Archive for juin, 2004

serait ce mon coeur qui cogne sans raison dans les murs de la haine
que je construis à l’abri des passions
je revendrai toutes mes larmes si elles sont chaudes que tu brules jusqu’à la nuit
je causerai toutes mes fièvres pour que dans ce rêve je brise toutes mes oppressions
mes cris sont les sourires blêmes d’un magazine recouvert de lumière nuit
est ce que mes lèvres doivent se fermer jusqu’à la fin de l’émission
même si j’ai la pourriture dans la bouche qui grandit jusqu’à la louche
ravale toute ta haine tes humeurs et tes fausses missions
j’ai recouvert les murs de sienne de mes crachats et des flots de ma déraison

serait ce mon coeur toutes les lunes que je déchire à foison
les matins tièdes que l’on casse de nos poings fermés
j’ai trop de haine à regretter je vends tout je le donne même si j’ai raison
à quand la fin de cette journée cette rengaine
est ce que la fièvre qui se traine sur mes lèvres est un mirage ou un cauchemard
les mots ont gout de haine, de sel et de sang, est ce que le vent suffira pour dire tout ça

la glace qui court mes veines dans l’ombre du maquignon de mes valeurs
lasse là l’orage et déclare à tout va, que rien ne va, que rien ne va
ravale donc ta rengaine de l’amour ou de la haine restera le dernier soir
que la chaleur de nos os qui se dégage de ce tas de fumier qui baigne
la terre de nos sanglots rien qui regrette tous les matins sont bêtes.


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les coups de gueule les enemis rêver de coups sans trop damner
les mots qui s’en soucient ceux qui crient dans les vents de nos furies
sans trop parler sans trop clamer l’identité de nos envies
alors siffler cet air soumis pas question jamais chanter toujours crier

les clans les peuples les privilèges plus rien d’un rêve
plus de chantiers pour un pays plus de sourires
plus rien que nuits qui se laisse tomber voire même chuter
un délit d’expression plutot un cri d’homme qui fuit sa raison

plutot une trêve à toute fin sans impression que tout cela s’achève
les libertés les mausolées, tous nos musées, les beaux labos pour nos idées
tout se referme tout se colmate tout se calfate et tout disparait

a step at my side

marre de parler ça fait trop crier, pas envie de cirer les murs de mes pensées
tout se salit tout se raidit surtout mes poings peut plus taper ces mots sensés
encore que non plus de raison plus d’oraisons bien que funebres soient ces instants
pour mon pays pour ma nation moi qui la voie encore si belle en rêve
pauvre roi Louis qui l’a forgé, pauvre Napoléon qui l’a sauvé
pauvre Gambetta qui l’a aimé, pauvre de Gaulle qui l’a réveillé

voilà donc déjà cette triste fin qui se profile plus de jardins
à cultiver pauvre Voltaire dans le ruisseau tout le monde est tombé
ou ça va plus tarder vais m’arreter peut que pleurer même plus des larmes
mais des mortiers pour refonder toutes mes idées et surtout briser et détruire
les mauvaises pensées qui rentrent de toute part dans mon pauvre coeur…

Pant 2004


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mettre à l’index les courageux et mes nigauds
amis du peuple au soleil
va rien rester de libertés
tout se cloture tout se ferme tout se reglemente
adieu les mots libres les licences poetiques
prendre les armes laissez les crayons
reprendre pas a pas dans la rue nos mausolées
sortir les meubles vides de nos cerveaux
et laisser fermés nos poings prets à frapper

les politiques reguliers se moquent de la richesse de la nation
ils ne pensent qu’à fermer leurs poches et laisser crever tous les poetes
surtout ceux qui lassés de les voir sourire jouent les prophètes
votez contre ceux là qui ne jouissent plus que de nous voir moins libre
votez contre les taxeurs de tout cotés
qui se sucrent en nous salant nos âmes
et mettent nos corps en saumure

salauds infames regarderons nous cela sans rien dire une fois de plus
délocalisé nos outils de protection, nos outils de décisions
c’est la chute de la maison france
celle qui avait reconquis de haute lutte sa liberté contre le nazisme
se retrouve soumise à la vindicte d’un econazisme pseudo liberal
car s’il faut etre liberal pour aimer tuer la liberté ils le sont
alors je pleure et mes larmes en acier iront frapper les coeurs
et briser leurs humeurs…


