Archives de juillet, 2004
“les torrents de flammes dans son sang assoiffé”
Elle voulait liberté
Elle volait légèreté
Des aventures et des ailes
Lui ne voulait qu’elle
Elle ne voulait pas qu’être sa femme
Pour lui, potence, au poteau s’est vu coiffé
Et pour brûler c’est lui qu’elle condamne
Les torrents de flammes dans son sang assoiffé
Lui ne voulait être que son âme
Une paix en duo pour cesser de gueuler
Il n’avait pour éteindre et déclarer une flamme
Que les torrents de larmes de son coeur esseulé
Elle voulait liberté
Elle volait légèreté
Des aventures et des ailes
Lui ne voulait qu’elle
L.D. 2004

dessin extrait du site inception-magazine.com
Elles les ont aimés
Elles les ont allumés
Les torrents de flammes
Elles les ont chassés
Elles les ont brisés
Les torrents de l’âme
Pourquoi l’amour pour Elles
Reste un grand secret
“Les torrents de flammes dans son sang assoiffé” disent-Elles
quand mes mots finiront de pleurer
Un long chant de silence pour l’éternelle beauté
Des rives de plages pour ces longues nuits d’été
Un chant simple pour dire que j’ai aimé
Les torrents de flammes dans son sang assoiffé
Elles les ont aimés
Elles les ont allumés
Les torrents de flammes
Elles les ont chassés
Elles les ont brisés
Les torrents de l’âme
Pant 2004
Le coup de Narcisse …2
“Parce qu’un ventre a toute son importance quand il s’agit d’accueillir la semence de celui qui veut une image parfaite sans taches ni vergetures, qu’un ventre maléable doit savoir s’aplatir autant que rebondir, un ventre sans gargouillis, sans feux, sans souvenirs, un ventre vallonné par un seul élément qui érodera de son seul souffle la terre à cultiver.
Une femme qui saura s’abstenir de toute vulgarité, passera ses colères à la soupe intérieure qu’elle n’osera verser dans les assiettes de porcelaine de sa jolie famille, qui saura se tenir à son rang sans voir son sang bouillir tout en mimant le bonheur d’être comblée. Une petite joliette, fidèle à son role plutôt qu’à elle même, muette, sans plainte, ni tristesse à lancer en écho à sa vie bien remplie. Parce qu’une vie bien remplie elle aura, un bon statut social, une activité enrichissante et pleine pour suivre les raisonnements des discussions de la semaine quand arriveront les retrouvailles du soir. Il pourra être fier de cette femme présentable, présentée sans honte à son bras, présente du lit à la table en passant par la table à langer. Elle aura une place dans la belle socièté, il pourra se rassurer en se sentant un homme respectueux de laisser à cette mère, à la maman de son enfant une liberté de s’épanouir sans omettre la femme qui vit en elle. Parce qu’il y aura une femme en elle, une vamp vibrante sans regard trop aguichant, qui le samedi soir osera une jupe sexy juste au dessus du genou, parée des dessous affriolants achetés la veille pour l’occasion, achetés avec sa bonne paye de fonctionnaire.”
Eh oui, encore Narcisse. encore une claque, une claque en pleine gueule à ma vie en sorte. Je pense être une part de l’Homme artificiel qui gite dans celui précité. Résider, résidant ? résidus quelque part, résidus que l’on porte avec soi dans un doggy-bag virtuel.
Qu’est donc une femme ? un ventre ?
Je vois en Elle un Centre, et dans ce centre, il y a axis mundi, origine du monde. Source de vie, Fontaine de silence et de jouissance. Jouissance que je ne peux concevoir que dans la relation amoureuse. relation douloureuse.
Alors est elle cette muette, qui porte bas l’uniforme de la société, le calicot de l’étrangeté ?
Je ne vois qu’une femme, une seule, quand je vous regarde je vois un visage, des yeux, un coeur, des formes, et je dote d’amour, de sentiments.
je dote ? quelle connerie, c’est moi que je devrais doter , n’ayant qu’une légère idée de ce qu’est l’amour.
Mais voilà…
Je ne sais ce qu’est l’amour, mais je le cherche. Je sais qu’il est partout, mais pourquoi ne sais je pas voir ? je sais qu’il est pour moi, mais pourquoi toujours le doute accompagne le regret ?
En tout état de compte, encore Narcisse, bravo. Réaction prévue ? je ne sais, mais rédaction intense. Parfois on me le reproche d’ailleurs.
