Archives de août, 2004
2-Stress.Osmose.Prunelle.Douleur
Stress. C’est comme un nuage qui écarte la lumière de nos regards, et de nos cœurs, comme un voile fugace mais efficace qui éternellement se superpose et recouvre nos esprits. Les clartés n’existent plus, l’obscurité altère toute relation. Et la lumière me direz-vous ? Quelle lumière ? Tout devient poisseux, et se glace, les instants s’immobilisent, le temps de rétracte, se contracte, et nous contracte aussi par osmose.
Osmose. Osmose inverse plutôt. Séparer ce qui est uni, défaire la trame du tissu, défaire l’unité d’un ensemble, l’esprit d’une soirée, autant que l’ivresse de l’instant. Reprendre un baiser, ôter une caresse, un sourire. Comment donc soustraire les sentiments ? Comment reprendre ce qui est consommé, consumé ?
L’ingestion d’un baiser ne donne pas lieu à excrétion, il donne lieu à de l’émoi, à la synthèse de multiples états d’être, à la création d’un nouvel instant plus condensé, plus décisif, plus extrême.
Sur les ailes de la demoiselle
Un œil une prunelle
Je lui ai ouvert cette fenêtre
Par une belle lumière d’être.
Osmose délicate pour une soirée
Caresse « for a cat » prise en totalité.
Prunelle. Aspect de regard, aspect fugace, une lueur, un éclat. Un souhait qui parait, une lumière qui se soumet. Une couleur aussi, un ton, une teinte qui donne de la vie, qui force la qualité de l’être à paraître.
Destination to passion
Eclair de distance to motion
Ivresse et détresse no pasaran
Je serre ton cœur dans ma main
Et la chaleur se fait mission
Regard et feu pas de coté
Engagement clair obscur
Cadence demi ton c’est samba
Je saute en une fois dans tes bras
J’effleure comme un prince tes seins
Le tonnerre est fugace mais réel
Les flammes qui naissent là sont éternelles
En un mot tout se transforme c’est tango
L’instant clair devient obscur
Tes caresses me brûlent un peu maintenant
Mais cette douleur est un souffle de plaisir
La commettre c’est en fait renaître à demi
Douleur. Elle n’est pas souffrance, elle est exaltation du corps, elle n’est pas carence, elle devient indolence sur sa fin, et parfois mènera à la jouissance désirée. Renaître à l’instant, c’est requalifier chaque jour sa vie. Recalibrer les mystères et les regarder s’envoler quand ils ont grandi. Et puis l’amour est aussi une forme de douleur parfois, une caresse nous fait gémir, un baiser fait tendre notre corps vers cet instant si bref, si subit, que l’on souhaite conserver. Mais le temps est l’ennemi de l’amant.
Pant 2004
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1-Départ.Elégie.Coupable
Départ. Cloison qui ferme le col de tes rêves. Tout départ n’est qu’un transfert vers ailleurs et parfois nulle part. Nulle part de nous ne reste, et ce n’est pas ce félin qui se frottant à nous, nous câlinant, et chantant sur tous les modes des miaous « nous étions faits l’un pour l’autre », ce n’est pas ce chat Félix qui fera résonner les olas sur nos cœurs.
Tout s’efface. Les souvenirs se recomposent, se transforment, mais jamais ne se perdent.
Des traits d’encres sculptés par les mots
Des masques de sables aussi hauts que des châteaux
Et des lunes de ciel où il ne manque pas d’eau
Des calanques sauvages où le sel y fait défaut
Des places fugaces qui se déplacent dans un vent faux
Et mes doigts qui se plient en un poing, je suis un idiot.
Les mots, ceux qui se taisent, qu’on ne retrouve pas, que l’on cherche jusqu’à les cerner. Et l’enfer des maux, tous qui nous sentent si concernés, que l’on se terre dans un nuage, au centre de coton. Tout ces mots qui nous maîtrisent et parfois nous recomposent en une étrange parodie malhabile d’une symphonie élastique.
