No touch

Je ne sais ce qu’aimer peut vouloir dire
Quand un de nos sens nous manque
Après l’aveugle bien succinctement brossé
Enlevons donc le toucher
Et voyons ce que peut être l’amour
Toujours le même ? oui, toujours, mais différent

Comme les gouttes d’eau d’une nuée.
Sans toucher
Tu est une image de souffre pour mes yeux
Un corps que je ne peux que voir
Humer aussi, les multiples fragrances ‘’délivores’’
Qui s’envolent délicates des monts de ta peau

Mais dans mes doigts que de la peine rien
Dans ces ongles qui peuvent te faire mal sans que je le devine
J’ai mal
Que de la peine dans mes doutes, mes souhaits

Un corps le mien que je ne connais qu’à demi
Un corps le tien que je ne parcours qu’à peine,
Ne rien voir est dur mais le toucher est si vif, si sensuel
L’essence du délire sensuel c’est nos doigts, nos peaux qui se rêvent
Qui se frôlent

Qui se déchirent dans un presque oui
Il ne reste que l’écoute
Que l’écoute de ces moments sur ta peau
La cadence que mes doigts prolongent, le rythme mélodique
De ces pas de deux que pouce et index font en lune majeur
La musique de ta chair est ma soif, ma caresse au cœur du temps
La musique est le temple à construire au delà du toucher, au delà du mensonges des ombres naissantes, et avilissantes.

Ensuite…

Pant

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