Le coup de Narcisse …2

« Parce qu’un ventre a toute son importance quand il s’agit d’accueillir la semence de celui qui veut une image parfaite sans taches ni vergetures, qu’un ventre maléable doit savoir s’aplatir autant que rebondir, un ventre sans gargouillis, sans feux, sans souvenirs, un ventre vallonné par un seul élément qui érodera de son seul souffle la terre à cultiver.
Une femme qui saura s’abstenir de toute vulgarité, passera ses colères à la soupe intérieure qu’elle n’osera verser dans les assiettes de porcelaine de sa jolie famille, qui saura se tenir à son rang sans voir son sang bouillir tout en mimant le bonheur d’être comblée. Une petite joliette, fidèle à son role plutôt qu’à elle même, muette, sans plainte, ni tristesse à lancer en écho à sa vie bien remplie. Parce qu’une vie bien remplie elle aura, un bon statut social, une activité enrichissante et pleine pour suivre les raisonnements des discussions de la semaine quand arriveront les retrouvailles du soir. Il pourra être fier de cette femme présentable, présentée sans honte à son bras, présente du lit à la table en passant par la table à langer. Elle aura une place dans la belle socièté, il pourra se rassurer en se sentant un homme respectueux de laisser à cette mère, à la maman de son enfant une liberté de s’épanouir sans omettre la femme qui vit en elle. Parce qu’il y aura une femme en elle, une vamp vibrante sans regard trop aguichant, qui le samedi soir osera une jupe sexy juste au dessus du genou, parée des dessous affriolants achetés la veille pour l’occasion, achetés avec sa bonne paye de fonctionnaire. »

Eh oui, encore Narcisse. encore une claque, une claque en pleine gueule à ma vie en sorte. Je pense être une part de l’Homme artificiel qui gite dans celui précité. Résider, résidant ? résidus quelque part, résidus que l’on porte avec soi dans un doggy-bag virtuel.

Qu’est donc une femme ? un ventre ?

Je vois en Elle un Centre, et dans ce centre, il y a axis mundi, origine du monde. Source de vie, Fontaine de silence et de jouissance. Jouissance que je ne peux concevoir que dans la relation amoureuse. relation douloureuse.
Alors est elle cette muette, qui porte bas l’uniforme de la société, le calicot de l’étrangeté ?

Je ne vois qu’une femme, une seule, quand je vous regarde je vois un visage, des yeux, un coeur, des formes, et je dote d’amour, de sentiments.
je dote ? quelle connerie, c’est moi que je devrais doter , n’ayant qu’une légère idée de ce qu’est l’amour.
Mais voilà…
Je ne sais ce qu’est l’amour, mais je le cherche. Je sais qu’il est partout, mais pourquoi ne sais je pas voir ? je sais qu’il est pour moi, mais pourquoi toujours le doute accompagne le regret ?

En tout état de compte, encore Narcisse, bravo. Réaction prévue ? je ne sais, mais rédaction intense. Parfois on me le reproche d’ailleurs.
Mais j’ai mes faiblesses, je n’ai même que ça, je suis un homme, et un bien petit…

3 pensées sur “Le coup de Narcisse …2”

  1. …je ne dirais qu’une chose, et c’est une grossièreté mais elle exprime exactement ce que je ressens là tout de suite: Putain! Narcisse a décrit la « femme masquée de force » de la socièté, des sociètés dites « civilisées ». Et les autres sans doute mais je ne les connais pas.J’étais comme ça, jusqu’à ce que je vide mes ballasts de rage et de douleur. Maintenant j’ai la « sensation » d’être moi, enfin, peut-être, on est toujours accroché au moule quoi qu’on en dise…

    Enfin moi je dis « j’aime », le texte n’est pas gnan gnan, ni neu-neu, c’est une observation brute et rude, mais tellement vraie.Malheureusement.

    Chris

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