Rebelle

je sors de l’eau
comme une fleur
mon coeur est now interior
mais cet étoile qui pleure ton corps
c’est mon coeur qui s’éloigne

le monde est bleu de feu ce soir
les rues sont suaves, les rues sont vides
à vif les ondes de paix qui sillonnent le sable rugueux

à peine cet enfant qui pleure, à peine
à peine cet femme qui saigne, de peine

je sors de l’eau c’est d’aujourd’hui
mon regard est neuf et rien à revendre
les innocents sont déja morts

les bourreaux ont encore mal au coeur
mais qu’est ce donc comme coeur ?
une fleur du mal qui fait saigner ton coeur de mère
o femme de Mal antigua ou de Panama

à peine cet enfant qui pleure, à peine
à peine cet femme qui saigne, de peine

c’est facile d’etre rebelle de mon lit a Paris
aisé de prendre la pose, de forcer sur ma gueule
mais pas de flics sauvages pour défoncer ma porte
pas de chiens courants pour déchirer mon âme

c’est facile de combattre pour les éloignés les lointains
aisé de prendre la pose, d’écrire quelques tracts bien acides
mais pas de prison pour nos corps qui s’engraissent
pas de mur les yeux bandés le matin, le petit matin blanc de peur

mais malgré tout la haine qui nous gagne
nos coeurs qui s’angoissent aux sons anciens du ‘plus jamais’
des ‘hasta siempre’ des ‘viva la revolution’ mais c’est presque un doux rêve
pourtant le combat est aussi dans notre sang et on fait ce qu’on peut

et quand c’est de pleurer pour les morts les souffrants
nos larmes ne seront jamais de trop sur cette terre
où les imbéciles statiques préferent encore regarder le ciel du bout de la
lorgnette
en questionnant méchamment :’dis cette étoile est pas tout à fait jaune,
cette galaxie est surement sans vie non ?’

pant.2001.

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