JULIETTE

Hivers qui tremble au coeur du printemps

Odieux mensonge du vent qui part devant

C’est un non-songe ces moeurs d’auparavant

C’est un clair signe du ciel d’autant

Ivresse maccabre du vieux paysan

Qui traine son âme depuis vingt ans

Tendresse insigne de ce triste Jean

Qui peine au ciel si noir souvent

Alors c’est vrai c’est un mensonge, tout ces mots qu’on aligne, pourtant je sais qu’il y a dedans des sourires tendres, je sais que ces mensonges sont des presques songes, des petites âmes qui vont au devant. La maîtrise du langage passe par la maîtrise du temps, le rythme y est natif, la mélodie y est sous jacente. La ligne d’origine c’est le peut être, la séparation c’est lautre versant de la montagne, d’un coté le vent qui arase le doux granit, de l’autre le soleil qui baigne la souriante verdure de la foret. J’écris pour que le vent soit mon compagnon, et que le soleil soit un autre de mes parents. Pour que tous ensemble dans mon âme réunis, nous composions cette manne divine qui soulagera nos coeurs du mensonge de nos corps lourds. Que l’ivresse de l’instant habile à définir le moment agrandisse et fasse croître cet univers en expansion.

Juliette est seule devant son miroir

Habillée de soie rouge et de lin blanc

Son sourire est ivre de ce miel tout blanc

Qui sourd en hâte de son coeur d’autant

Juliette est double dans son corps ardent

Elle brille des cent mille feux des armes d’argent

Ses cheveux sont longs et libres et courrent au long

Vers ses chevilles, tiges très fines

Ciselures intimes d’un beau bracelet damasquiné.

Juliette est l’ombre qui colle au coeur de mes espoirs

Sympathisante de mes passions , de mes devoirs

Elle est toujours reine du même instant

Celui qui règne dans mon coeur bordé de noir.

Alors je le dis haut si haut dans le vent du soir

Je t’aime à m’arracher mes vers si chers d’espoir.

A toi la seule…

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