LIBELLULE

Une forêt de possibles naissent aux deux manoirs
Où il était une fois le silence en horizon
Une amie qui pleure dans un autre monde
Assise au coeur des songes, son absence
Est l’ivresse du soleil au coeur de mes ans

Je l’ai aimée ma mie mon étrangère
Je l’ai gardée au sein du monde entier
Et pourtant dans quelle étrangeté elle erre

Je ne connais pas son sourire, son éclat sur ses lèvres
Mais je serais toujours dans un recoin de ses rêves
Je ne connais pas son sang qui bat au fond d’elle
Mais je serais toujours dans un moment de sa peau

Je ne sais pas ce qu’elle aime au fond
Mais je connais l’aspect du soleil dans ses yeux
Je ne sais pas pourquoi le silence lui est nécessaire
Mais je connais l’ivresse du tiers de ses mensonges

Je ne peux plus la reconnaître les ans lui ont donné comme un manteau
Mais je vois encore comme des étoiles au coin de son chemin
Je ne peux plus reconnaître ses longs si longs cheveux
Mais je vois aussi ses mèches blondes qui coulent au creux de mes mains

Alors pourquoi le temps de reconnaître ses errances ?
Alors pourquoi ensemble être admis au quart du monde ?

Symbole ma rose qui pleure aussi
Caractère unique de tes pétales rouges à la passion magnifique
Symbole ma fleur qui s’orne de tant de soucis
Caractère runique du maintien des limites

Obscure absence
Etanche ma peur
Au coeur de ma soeur
S’ouvre enfin le silence

Je ne sais pas pourquoi ses lèvres sont bleues
Mais j’aime les regarder trembler
Je ne sais pas pourquoi son image est floue
Mais c’est une flamme à mes pensées

Au fond j’aime et je ne sais pas pourquoi
Mais je sais que c’est aussi beau comme ça.

[R

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