Plus un souffle, où sont les étoiles ?

je me souviens de la douceur de ses lèvres
quand je pleure j’ai encore le gout dans les larmes
l’eternité comme unique punition pour mes sens
j’ai refermé les yeux pour retrouver le gout de ses baisers
si demain j’ai encore des lèvres je les poserai sur la glace
afin de marquer là le feu de ce ferme et intense destin
que l’idée surgisse comme unique festin
mais le ciel est encore loin
j’ai retrouvé la faille dans mon chagrin
où est l’essence du temps et de Laura Gorne ?
quand je me passionais pour ses saveurs inédites

je me souviens encore de ses sourires
de ses baisers si longs dites
que l’unique rose image de cette soirée
est encore rouge et manque de souffle
car j’ai les lèvres encore refermées et serrées
comme mes bras enroulés tout autour
de toi l’aigle et le mince et froid autour

au milieu de l’orage il y l’espace pour mes baisers
j’avançais encore dans le vent bleu du matin
toi et moi seuls à moitié
tristes et nus les pavés se sont enflammés
et rechauffent les fruits de nos silences
fines et brunes incandescences
les voyages en dromadaire à l’omble
et pres des flammes
oh montre moi ta lune et mes caresses
sur les déliés de tes doigts somme fugace…

j’ai souvenir de mes rivières et de ses mains mêlées
au milieu des entraves il y aussi les pieds
du poete qui sourit et pleure parfois
mais les mots d’amour tous en beauté
libres délices se sont ce soir bien amadoués
et me voici presque gai enjoué et doué
une foi n’est pas coutume
et me voilà du poete j’ai endossé le costume

Pant 2004

Laisser un commentaire