Mais j’ai mes faiblesses, je n’ai même que ça, je suis un homme, et un bien petit…
Peut etre pas de mes rêves dans ton coeur…
C’est le premier alors expliquons. une phrase, deux poètes, deux poèmes intégrant la dite phrase. Image dénichée par Nala.
donc
“peut etre pas de mes rêves dans ton coeur…”
Pant:
peut etre pas de mes rêves dans ton coeur…
mais des pas de tes rêves vers mon coeur
est ce un espoir ou un souhait ?
un rivage à peine aperçu au fond d’une nuit peu claire
infecté par les larmes et les douceurs de ton amour
infecté par les armes et les sourires de ton amour
peut etre pas de mes rêves dans ton coeur
mais des silences qui prennent leurs heures
toujours je m’éclaire de la fraicheur de tes lèvres
en doux souvenir comme il se doit
pas d’autres traces dans mes horizons sur mes routes
délavées par les larmes elles sont maintenant pleines d’arbres
leurs feuilles cachent la couleur parfaite de leurs fleurs
leurs parfums éclatent comme des vents dans l’air céleste
mais où se trouve ton coeur ? encore si fort dans ce parfum de fleur
infecté par les larmes et les douceurs de ton amour
infecté par les armes et les sourires de ton amour
une drogue un silence un espoir une rive vers demain
un calme soupir comme l’extase quand tu prends ma main
seul dans la rue je me prends a trembler quand j’y repense
et mes pas s’accellerent, je cours, je vole loin de l’indifference
infecté par les larmes et les douceurs de ton amour
infecté par les armes et les sourires de ton amour.
Pant.2004

Nala:
Un jour, je lui demandais s’il partageait ma foi
Si le bruit des douleurs des gens qu’on bat
Le faisait vomir comme moi, il me répondit : ma foi,
Je ne saurai être de tous tes combats …
Quand je l’interrogeais il nia
Par ces mots que je connais par coeur
Je sais aujourd’hui qu’il n’y a
Peut etre pas de mes rêves dans ton coeur
Un jour, je lui demandais s’il partageait ma loi
Si amitié rimait faux avec trahison et injustice
Il me répondit que chez les gens de bon aloi
On ne se permet pas de remplacer la police …
Quand je l’interrogeais il nia
Par ces mots que je connais par coeur
Je sais aujourd’hui qu’il n’y a
Peut etre pas de mes rêves dans ton coeur
Un jour je lui demandais s’il partageait la croix
Qui chaque jour écrase mon corps
Il me répondit que pour qu’on la croie,
Le femme devrait cesser de pleurer sur son sort
Quand je l’interrogeais il nia
Par ces mots que je connais par coeur
Je sais aujourd’hui qu’il n’y a
Peut etre pas de mes rêves dans ton coeur
Un jour je lui demanderai s’il m’a vraiment aimée
L.D. 2004
inventaire-invention.com
eh bien
j’ai rarement vu en France un aussi Bel Equilibre Harmonique entre les médias. L’Art prend enfin sa dimension multipôle.
A explorer, à regarder, à admirer, à sourire, à aimer, à ressentir de tant de lieux et de façons.
Voilà
Et même qu’ils éditent des auteurs, mais rien vu sur la maniere de faire et de postuler. C’est bien dommage, es qualités, je ne pouvais que craquer. Mais bon, il faut une bilatérale dans ces cas là. Et je ne suis pas aussi éclatant. Je ne suis qu’un compagnon de l’obscur et un apprenti des formes de délivrance amoureuse.
mais je le redis, c’est un vrai site.
Chanson contre la pluie
C’est une chanson contre la pluie
celle que les nuages apportent avec toi
quoique dans tes bras
tout cela fait tres lourd
c’est une chanson contre la pluie
qui arrose la plage de San Jose
celle à l’abri de nos amitiés
là où tes bras autour de moi
se sont croisés
j’y découvre nombre
des souvenirs qu’il me reste de toi
ces souvenirs qui se teintent de soie
c’est une chanson contre la pluie
Esther c’était sur la plage de San jose
les cocktails y avaient goût de paille
ne restaient d’agréable que l’ombre de tes bras
Pant 2004-09-07
Boréale
Une aurore boréale
Sur ton cœur comme un automne
Au couchant
Et les ombres
Qui passent
Sur ces sourcils épais
Boréale
Tu pointes tes doigts
La lune vers toi
Luna désespère cette fois
Une trahison
Comme une icône
Loin de tes pas
Boréale
S’il suffit de respirer
Boréale
Ta peau comme un linceul
Et tes doigts
Comme des crayons
Sur ma chair
Marquent les rives
Boréale
Mea culpa
Je le sais
C’est trop beau
Ces ombres tout là haut
Qui s’étagent
Tes cheveux noirs
Si soyeux
Je te veux
Langoureux
Je serai pour demain
Boréale
Boréale
Forme d’idéal ?
