Gravité

Toujours renaître plus beau
De peur de pas retrouver les mots
Ceux qui nous rendent nouveaux
Claquer ses mains dans la misère
Et laisser filer la merde qui coule de tes paupières
Lécher le sel ivre et le miel ainsi iodé de l’ombre de tes sourcils
Des perles des maux des tristesses des tresses des rêves comme on porte ses cheveux

You are a natural disaster

Frapper les touches l’une après l’autre et jamais se satisfaire des masques de la tendresse criminelle et insatisfaite
Les ombres ont gentillesses largesses et odeurs émérites calcinées de lin bleu
Et amères et âpres enfin de tout feux
Comme une seule inspiration futile comme un seul au monde immonde transfert

Convainc moi Loana tes larmes vont me faire crever de rire c’est pire
Réalité ou odoralité, ou odeurs alités, ou saveurs inexistantes car inexcitantes
Fil de fer souffert larmes amères enfer lumière brûler fermer les yeux plus de paupières
Convainc moi Loana tes larmes n’ont aucune saveur aucun espoir de résilience même nauséabonde

Convainc moi Loana c’est pas tes seins qui vont parler à ta place
Ton cul qui va prier ton audace,
Ta vie qui va creuser les rides dans la glace

Aucune raison qu’une femme se penche à ce balcon de mes idées
Aucune raison qu’elle sèche mes yeux et aimes le goût de mes larmes
Aucune bonne raison autre que celles que je pose sur l’ombre
Innocentées à Londres elles pleurent aussi sur moi parfois

Alors que suffit le ciel à la moindre gamine qui rêve de l’homme sans savoir
Le goût du désespoir, du moindre coût des regards du moindre poids des âmes
Alors à quoi rime les mots du poète une fois de plus une fois de plus
Trois fois trop rien il n’a aucun droit aucune cité aucune reconnaissance
Rien que l’inconscience des rêves et des mots la suffisance savoir aussi poser les mots qui tremblent dans le vent dans le ciel et retombent sans patience sur le sable mouillé de vos désirs nocturnes…

Y a pas d’échange pas d’utilisation pas de remise à nouveau
Pas d’histoire qui commence y a que de la souffrance
Une lumière qui baisse qui baisse les yeux
Et ferme les volets les yeux bleus langoureux

Plus rêver juste courir s’enfuir c’est pire
Crever les ballons les masques les furoncles les illusions
Gagner l’immonde le monde qui ronge le regard bleu des enfants

Pas regretter, pas regretter
Les bombes qui soufflent le feu dans ma gorge
Je fume je m’éclate je pète je rage
Pas un rêve une course une saga une pyramide mausolée idiote

Allez j’arrête là, plus la force de classer les armes, de les huiler
J’ai tout remonté, plus de tendresses à déposer, lubrifiant humide de rosée
Plus utile, hors service, or sévices… compris ?

Pant 2004-03-25

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