Je suis né ?

Je suis né d’un espoir qui n’est jamais paru
Même pas désiré mais me voilà enfin
Aimer ma destinée aimer mes mains
Aimer mon cœur qui se reprend
Jamais trouvé ma place toujours étranger
Car étrange je mets les mots au service de mes maux
Mais pas question que je ne trouve pas question que je sache enfin à quoi je sers.
Seul sur cette terre mes pas me portent dans des lieux où je me désespère en tout.
Les gens que je croise ne sont que des gens, des étrangers à eux même, étaient ils désirés ?
Et au final ça change quoi ?
J’ai faim, je rêve, j’ai peur, mais sais je aimer ?
J’aime les concepts car peut être que je ne les comprends pas,
on aime toujours un peu plus ce qu’on ne comprend pas.
J’aime les gens, j’aime les femmes, j’aime la force, j’aime le courage que je n’ai pas, que je ne vois nulle part dans les gens que je croise.
Que du dépit, que du répit, que des épreuves de fuites, dès que le problème apparaît ils ferment les yeux. Tu sais, je le sais, nous le savons, mais souffrir n’est pas utile mais on le fait, mourir n’est pas utile mais il le faut, car tout finit dans l’ombre de mon cerveau, inutile toutes les calendes, toutes les histoires que l’on se porte.
Et au final pour quoi tout ça ? Des églises comme des havres de paix, des lieux de partages, des chambres isolées. Je ne vois que gens qui enfin, ainsi, ne prennent plaisir qu’à souiller, qu’à salir les espoirs maigres de ceux qui vivent. Des femmes ? Des hommes ? Des revenants ? Des revenus ?
Je suis né d’un espoir qui n’est jamais apparu
Je me suis fait seul, déterminé par moi-même, inoculé comme un virus à la vie, comme un microbe qui surgit. Je ne suis peut être pas d’entre vous, je suis venu peut être que pour une entrevue.
Mais tout dans cette vie me déçoit, les yeux bleus, les yeux noirs, les sourires qui n’en sont pas, qui ne sont que grimaces, qui ne sont que figurations désertiques d’un masque. J’ai faim mais rien ne me rassasie, j’ai peur mais de quoi ?
je suis né d’un espoir qui n’est jamais paru.
D’un père et d’une mère sûrement mais à quoi me suis préparé ?
les errances, les amitiés, les silences, tout n’est que pâle face à la solitude, l’éternelle solitude. Pas question, pas de questions, pas de sauvage en moi, rien qu’un page qui se retourne, qui se détourne, et qui veut s’en aller, et qui pourtant à les pieds gelés, et qui ne veut vous quitter, même si au fond il le sait bien, rien ne finira bien, avec des esprits si involontaires, si marqués par leurs propres ombres qu’ils ne connaissent que les pauvres lueurs d’un rêve de violence. La confiance ne sera pas plus à leurs cotés qu’aux miens, et je vais laisser là tomber mes mots, j’ai plus rien a dire, la saveur est trop acide ça me brûle trop la bouche, les vapeurs me font tousser, me font cracher, même vomir, et les larmes, les larmes ? je n’ai plus rien que des tremblements jusqu’aux os, ça me rappelle que je ne suis qu’un squelette, un étranger.
Je suis né d’un espoir qui n’est jamais apparu.
Je disparaîtrai purement ainsi d’un désespoir qui lui viendra me chercher. Ça finira mieux que ça a commencé alors, enfin je ne sais pas, je ne sais plus.

Un commentaire

  1. Kriss dit

    …étranges étrangers, points de suspension sur une page blanche où personne n’écrit d’histoire, silences sur une gamme qui n’est pas notre et ne le sera jamais.
    Accepter d’être le solitaire, le diamant bien sur pas l’autre! Brut ou à mille facettes…briller même si personne ne le voit, être éclatant de vérité, être Soi. Envers et contre eux.

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