Transposition

Je crois que question incapacité j’en connais assez sur notre vie commune. Mais si ce sont des étoiles que je vois sur ta peau, briller par l’éclat de tes yeux sur les ombres de tes paupières, alors caresse encore cet espoir qui est notre enfant.
Je crois que le silence sur ta peau est une parure qui vaut largement le diamant par son eau. Alors l’outrage de ces éclairs qui claquent tout près de ta chevelure je ne peux plus le supporter. Les garages et leurs portes closes, loin de fermer mieux notre chambre ne font que pousser au devant les moustiques et les yeux des passants.
Je crois que mon incapacité a fait effet sur cet aspect de notre vie commune. Et tu pars en me touchant le bout des doigts, quelle étrange manière de vérifier ce théorème. Tu sais bien que la douceur de tes lèvres reste pour moi le plus beau des cadeaux. Et que je ne sais si sans elle je pourrai passer l’hiver. Il me reste juste l’envie de partir sur l’eau lointaine occidentale, vers le froid hisser haut les voiles, et tenter de retrouver au loin sur ces autres rives la chaleur de nos relations.
Je crois que question incapacité j’ai pris le goût des ombres et la peur par poignées. Mais si ce sont les caresses de mes mots si secs qui te font pleurer, alors laisse les moi retirer, les poser un peu plus loin. Ils auront toujours existence, mais ne peupleront plus que les never more de leurs stances définitives.

Pant 2004 07 28

Et merci à Noir Dez, et à The Servant « she cursed me » d’avoir réussi à provoquer ces quelques éclats de mots sur une dite stance.

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