Elégie. Ode étrangère qui perdue dans les mystères du soleil, aveuglée par les ondes chaudes et moirées, apeurée par le ciel et sa lumière féroce, attendrie dans ses chairs par le sol sous ses pas ; se laisse coucher sur le sable, et se livre en trois tomes, à d’amoureuses tentatives, et à quelques écarts langoureux.
Coupable. De s’être laissé prendre aux doux filets de cette Arachné. Coupable. De s’être réveillé nu une nuit de pleine lune, essoufflé par le silence et la pénombre funeste. Aucun bruit, rien que les cistres, et les élytres qui se frottent et se refrottent. Tous nous sommes peints de la moiteur hormonale et des terreurs existentielles. La terreur, cette onde qui glace, qui perce les carcasses, qui éteint le feu et la flamme, ce souffle terrible qui balaie, qui s’engouffre où rien ne parait, où se termine nos écarts et nos délais de pensées, la terreur, celle qui coupe, qui sépare, qui me fait me racornir, presque disparaître. La terreur, cette peur de vivre, ou de ne pas vivre, de ne pas savoir, ni pourquoi, ni comment, ni ce qu’est « être », ni ce qu’est « aimer ». Se limiter à la connaissance du corps, ces tremblements, ces bruits de carcasse, la chair qui tape sur les os, qui s’effritent dans un torrent de larmes. Rien n’existe de sur que ce corps non subtil, matière imparfaite, qui colle comme un gant à mon imperfection céleste.
Pant 2004
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La poésie pour moi
La poésie. Pour chacun il y a une définition, pour chacun les mots ont un sens personnel. Reste à savoir où je crois me ranger. Car voilà, faut toujours coller une étiquette, autrement, on vous en colle une, et bon c’est pas toujours heureux.
Le Spleen. Notion Baudelairienne parfaite, le Spleen est un reflet du blues qui naît à la même époque en d’autres lieux. Alors pour ceux qui ne comprennent pas la notion de Spleen, c’est à comparer avantageusement au blues. Enfin je pose ici que ce n’est que mon interprétation, somme toute très personnelle.
Alors je suis un poète Spleenien. Voilà quelque chose qui n’est pas original, car le poète par essence est souvent un cristal d’amplification de ses malheurs, de ce qu’il croit ses malheurs, et de ce qu’il extrapole comme malheurs. Le poète Spleenien est un prêtre de la souffrance. Il la cotoie, croit la connaitre, la chante sous toutes ses couleurs ( les différents tons du noir sont innombrables).
Souffrance image d’une rémanence ?
Je ne pense pas. Bien entendu que je ne suis pas ce personnage noir qui si l’on en croit mes textes aurait bien dû se suicider depuis longtemps tellement le malheur est lourd sur son pauvre petit coeur.
Littérature. Même si ça veut pas dire la même chose pour tout le monde, tout cela est fictif le plus souvent. Il ne baigne dans mes mots que d’infimes parts de la réalité. Affreux. Nous voilà donc en train de parler de réalité. Alors que ce concept le poète le récuse, le refuse. Voilà où vous me menez, habiles lecteurs. Je hais la réalité. Autrement je ne serai pas poète. je n’écrirais même pas, je passerais mon temps à la vivre sans hâte, pour en profiter, toute ma petite et belle vie. Mais je suis poète, donc j’assumerai cette mission qui m’a été imposé par le destin.
Incompris. Pourquoi l’analyse stylistique et grammaticale me poursuit elle encore quinze ans après mes études de français. Pourquoi ? Il y a toujours cette frange de gens universitaires pour la plupart qui intellectualise bien souvent malgré eux toute chose. J’ai la chance infime d’avoir échappé à ce carcan depuis longtemps, n’y ayant passé qu’un court instant, et de plus ayant toujours eu plus que du mépris pour ces professeurs qui voulaient à toute force me prouver que l’on pouvait avec une virgule après tel mot, et avant tel autre, qu’on pouvait savoir ce que l’auteur pensait et voulait dire quand il écrivait son texte. Quelle arrogance, quelle suffisance ils ont ces gens. Déjà que je ne me comprends pas plus que ça, imaginer qu’un intrus de l’éducation nationale pourfendra mon coeur et mon esprit sur l’autel de l’explication de texte m’horripile.