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le reel sort tes lèvres du reel en quelque sorte
il ressort de ce contresort comme une sorte de contresens
une perte de sens vers un non sens
fendre l’air comme un météore plus rien sentir
se diriger vers le grand froid celui qui gele
qui ensorcele ou encorcele dans un corset corsage relaps
comme un météore

les reels qui se chevauchent dis tu n’ont qu’une envie
c’est de prendre corps comme dernière échéance
les reels comme tu dis ne sont jamais plus des reves
mais il en ressort comme une émotion délétère
un regard de carbone qui illumine les nerfs
une subtile caresse para-lymphatique
qui lasse de tout repos laisse filer les sourires
dans tous les coins de nos salles carrées
se faisant accourir tous les chiens de Tindalos

au regard ne pas finir hagard
te revoir et ne pas perdre espoir
dans les os, ne rien laisser
toute la substantifique moelle est bonne pour les suceuses expertes
le sang qui reconnecte tous ces tissus gangrènés
donne le gout maussade et saumatre aux altières héritières de nos [sources amères

alors en fait
je le sais maintenant
ce n’est pas trop tard
les matinées subites sous le sceau de la prophétie du mauvais regard
laisse enfin apparaitre à vos pales yeux sales
les griffes acérées de l’enemi de toute vie en nous
alors pourquoi me dites vous ce délire ne s’efface t il pas dans vingts secondes comme les autres ?
peut etre que les fumeuses secousses destructrices ne sont pas encore passées, un problème de réglage sans doute.
sans aucun doute même
les moutons de solitude
ne sont que des paysans rebelles aux yeux du salvateur bourreau.


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L’escalier dans sa démarche vagabonde me promène dans cette nuit insane
Les mots sont si lents dans ma tête que le temps pète
Alors je regarde si fort vers l’infini que j’aperçois la nuit, ma nuit
Traverser les ombres molles et boire jusqu’à plus soif les fruits du désir
Perdre le fil du hasard et remonter la dignité vers le soir
Comme coucher la lune en soie dans ma main
L’œil dans le vague tout divague
Le charme infini d’une Romy ou d’une perverse Marilyn
Ce n’est que moi qui surgis dans le terrain vague de mes soucis
Persiste insigne les yeux levés vers Estelle
Ensemble on est comme qui dirait presque fous
Et les cauchemars dorés à l’or fin on avance au plus loin
Pour arriver jusqu’au bout de nos fantasmes

Les petites filles pas de chances les lumières sont éteintes
Et l’heure de rêver se manifeste par la révolution qui passe au maquis
Compagnons les murs de la résistance infime à vos désirs
Les murailles saumâtres de la lune infestée de nos souhaits
Et les visqueuses comparaisons iniques de ces intelligences malversées
Tout se traine à vos pieds au pas cadencé au pas de sourire au pas de raison.

J’attends le crash, le mausolée ouvert, le musée des ardeurs foraines
Des muqueuses parfumées de ces dames regarder couler les fontaines
J’ai bien appris ma leçon je deviens un vieux con pervers et odieux

Alors belle dame vous ne souriez plus je vous vois frémir
Pas de froid je le sais entre nous mais de ce feu obscur vous ne voulez
M’enfoncer dans la nuit à défaut de votre puit je m’en contenterai
Sans avoir regarder j’ai vu le dégoût sur votre bouche
Sans avoir fini je me soigne à tout rire
Offrant sans vergogne mes sourires aux passants

Je voudrai pas mourir sans salir tout mes péchés
Les brunir de toute cette merde qui couvre le monde
Et fait se gausser ces anges aux ailes noires de crasse immonde
Et moi alors ?
Je vois le sang qui coule de vos lèvres
Bâtir la rose de chair de votre souffle encore
Toujours gonfler jusqu’à la lie la matière si orgastique
Ne jamais rien laisser ternir l’arrivée de la jouissance
Et après tu me parles de confiance et de ces couleurs mauves ou roses

