QUAND

Quand dans les montagnes sauvages de l’ange atomisé
Au cœur du monde comme un été à Tanger
Je retrouve l’atome unique de mon avenir lessivé

Quand le silence fragmente le vent en millions d’heures vénéneuses
Et que le temps nous épargne son inconscience audacieuse
J’épargne les maux pour rêver mon apocalypse métallique
et je prends la nuit comme un chien mord sa trique

Quand le traumatisme éteint de mes peurs intestines
s’oublie
Au milieu de ma galaxie funeste et mélangé à mes peurs clandestines
Je ris

Quand dans le matin blême de ma sauvage île nacré
Les pommes prennent la couleur de l’aube qui tournoie
Mêmes mes poignées de mains rouillent dans cette maudite rosée
Et les métaux intimes de mon cœur se teignent au bois veineux de ma croix

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