Nous.Tango

sous les soleils
les étoiles qui crissent dans la douceur lointaine du soir
marquent le sol d’un rire dément mais tout reste incertain
tu me dis que le ciel est bleu mais les ombres qui tombent ?
j’ai fermé les yeux, fuck one I said, fuck it, les roses densifient leurs épines

une fois que je t’ai dit tout ça comment reprendre tout mes soupirs?
comment te dire que rien ne vaut le pire que nos mensonges finiront en rires
alors je les ai rêvés ces mots ces etrangers ces pauvres moitiées
je t’ai aimée comme on aime un désir un royaume un empire un souvenir
je t’ai aimée comme les étoiles aiment la tortue des Galops pas très gosses.

alors une bouteille, une seule assez grande pour enfermer là ma piété
ma souffrance et mes offenses, une bouteille ivre à se briser en mille tessons
et en trouver un seul qui ferait l’affaire, long et acéré, fin et aiguisé
lacérer les mots, lacérer les pages couvertes de mes dégouts, de mes passions, de mes illusions, de mes désirs fugaces.
lacérer la chair, l’espoir futile, le sourire matinal, et le chagrin solitaire
caresser ainsi le sang qui coule comme un tourment sur le mur de nos errances
caresser aussi le temps qui a passé entre nous marquant nos rides de mille tendresses.
une bouteille ivre comme l’hiver, saoule comme l’été, en quête d’eau, comme en quête de vie. enquête de silence comme enquête de maintenance.
en peu de mots reussite parfaite, vive les idiots.

C’est un Tango…

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