Voilà

les coups de gueule les enemis rêver de coups sans trop damner
les mots qui s’en soucient ceux qui crient dans les vents de nos furies
sans trop parler sans trop clamer l’identité de nos envies
alors siffler cet air soumis pas question jamais chanter toujours crier

les clans les peuples les privilèges plus rien d’un rêve
plus de chantiers pour un pays plus de sourires
plus rien que nuits qui se laisse tomber voire même chuter
un délit d’expression plutot un cri d’homme qui fuit sa raison

plutot une trêve à toute fin sans impression que tout cela s’achève
les libertés les mausolées, tous nos musées, les beaux labos pour nos idées
tout se referme tout se colmate tout se calfate et tout disparait

a step at my side

marre de parler ça fait trop crier, pas envie de cirer les murs de mes pensées
tout se salit tout se raidit surtout mes poings peut plus taper ces mots sensés
encore que non plus de raison plus d’oraisons bien que funebres soient ces instants
pour mon pays pour ma nation moi qui la voie encore si belle en rêve
pauvre roi Louis qui l’a forgé, pauvre Napoléon qui l’a sauvé
pauvre Gambetta qui l’a aimé, pauvre de Gaulle qui l’a réveillé

voilà donc déjà cette triste fin qui se profile plus de jardins
à cultiver pauvre Voltaire dans le ruisseau tout le monde est tombé
ou ça va plus tarder vais m’arreter peut que pleurer même plus des larmes
mais des mortiers pour refonder toutes mes idées et surtout briser et détruire
les mauvaises pensées qui rentrent de toute part dans mon pauvre coeur…

Pant 2004

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