Haut de coeur

serait ce mon coeur qui cogne sans raison dans les murs de la haine
que je construis à l’abri des passions
je revendrai toutes mes larmes si elles sont chaudes que tu brules jusqu’à la nuit
je causerai toutes mes fièvres pour que dans ce rêve je brise toutes mes oppressions
mes cris sont les sourires blêmes d’un magazine recouvert de lumière nuit
est ce que mes lèvres doivent se fermer jusqu’à la fin de l’émission
même si j’ai la pourriture dans la bouche qui grandit jusqu’à la louche
ravale toute ta haine tes humeurs et tes fausses missions
j’ai recouvert les murs de sienne de mes crachats et des flots de ma déraison

serait ce mon coeur toutes les lunes que je déchire à foison
les matins tièdes que l’on casse de nos poings fermés
j’ai trop de haine à regretter je vends tout je le donne même si j’ai raison
à quand la fin de cette journée cette rengaine
est ce que la fièvre qui se traine sur mes lèvres est un mirage ou un cauchemard
les mots ont gout de haine, de sel et de sang, est ce que le vent suffira pour dire tout ça

la glace qui court mes veines dans l’ombre du maquignon de mes valeurs
lasse là l’orage et déclare à tout va, que rien ne va, que rien ne va
ravale donc ta rengaine de l’amour ou de la haine restera le dernier soir
que la chaleur de nos os qui se dégage de ce tas de fumier qui baigne
la terre de nos sanglots rien qui regrette tous les matins sont bêtes.

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