2-Stress.Osmose.Prunelle.Douleur

Stress. C’est comme un nuage qui écarte la lumière de nos regards, et de nos cœurs, comme un voile fugace mais efficace qui éternellement se superpose et recouvre nos esprits. Les clartés n’existent plus, l’obscurité altère toute relation. Et la lumière me direz-vous ? Quelle lumière ? Tout devient poisseux, et se glace, les instants s’immobilisent, le temps de rétracte, se contracte, et nous contracte aussi par osmose.

Osmose. Osmose inverse plutôt. Séparer ce qui est uni, défaire la trame du tissu, défaire l’unité d’un ensemble, l’esprit d’une soirée, autant que l’ivresse de l’instant. Reprendre un baiser, ôter une caresse, un sourire. Comment donc soustraire les sentiments ? Comment reprendre ce qui est consommé, consumé ?
L’ingestion d’un baiser ne donne pas lieu à excrétion, il donne lieu à de l’émoi, à la synthèse de multiples états d’être, à la création d’un nouvel instant plus condensé, plus décisif, plus extrême.


Sur les ailes de la demoiselle
Un œil une prunelle
Je lui ai ouvert cette fenêtre
Par une belle lumière d’être.
Osmose délicate pour une soirée
Caresse « for a cat » prise en totalité.

Prunelle. Aspect de regard, aspect fugace, une lueur, un éclat. Un souhait qui parait, une lumière qui se soumet. Une couleur aussi, un ton, une teinte qui donne de la vie, qui force la qualité de l’être à paraître.

Destination to passion
Eclair de distance to motion
Ivresse et détresse no pasaran
Je serre ton cœur dans ma main
Et la chaleur se fait mission
Regard et feu pas de coté
Engagement clair obscur
Cadence demi ton c’est samba
Je saute en une fois dans tes bras
J’effleure comme un prince tes seins
Le tonnerre est fugace mais réel
Les flammes qui naissent là sont éternelles
En un mot tout se transforme c’est tango
L’instant clair devient obscur
Tes caresses me brûlent un peu maintenant
Mais cette douleur est un souffle de plaisir
La commettre c’est en fait renaître à demi

Douleur. Elle n’est pas souffrance, elle est exaltation du corps, elle n’est pas carence, elle devient indolence sur sa fin, et parfois mènera à la jouissance désirée. Renaître à l’instant, c’est requalifier chaque jour sa vie. Recalibrer les mystères et les regarder s’envoler quand ils ont grandi. Et puis l’amour est aussi une forme de douleur parfois, une caresse nous fait gémir, un baiser fait tendre notre corps vers cet instant si bref, si subit, que l’on souhaite conserver. Mais le temps est l’ennemi de l’amant.

Pant 2004

3 pensées sur “2-Stress.Osmose.Prunelle.Douleur”

  1. « le temps est l’ennemi de l’amant »? ne serait-ce pas plutôt la Mort, la separation physique brutale, l’ennemie?
    Le temps n’est rien pour ceux qui s’aiment…enfin, en ce qui me concerne, il s’est arreté. Tendres pensées Chris

  2. voilà oui, le temps n’existe plus pour ceux qui s’aiment. Quand il reapparait c’est souvent sa messagère favorite la mort qui porte l’horloge fatidique, ou encore le temps qui marque les cassures. Donc clairement le temps est l’ennemi.

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