Analyse sur la possibilité d’être et sur la confusion.

« Je crois que question incapacité j’en connais assez sur notre vie commune. Mais si ce sont des étoiles que je vois sur ta peau, briller par l’éclat de tes yeux sur les ombres de tes paupières, alors caresse encore cet espoir qui est notre enfant. »

Tenter de se dire, c’est peut être in fine faire encore pire, car les mots ne sont que le reflet d’un corps, le corpus textus, corps qui me va mal. Alors caresser l’espoir et en faire un enfant. Cette phrase veut elle du sens. Moi à qui la folie donne souvent comme modèle absolu le cantique des cantiques. J’ecris sur une femme ou sur une forme d’amour qui à nom compagne de l’absolu ? j’avoue que je ne sais plus, ce corpus textus ne fait que me trahir, et les mots changent de sens, et se retournent souvent contre moi. Eviter sa vie, éviter la vie. Alors répondez moi, écrire servirait à qui et à quoi dans ce cas ?

« Je crois que le silence sur ta peau est une parure qui vaut largement le diamant par son eau. Alors l’outrage de ces éclairs qui claquent tout près de ta chevelure je ne peux plus le supporter. Les garages et leurs portes closes, loin de fermer mieux notre chambre ne font que pousser au devant les moustiques et les yeux des passants. »

Toujours tenté par le cantique des cantiques, c’est toujours la peine qui émerge chez moi, et rarement la plénitude de l’amour. Je suis c’est vrai en manque, en manque de complétude de l’être, je l’ai déjà dit quelque part, et souvent dans mes textes. J’ai touché un instant l’absolu, j’ai vu, j’ai tout compris, et tout a disparu. Folie ? je ne sais. Faiblesse de l’absolu ? qui se révèle et disparait ? je ne crois pas. Faiblesse de mon coeur ? oui, il ne reste que ça, ne reste de moi que la faiblesse, et c’est peut être aussi pour ça que quelque part, j’ai commencé à la regarder avec moins de dureté chez l’autre. Je pense que ça me manquait. trop dur, trop sec, on me l’a dit. D’ailleurs je ne sais, c’est surtout une « incapacité » à communiquer en dehors de mon corpus textus. C’est une sorte de prothèse, mais peut être est elle bien inadéquate. ou n’est elle pas adaptée à moi, l’ai prise à un autre ? toujours le problème de place en fait. Moi qui n’aurait pas du naître, je retombe dans l’ontologique question qui me dit à l’oreille, peut etre que tu n’aurais pas du être. est tu d’ailleurs vraiment, est tu suffisant ?Alors là je me résumerai faiblement  » tente d’être », tentative manqué ?

« Je crois que mon incapacité a fait effet sur cet aspect de notre vie commune. Et tu pars en me touchant le bout des doigts, quelle étrange manière de vérifier ce théorème. Tu sais bien que la douceur de tes lèvres reste pour moi le plus beau des cadeaux. Et que je ne sais si sans elle je pourrai passer l’hiver. Il me reste juste l’envie de partir sur l’eau lointaine occidentale, vers le froid hisser haut les voiles, et tenter de retrouver au loin sur ces autres rives la chaleur de nos relations.
Je crois que question incapacité j’ai pris le goût des ombres et la peur par poignées. Mais si ce sont les caresses de mes mots si secs qui te font pleurer, alors laisse les moi retirer, les poser un peu plus loin. Ils auront toujours existence, mais ne peupleront plus que les never more de leurs stances définitives. »

J’ai en moi une bribe de champ culturel, que je me suis accaparé, le champ celtique. Y ai je droit ? je ne sais, quand on ne sait pas si être est déjà de ma capacité de droit, c’est peut être une question non pertinente.
Mais je retombe assez souvent dans ce champ celtique, il anime un peu la baudruche que je tente de faire être. Baudruche ? ah oui pas valorisante image, mais est ce que je mérite autre chose, moi à qui être n’est même pas une certitude. Essuyez les larmes, je ne conçois pas que l’on puisse mouiller ses yeux pour moi, surtout si ce sont les doux yeux d’une dame. Je ne mérite rien. Je n’ai aucun droit. Je ne sais même pas si j’ai des devoirs, ces devoirs naturels de l’être. Je ne sais. Ah ces hasards de la naissance qui font et défont finalement les fondements de soi. Mais là quel soi ?

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