raidillon jusqu’à l’intime … En corps à nu, ton coeur en volutes spasmiques frôle, fouille, goûte, pénètre, jou/i/e à ma chair ouverte en offrande soumise. Mille mains aux doigts inquisiteurs jouent la partition de mes gémissements en corde tendue au paroxysme de nos désirs… et l’humide excitation explose en apothéose lumineuse jusqu’au creux de nos reins enlacés …
cat 2006
Pensées tumultueuses à tes mots pénétrants, je fouille les subtilités des désirs de ta peau auréolée à l’envie de mes mains et savoure ton plaisir à l’orage de mes tendresses. Moments d’exaltation en délices divins, je laisse filer mes pudeurs au vent de mon audace brûlante et ma bouche avide goûte avec délice au sucre de ta chair …
tremo…
Tout simplement … Pant … !!!
Comment ne pas faire remonter cette suite de textes alors qu ils me sont apparus dans textes choisis … !!!
Sensualité … Jouissance … Désir … Passion … bien peu de mots pour décrire ici photos et mots … !!!
Si j ajouterais tout de même … Amour …
Baiser … A …
je dirais simplement pour ces textes so so incredibly « the truth » that’s that!well well done
« LA NUIT EST UNE FOLIE ROUGE » de Louix Calaferte (La mécanique des femmes)
« Quand tout elle aura fait devant toi…
Ton S…. (& corps entier) sera Malade… »
kiss & merci
J’ai acheté et lu ce « mécanique des femmes » très fort comme texte, je lirai d’autres Calaferte je pense, et j’ai dans la tête un texte dans le ton, que je pense nommer « mécanique des flammes ». Merci de la découverte T’Isa.
je veux etre enchainée aux fers mise en cellule nue
Euh c’est un peu raccourcit ça…Ce texte est un rien plus vaste qu’un simple fantasme BDSM chère Laura. Il n’est là que pour symboliser que les sentiments existent qu’importe la forme de la relation. Et j’avoue quand à moi, que le BDSM ne me tente pas plus que ça, même si ce fut un horizon de fantasme à un moment… C’est un texte fictif, c’est une création littéraire et sensuelle.
Impatiente de lire cet autre texte *mécanique des flammes* avec ce titre ca annonce plutot bien … déjà j ai des images en tête (sourire) et pourquoi se le cacher cette salle des ombres est sensuelle et plus à en donner des frissons et non glacials … !!!
Autre baiser Pant