Ressentir, se laisser aller. Aimer, ne pas aimer. Voilà tout ce que je veux faire avec mes textes. Je n’ai pas de message, enfin pas de message intelligible, j’ai le message du coeur, et celui là, ne peut être reçu et compris que lorsqu’il y a résonnance. Il n’y a pas d’autre sélection. Il n’y a pas d’autres secrets dans mes textes, que quelques clins d’oeil à des amis, à des proches, à d’autres personnes qui m’ont marqué à un instant.
Voilà, pour moi la poésie, ce n’est que quelques mots que je pose, parce que je ne sais faire que ça. Ce n’est pas toujours heureux, mais ce n’est que ma part d’ombre, ma part d’existence. Alors il n’y a qu’une alternative: vous prenez, ou vous ne prenez pas. Et je ne vous détesterai pas plus pour autant. Le monde est vaste et je n’en suis qu’un grain de sable.
Bien à vous tous qui me lisez. Je ne peux dire qu’avec espoir vous y continuiez. Merci. Merci.
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Analyse sur la possibilité d’être et sur la confusion.
“Je crois que question incapacité j’en connais assez sur notre vie commune. Mais si ce sont des étoiles que je vois sur ta peau, briller par l’éclat de tes yeux sur les ombres de tes paupières, alors caresse encore cet espoir qui est notre enfant.”
Tenter de se dire, c’est peut être in fine faire encore pire, car les mots ne sont que le reflet d’un corps, le corpus textus, corps qui me va mal. Alors caresser l’espoir et en faire un enfant. Cette phrase veut elle du sens. Moi à qui la folie donne souvent comme modèle absolu le cantique des cantiques. J’ecris sur une femme ou sur une forme d’amour qui à nom compagne de l’absolu ? j’avoue que je ne sais plus, ce corpus textus ne fait que me trahir, et les mots changent de sens, et se retournent souvent contre moi. Eviter sa vie, éviter la vie. Alors répondez moi, écrire servirait à qui et à quoi dans ce cas ?
“Je crois que le silence sur ta peau est une parure qui vaut largement le diamant par son eau. Alors l’outrage de ces éclairs qui claquent tout près de ta chevelure je ne peux plus le supporter. Les garages et leurs portes closes, loin de fermer mieux notre chambre ne font que pousser au devant les moustiques et les yeux des passants.”
Toujours tenté par le cantique des cantiques, c’est toujours la peine qui émerge chez moi, et rarement la plénitude de l’amour. Je suis c’est vrai en manque, en manque de complétude de l’être, je l’ai déjà dit quelque part, et souvent dans mes textes. J’ai touché un instant l’absolu, j’ai vu, j’ai tout compris, et tout a disparu. Folie ? je ne sais. Faiblesse de l’absolu ? qui se révèle et disparait ? je ne crois pas. Faiblesse de mon coeur ? oui, il ne reste que ça, ne reste de moi que la faiblesse, et c’est peut être aussi pour ça que quelque part, j’ai commencé à la regarder avec moins de dureté chez l’autre. Je pense que ça me manquait. trop dur, trop sec, on me l’a dit. D’ailleurs je ne sais, c’est surtout une “incapacité” à communiquer en dehors de mon corpus textus. C’est une sorte de prothèse, mais peut être est elle bien inadéquate. ou n’est elle pas adaptée à moi, l’ai prise à un autre ? toujours le problème de place en fait. Moi qui n’aurait pas du naître, je retombe dans l’ontologique question qui me dit à l’oreille, peut etre que tu n’aurais pas du être. est tu d’ailleurs vraiment, est tu suffisant ?Alors là je me résumerai faiblement ” tente d’être”, tentative manqué ?
“Je crois que mon incapacité a fait effet sur cet aspect de notre vie commune. Et tu pars en me touchant le bout des doigts, quelle étrange manière de vérifier ce théorème. Tu sais bien que la douceur de tes lèvres reste pour moi le plus beau des cadeaux. Et que je ne sais si sans elle je pourrai passer l’hiver. Il me reste juste l’envie de partir sur l’eau lointaine occidentale, vers le froid hisser haut les voiles, et tenter de retrouver au loin sur ces autres rives la chaleur de nos relations.
