Une chanson triste

Une chanson triste
Comme les histoires que l’on se raconte
Une chanson triste
Comme les histoires que tu me murmures à l’oreille

Quand s’entrouvre la porte du salon
Que tes pas mouillés sur le sol s’approchent
Et que de tes doigts humides tu touches ma bouche

Comment pourrai je savoir que c’est de tes larmes toute cette eau
Comment pourrai je dire toutes les larmes qui coulent chez moi
Que le ciel est si gris que ces ombres l’ont chassé

Tu m’accompagnais souvent là bas pourtant
Et tu savais qu’il y avait d’autres gens que j’aimais
Que c’était en permanence cha-cha
Que l’ombre était solitaire et noire
Comme les touches de ce piano

Une chanson triste
Comme les étoiles qui tombent dans tes yeux
Une chanson triste
Comme cette étrange amitié qui s’écroule là

Je le savais bien depuis longtemps
Les aromes de tes sourires ont maintenant le poids du désespoir
Je te ne te vois presque plus
Comment pourrai je mieux t’aimer
Que te donner ces ailes que j’ai portées

Une chanson triste
Comme les images que tu me laisses
Une chanson triste
Comme la fraîcheur de tes baisers.

Pant 2004-07-06

4 réflexions sur « Une chanson triste »

  1. c’est triste… comme une fin qu’on ne désire pas et qui pourtant est inexorable… comme l’eau qui coule dans les mains et qu’on ne peut retenir… comme le sable qui se déplace sous les coups du vent et qui transforme les dunes du paysage des amitiés, des amours

    C’est triste et pourtant la nostalgie qui s’en dégage est douce, si douce, que je ne peux imaginez de lire un jour le mot fin….

    bises gentil poète

  2. …et quand vas-tu abandonner cette triste pelisse, quand vas-tu enfin t’éveiller à ce qui est doux derrière l’a-mer, quand vas-tu sourire, rire, devenir léger comme des rires de fêtes foraines, pas longtemps, juste un instant…ne laisses pas filer ta vie dans le noir, reviens vers la lumière; je refuse de penser qu’on ne nous a fait que pour souffrir, si tel etait le cas nous n’aurions pas des rires plein le coeur parfois…Nous avons tous des tas de raisons d’être tristes mais aussi des tas de raisons d’être gais. La Vie est si brêve, si brêve, si brêve….qu’il faut comprendre sans aucun doute mais aussi partager les sourires juste pour donner de la joie, du bonheur.

    Les gens qui t’aiment reviendront toujours vers toi, même s’ils s’eloignent un instant, et ceux qui ne reviennent pas ne meritent pas tes larmes…

    Je t’aime frêre et je reste près de toi.

    Chris

  3. La tristesse des mots est pure promesse et dure caresse pour qui la vécue.

    La vie accroche ces vagues sans retour, marées condamnées a rester hautes aux seuls poétes qui comprennent que l’amour se vit a tous les temps, et
    que jamais rien ne disparaît. Le coeur est lourd, l’incarnat qui le pare est la couleur profonde des aédes eternels.

    Merci a toi qui traverses nos âmes trébuchantes sur le chemin, qui… grâce a toi se pave de lumière.

    Tendresse au poète
    Lisa anna

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