Pant 2004-07-09
Une chanson triste
Une chanson triste
Comme les histoires que l’on se raconte
Une chanson triste
Comme les histoires que tu me murmures à l’oreille
Quand s’entrouvre la porte du salon
Que tes pas mouillés sur le sol s’approchent
Et que de tes doigts humides tu touches ma bouche
Comment pourrai je savoir que c’est de tes larmes toute cette eau
Comment pourrai je dire toutes les larmes qui coulent chez moi
Que le ciel est si gris que ces ombres l’ont chassé
Tu m’accompagnais souvent là bas pourtant
Et tu savais qu’il y avait d’autres gens que j’aimais
Que c’était en permanence cha-cha
Que l’ombre était solitaire et noire
Comme les touches de ce piano
Une chanson triste
Comme les étoiles qui tombent dans tes yeux
Une chanson triste
Comme cette étrange amitié qui s’écroule là
Je le savais bien depuis longtemps
Les aromes de tes sourires ont maintenant le poids du désespoir
Je te ne te vois presque plus
Comment pourrai je mieux t’aimer
Que te donner ces ailes que j’ai portées
Une chanson triste
Comme les images que tu me laisses
Une chanson triste
Comme la fraîcheur de tes baisers.
Pant 2004-07-06
vision
J’ai fait un rêve. Houla oui pourquoi pas hein ? Plein de gens se font avoir comme moi, se laissent prendre au jeu et vont même jusqu’à y croire.
Enfin plein c’est beaucoup dire. Mais c’est mieux que dire beaucoup. Beaucoup de choses, beaucoup de sourires, beaucoup de talents, hum passe mal le beaucoup, car hélàs il est pas souvent ce beau coup. Il vire si facilement au sale coup, mais la langue est mal faite. Sale coup de sourire ? sale coup de choses ? merde ça le fait pas. Pourtant c’est aussi expressif que l’autre, ça a du sens. AH voilà !
Le sens, je suis en reconquète de sens. Pourtant j’ai l’impression que vos regards me disent ” c’est interdit!”. Mais, mais ?
Sens à une vie, sens à la vie. Améliorer mon coin de coeur, mon coin de terre, mon coin de planète. Un sens, un bon sens même je crois. Un sens pour justement croitre. Rêver d’atteindre les étoiles. Oui je vous l’ai dit, j’ai fait un rêve. Et ce rêve guide ma vie. Et alors ?
L’humanisme à une époque où on tire tout le vers le bas est une valeur justement en baisse. Alors que c’est la valeur qui doit toujours être à la hausse. C’est pas une valeur pour une logique de marché, mais pour une raison de coeur et d’esprit.
Ah!
Oui, je sais wallstreet et le Nasdaq l’ont pas en indice. La star’Ac et le Loft non plus.
Ah!
C’est pas in !
C’est pas de mode.
C’est pas dans le concept moderne et hyper léché du “pret à”
Et alors ?
Vous croyez avoir raison et moi tort ? qu’est ce qui vous le prouve ?
la magnifique tolérance du monde moderne ? cette paix magnifique dans notre monde ? Vrai il n’y a jamais de violences sur cette terre ? Vrai on aide tout ceux qui veulent reussir ?
Ah, une paupière se lève ? On se pose une question ?
Magique !
Alors il reste un espoir ?
Avez vous fait un rêve vous aussi ?
Allez ! rappelez-vous que parfois vous rêvez. Que parfois ces rêves ont du sens. Et que ce sens c’est le bon sens. Il est prêt de chez vous.
Allez!
Narcisse à découvrir et à lire derechef.
Voilà
C’est clair et définitif, j’ai pris une claque, une vrai de vrai, une qui vous chavire, vous renverse, vous chamboule, vous retourne. Car mon approche est claire, je juge ici l’écriture, le style, les mots, la manière de. Il en est d’autres des faits de vie joliment dit, d’autres aussi interessants dits de manière brute, sans fard, sans style, mais in fine la valeur du témoignage suffit et l’on excuse le manque de style.
toutefois si l’on veut reconnaitre une valeur littéraire au style “je raconte ma vie” moi je suis pour, tous les grands épistoliers du 18ème siècle ne sont que nos premiers bloggeurs. Alors assez de la vindicte des critiques qui refusent le nom de littérature à ces écrits. Ils le sont par force de droit dès que la forme rejoint le fond. Quand le style déclare, et se déclare, les mots et les maux prennent plus de force, frappent encore plus fort, claquent vraiment comme des coups. Et cela rejoint là, les écrits des journalistes les plus farouches, nos plus grands descripteurs du réel. Et rejoint de fait le fameux mot ” ma plume est plus forte que vos poings.” De fait, quand on lit Narcisse on le constate. De fait.