Je crois que question incapacité j’ai pris le goût des ombres et la peur par poignées. Mais si ce sont les caresses de mes mots si secs qui te font pleurer, alors laisse les moi retirer, les poser un peu plus loin. Ils auront toujours existence, mais ne peupleront plus que les never more de leurs stances définitives.”
J’ai en moi une bribe de champ culturel, que je me suis accaparé, le champ celtique. Y ai je droit ? je ne sais, quand on ne sait pas si être est déjà de ma capacité de droit, c’est peut être une question non pertinente.
Mais je retombe assez souvent dans ce champ celtique, il anime un peu la baudruche que je tente de faire être. Baudruche ? ah oui pas valorisante image, mais est ce que je mérite autre chose, moi à qui être n’est même pas une certitude. Essuyez les larmes, je ne conçois pas que l’on puisse mouiller ses yeux pour moi, surtout si ce sont les doux yeux d’une dame. Je ne mérite rien. Je n’ai aucun droit. Je ne sais même pas si j’ai des devoirs, ces devoirs naturels de l’être. Je ne sais. Ah ces hasards de la naissance qui font et défont finalement les fondements de soi. Mais là quel soi ?
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Ann Liz 1

ta main posée
comme unique voile
sixteen
corolle obscure
tu voiles mes rêves
de tant de façons
sixteen
et ce baiser sur tes lèvres
presque prêt à m’atteindre
ose, je t’en prie, le lancer
sixteen
tu restes conquérante
regard si froid
mais mon armure est si rouillée
que mon vit l’a déchirée
sixteen
je vais tomber
sur toi m’étaler
couvrir de mon haleine de mes baisers
cette main d’abord
ensuite tout oter
et venir tout prendre moi même
pour te le redonner.
Pant.2004
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Ann Liz 2

So vei viver no samba
c’est toi l’hiver
c’est toi ma nuit
dressée là comme une rose
le voile t’enchaine
comme l’ombre colle la lumière au sol
So vei viver no samba
et le sang sur la frange
qui gomme le ciel
et donne saveur à ces tétons
dardés sur ces monts
qu’aiment mes lèvres
à la passion
prise sans gène toute émotion
brise à peine ma raison
et fait fi de toutes mes raideurs articulaires
avec toi s’envoler vers les autres mystères
est ma plus belle cession
tous mes x-amens tout les cycle-hymen
je les passerai sans tarder
pour encore recroiser ton regard
Pant.2004
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Ann Liz 3

la nuit dévoile
ton corps se voile
et l’abandon
tout ce que je veux
tout mes besoins
tout mes chagrins
de ton repos
une nuit passée
une nuit perdue
tout qui s’enfuie
dans les feux d’ombres de ta toison
mourir enfin
mais pas de chagrin
du seul plaisir de te reveiller
et de tout recommencer
Pant.2004.
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Ann Liz 4

ferme les yeux
sur ta bouche je veux poser
les derniers de mes baisers
ferme les yeux
de mes doigts mélanger
cette frange ensanglantée
ferme les yeux
mille baisers sur ton sein droit
et finir
par dévoiler ce qui m’ensorcelle
casser le miroir de l’ombre
caresser ta toison
de mes lèvres
plonger ensuite
dans ce coeur qui intime
à nos passions
s’ouvre sur des moiteurs opportunes
au gout de sable et de sel
au gout de parme et de miel iodé.
Pant.2004.
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Ann Liz 5

tout mon coeur sonne pour toi
comme le bourdon toute la nuit
tout sonne dans ma tête
mes rêves, ma passion
et le casque de tes cheveux
en pointes effilées
fait feu de toutes mes audaces.
pourquoi sourire est une torture ?
pourquoi revivre tout tes baisers
me donne envie de recommencer ?
je sais qu’un soir tout s’arretera
pourtant mon coeur ne peut
plus se passer de ces baisers
tes lèvres si belles si rouges
ont capturé toute ma raison
je laisse filer toutes mes idées
quand se perdent mes mains
autour de tes seins
caresser ce n’est pas tuer
pourtant je meurs à chaque fois
que je plonge mon vit en toi
Pant.2004.
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