Corsage ivoire couleur d’espoir
Il est trop tard les masques et les fards
Vous porter jusqu’à ma bouche c’est louche
Rester seul plonger en apnée dans les hivers vifs si vifs
Que le goût se glace dans notre éternité solitaire
Comme toi j’ai droit de survivre à cet empire
Et m’étendre sur le grill comme ça
Me perdre les yeux dans le clair matin
Gâché par les ivresses en bas latin
Tu n’auras qu’un avant goût du pire de mes sourires
Des mots qui veulent rien dire
Poser là sur le glas de mes désirs laissés seuls pour les voir mourir mourir
Comme ça par regret par sadisme odieux tu n’auras qu’un avant goût
Prospère idée du matin grave et regarde tourner toute cette rythmique qui naît soudain
De mes refrains comme un nouveau goût de larmes acidulées et recouverts de toute la haine du ciel …

Pant 5-3-2004


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ange romain
tristesse lune et l’autre
qui traine sa faute

mais tu voles doux petale
dans ma plaine de nuit
et le sol s’efface de tout mes voeux
on voyage tout au fameux lointain

je me serrerai tout contre toi
et te confierai à toute fin
la corde pour me pendre
ou le rire pour me prendre

Pant 2004.3.3


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qu’on trouve
au matin un pétale de chair
au creux de ma main
alors le sommeil reviendra
et le reve m’engloutira

la fontaine des adieux
est mon songe
et l’eau lustrale
qui jaillit souveraine
est le soleil porté en onde

mais je tremble
de prendre coeur
de votre fleur

Pant.2004.3.3


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Rose ultime
promene moi au hasard
cueillir les roses de ta chair

il est difficile d’etre soi
meme quand le silence nous entraine
les matins se voilent la face

Rose ultime
hey
je t’aime comme une orange
pleine de jus
incertaine et soumise

tel un pétale trésor
comme prisonnier de ton corps
je reste là comme encorcelé
devenant linge de soie ruisselant

Rose ultime
prends moi par surprise
et fais moi l’honneur de ce tease
incertain et soumis

rose de chair
incarnat
et si pleine de lumière
grossissant de plaisir
comme hurlant dans ce sang

prenant corps d’une tendresse
qui accueillera mes caresses

un morceau de beton pesant sur ma paume
m’empeche de tendre cette main
me reste juste quelques doigts
pour taper ces mots pleins d’abricotine

rose de chair
incertaine
la laine ecarte la soie
et la soumise en toi
se fait si belle
le plaisir est un guide
et le corps un habitat si lucide.

Pant.2004.3.3


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bruler les larmes au fond de tes yeux
sinon perdre ne serait ce qu’un regard pour deux
sinon rêver d’herbe verte et bleue à tresser dans tes cheveux

inutile de penser à nous deux
y a deja des gens qui pensent à nous au delà des cieux
just one kiss on your lips
inutile les mots les alarmes les crans d’arret trop sauvages
y a aussi nos larmes qui nous eloignent l’un de l’autre

bruler les larmes au fond de tes yeux
sinon perdre ne serait ce qu’un regard pour deux
sinon rêver d’herbe verte et bleue à tresser dans tes cheveux

aux arcades just one kiss on your lips
souligner l’envers aligner vers l’endroit
quel site quelle affiche

parade saudade solidad
nulle part nulle part
fleurir les rivages d’ivresse si parfumée
et ton coeur au parloir
une nuit
s’il suffit d’y penser
une nuit
s’il suffit d’y passer

parade saudade solidad
nulle part nulle part
posés tes pieds sur le sol
comme accrochés au ciel du lit
mes oreilles tintent et mon coeur s’erreinte

c’est aussi ça
les histoires d’A
c’est aussi ça
pas que des larmes
pas que du charme
c’est aussi ça
change nothing just close the door
and this night just passing for

bruler les larmes au fond de tes yeux
sinon perdre ne serait ce qu’un regard pour deux
sinon rêver d’herbe verte et bleue à tresser dans tes cheveux

tous les matins se raccrocher
tous les matins se rapprocher
et nos corps se coller
mais
il y a un instant
qui est bien trop long
et mes mots s’emmellent à trop chanter
could your hear me now
you promise me
come around again

alors je me lasse
et j’y perds là mon français
pour laisser tomber aussi dans tes bras
des perles anglaises qui glissent à tes pieds

alors je me lasse
et je me perds c’est trop long
que je ne sais plus que dire
langueur
come around again

bruler les larmes au fond de tes yeux
sinon perdre ne serait ce qu’un regard pour deux
sinon rêver d’herbe verte et bleue à tresser dans tes cheveux

Pant.2004.2.22.23.33


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