Je me balladais comme assez régulierement sur le site d’une ami Caly :
http://www.hautetfort.com/caly/ pour ne pas la nommer, et apres mes lectures habituelles des derniers posts, je suis un de ses liens , et je tombe sur son site : http://www.hautetfort.com/narcisse/
Lien qui est sur les miens maintenant.
Donc cette écriture est forte, claquante, électrique dans le sens d’un electro choc.
Je vais illustrer mon propos de quelques uns de ses mots, et les commenter bien sur.
“N’en déplaise aux beaux yeux fixés sur l’horizon que l’on veut propre et net je suis devenue quelqu’un à l’arrière d’une voiture, quelqu’un sur un trottoir. je suis simulactrice, je suis menteuse en scène pour hommes désabusés, je réalise ma réalité sans me salir des yeux qui viendront s’y heurter, je n’arrange rien et rien ne m’arrange, c’est ma vie, c’est comme ça, c’est moi, et je n’aurai pas honte pour ceux que je dégoute. Je ne me dégoute plus et ça, ça comme vous aimez le souligner, ça, c’est un pas de reine votre Altesse sur mon grand échiquier!”
C’est du style ça, hein ! les néologismes qui tombent comme le pic a glace dans basic instinct, parfait. Le sens de la formule est là aussi
” je suis menteuse en scène…” image parfaite qui nait d’un jeu de mot.
La réalité est sordide ? non elle est vive, car celle qui la vit est plus que vive à cette vie. La réalité est pauvre ? non elle est sublime, car celle qui la vit sait la sublimer par son regard et son écriture.
“Qu’importent les regards en coin, ceux de travers lancés sur mes chemins de traverse.Qu’importe les “un peu de dignité”. Qu’importe la vision de beaux yeux attirés par la douleur blanche qui se ferment aussitôt quand le noir sans dimanche envahit l’écran, qu’importe! Qu’importent les saisons! Qu’importe la raison! Qu’importe votre jugement et celui des autres! Si je dois finir seule au dedans, sale dans votre dehors vous pourrez continuer de penser que vous vivez en occultant le gris d’un tableau dégradé vers un blanc auquel on veut tous croire.”
Rien de plus à dire, je me redirai. Les qualités sont les mêmes ici.
Si je continue de citer c’est pour le plaisir.
“Je suis vulgaire? Je suis populaire comme un livre de poche? Je suis mal inspirée? Expulsez moi! je me suis mal exprimée? alors barrez moi comme une phrase à rayer, mais barrez moi bien que je ne sois pas une rature de trop.”
Voilà qui à le trait définitif que l’on souhaite trouver pour une épitaphe. Ne changez rien Narcisse, votre fleur à de la qualité, elle n’est pas que porté sur vous, elle a parfum d’universel. C’est un parfum de femme, une odeur de flamme. A la fois caresse et claque. Car il faut bouger les humeurs parfois autour de soi pour continuer à vivre. il faut savoir secouer les âmes sages. Leur montrer que leur vie n’est qu’une face limitée de la Vie. Que la vie est multiple de 12 000, qu’elle est reflet de l’infini, qu’elle est plus forte, plus puissante dans la douleur et la souffrance, que dans l’innocence evanescente d’une âme simple qui ne vit pas. Car si elle n’a pas le regard et l’action universelle, une âme ne vit pas.
voilà, quelques mots pour montrer que je suis touché, que je suis frappé ( pas seulement dans le sens de fou notez-le), que je voulais là en parler pour ne pas passer comme un simple passant. J’ai voulu marquer le pas, mettre mon pas un instant dans celui de Narcisse. Je ne sais si elle aura apprécié ces mots. Je ne sais, mais il fallait que je les dise.
Pour moi
Pour elle
Pour Elle…
Pant 2004
ps: allez derechef éclater vos carapaces en allant lire son blog.
ce ps à valeur de prescription et ne sera pourtant pas remboursé par la sécurité sociale, mais qui s’en etonnera…
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