L Dopa, un poeme sur la maladie et l’amour

souffrir quand mes doigts captifs te brulent les lèvres
gestes fous qu’un désir habite mais que la maladie sabote
l-dopa arme fatale au grand isolement des gestes
l-dopa arme létale qui brise tous mes pauvres mouvements vers toi

comment éviter le pire
mieux vaut en rire mais impossible mes lèvres sont gelées
mes machoires aussi et mes rires s’étouffent

il est un matin où mes rêves détressent
et mes mots puent le stress
alors qu’antan c’était le strass
les paillettes qui faisaient mes nuits

now c’est la dopa elle de son p’tit nom qui fait mes jours
alors que mon aimée pleure toutes les nuits
je rêve immobile ainsi même parfois la journée
mes larmes ne peuvent même plus couler vers le dehors
mais mon corps traitre je l’inonde en dedans

corps idiot qui ne comprend plus ce que mes mots veulent de lui
corps stupide qui fait le pire quand je ne veux que ton plaisir

et que me coûte le poids de tes baisers
quand les miens ont le poids du mal
quand mes doigts se tendent vers la douceur de ta peau
et que mes mains deviennent folles
hémibalisme ? non pas, juste trop de dopa
et dans le mal j’irai toujours m’enfermant dans les cages de mon corps
et le plus dur c’est tes larmes, tes gestes sur ma peau
captif captif les ombres prennent pas sur moi

les oubliés privés de maux j’en aime le son
serre moi loin
serre moi loin
plus toucher le reste de mon corps
juste une idée, un souffle, une image de ta peau
juste un feu, un chant, un enchantement une caresse

tendresse tendresse le goût de ce mot même m’échappe
et les feux slaves dans mon sang font que je me noie dans ce drame

du soleil sur mon front et pas de geste, plus de mouvement
le gel éternel et une unique idée de l’amour
un moyen, un outil, mais loin de son corps peut on aimer ?

juste une pensée parfois je suis, je reste
condamné à errer enfermé dans un espace pris de douleurs et de folie…

3 pensées sur “L Dopa, un poeme sur la maladie et l’amour”

  1. joli texte, très emouvant…un malade a le droit d’aimer et surtout d’etre aimé, l’espoir en qq sorte…bonne continuation

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