OBsCuR hantisme

le goût s’efface lentement maintenant que j’ai avalé l’ombre de mes péchés
lune tarde à m’employer l’autre reine de mes soirées
a les plus beau seins de la société
des tétons qui riment en plein avec sa beauté lune suave et si douce pointée
je ne suis plus que la plume dans ma main
celle qui caresse un brin de peau délicat
m’épater lorsque mes doigts loin d’être mouillés se sentent à peine mieux
odorants comme l’été, d’une senteur decolleté, pleine de lune et de danger
m’appater de tes sourires ainsi que des délicatesses de tes cris
ma patée se trouve dans ta bouche, et je m’accroche à tes lèvres
suçant ainsi le sel au gout de ciel qui peuple la fontaine
m’écarteler les poignets te voilà enfin prête à m’attacher
et montre moi tes cheveux dans le vent
comme une griffure tout au long des bras

au milieu de toutes ces traces il y a de la place pour un baiser
une morsure un délice des crocs
au milieu de ta chair se casse cette fracture
s’ecarte en creux cette douce chair moitée

j’apporterai aussi mes chaines
celles qui trainent comme mon coeur à tes pieds
quand tu oublies de les rouvrir et me laisse serré
tout contre toi de misère et d’envie

j’aime ces images laissées où tu me laisses crever
j’aime respirer cette ombre qui vient de toi
qui vient de toi encore une fois
il pleut dans les rues de ta chair
c’est quelques gouttes de sang qui perlent et adoucissent la traine
de ces blessures intimes et inutiles, celles que mes doigts longs de griffes sur toi
laissent comme un charme d’obscur hantisme

des milliers des rivières et des rivets sur le sol
où je te reste attaché
sur le sol à tes pieds
chacun sa chaine, ses liens
et lorsque je rêve, où est le soleil
c’est la douleur qui m’ensorcelle
car c’est de ton corps que je veux la lumière…

Pant 2004

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